Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

mardi 29 décembre 2015

The Hateful Eight / Les Huit Salopards




Peu de temps après la fin de la guerre civile, John Ruth escorte sa prisonière Daisy Domergue à Red Rock, Wyoming, dans une dilligence afin qu'elle y soit pendue et qu'il touche une prime juteuse. En chemin, il rencontre un autre chasseur de prime,  Major Marquis Warren, et Chris Mannix qui prétend être le nouveau shérif de Red Rock. A cause d'un blizzard tenace, ils doivent trouver refuge dans l'auberge de Minnie qui est absente quand ils arrivent. Par contre quatre personnages s'y trouvent : Bob, qui prétend s'occuper de l'auberge en l'absence de Minnie, Joe Cage, qui prétend aller voir sa mère pour noel, Oswaldo Mobray, qui prétend être le bourreau de Red Rock et le général confédéré Sanford Smithers. John reste sur ses gardes car il suspecte l'un de ses sept compagnons d'infortune de vouloir libérer Daisy ou pire, de lui piquer la prime.

The Hateful Eight a connu un destin étrange. Suite à une maladresse d'un des agents d'un des acteurs fétiches de Quentin Tarantino, le script s'est retrouvé sur Internet et le réalisateur a décidé de ne pas faire le film. Mais les gens l'ont lu et se sont rendus compte que c'était trop bon pour rester à l'état de papier. Devant la pression des fans, Tarantino a d'abord fait une lecture publique du script avec des acteurs. Ce détail a son importance car The Hateful Eight aurait très bien pu être une pièce de théatre. Le résultat final en est d'ailleurs assez proche : c'est une pièce de théatre en six actes filmée en 70mm. La majeure partie du film se passe dans l'auberge de Minnie à entendre les histoires des uns et des autres en attendant que les choses s'emballent.

On dit que les réalisateurs refont sans cesse leur premier film et c'est encore plus vrai avec Tarantino. The Hateful Eight est une sorte de Reservoir Dogs mais avec beaucoup plus de cynisme et d'humour noir et dans une ambiance western. C'est le Tarantino le plus Tarantinesque à savoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de bla bla et quelques hectolitres d'hémoglobines. Le tout est porté par une pléiades de bons acteurs (Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh, Walton Goggins, Tim Roth, Michael Madsen,...) qui sont principalement des fidèles de Tarantino et qui s'en sont donnés à coeur joie.  Il faut dire que leur rôle a été écrit sur mesure. Walton Goggins (Shane dans The Shield) excelle par exemple dans le rôle de crétin du sud. Le résultat est particulièrement jouissif même s'il vire parfois au grotesque voire à l'auto-parodie.

Le film a été tourné en Ultra Panavision 70 avec un format d'image ultra large (2.76:1) qui n'avait pas été utilisé depuis 50 ans. Cela donne des plans à couper le souffle, bourrés de détails et au piqué incroyable. C'est aussi un gros doigt d'honneur de Tarantino au numérique et un test pour voir jusqu'où la Weinstein Company est prête à le suivre dans son délire. Le film sortira aussi en 35mm mais on vous recommande fortement de le voir en 70 (et en VO !). Il y a même un entracte de 12 minutes aux deux tiers du film histoire de changer de bobines. Avec The Hateful Eight, Tarantino a aussi réalisé un vieux rêve : c'est Ennio Morricone qui a composé la BO et il a signé quelques fabuleux morceaux parfois assez oppressants.

Pour autant, je ne recommanderais pas The Hateful Eight à tout le monde mais principalement aux fans de Tarantino. Les puristes crieront au génie et les non-initiés cracheront copieusement dessus. Ce n'est pas le meilleur film de sa carrière mais un trip jusqu'au-boutiste assez dingue et une belle leçon de cinéma. Sortie en France le 6 janvier.
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samedi 26 décembre 2015

Laguna beach, petite journée escale entre Los Angeles et San Diego

On partait rendre visite à des amis à San Diego, donc quoi de mieux, maintenant qu'on connait bien San Diego, que d'en profiter pour s’arrêter en chemin? On a donc choisit Laguna beach et toute cette série de criques pour passer la journée. On commence par Crystal Cove:







Puis Treasure Island beach



Puis Dana Point!

Saurez vous trouver les trois oiseaux?

Dana Point Harbor.


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mardi 22 décembre 2015

Joshua Tree, Big Bear Lake, Pioneer Town - le désert, la montagne, des studios de westerns.

ENCORE un article sur Joshua Tree park, mais c'est définitivement l'un de mes endroits favoris au monde.

Si t'as pas passé une nuit au Joshua Tree inn, t'as raté ta vie.
La légende veut que cet hôtel soit la source d'inspiration pour la chanson Hotel California de Eagles, vu que c'est l'endroit où acteurs et stars du rock venaient se reposer à la belle époque (voir la suite de John Wayne où il gardait son cheval, et la chambre où Gram Parson a fait son overdose fatale)





Une route déserte, des patins... trop tentant.


C'est aussi l'endroit idéal pour voir la voie lactée. on cherchait des étoiles filantes quand je vois une boule de feu traverser le ciel.


Evidemment pas aussi gros que ca mais c'était bien celle ci!



Et puis à Big Bear, nous arrivons au cottage, Pine Knot Guest Ranch. Ca faisait tellement longtemps qu'on n'avait pas ressenti du froid qu'on apprécie. Du coup la cheminée est la bienvenue. 





Sur le plan qu'on nous donne à l'entrée, je suis sure de voir des lapins et des sortes de chevaux mais Ben ne me croit pas trop. Mais dans le catalogue dans la cabine, il y a bien plusieurs pages sur les animaux du ranch: deux lamas et 4 lapins. Pour ceux qui nous connaissent et qui savent à quel point on a un problème avec les lapins, vous vous dites qu'on l'a fait exprès mais bob. Ben voulait un jacuzzi et une cheminée, du coup c'est la cerise sur le gâteau.







On a aussi perturbé une procession de canards.


Evidemment il n'y a pas de neige à cette période ( c'était début septembre), ce qui tombe bien car on n'est pas neige du tout, et pas très montagne. Mais ça n’empêche pas un petit tour en télésiège.

On aurait pu faire du vélo de montagne aussi. On ne s'est cassé aucune jambe cette année.

C'est cool de mettre des poubelles, mais encourager les gens à marquer des paniers à 10m de hauteur, je ne suis pas très sure...








On a du s’arrêter pour vérifier la pression de pneus, et là les péquenots du coin ne nous quittent pas des yeux une seconde. Des gens de la grand'ville avec un accent? Même dans une petite ville touristique apparemment ce n'est pas fréquent, Bref, au moment de manœuvrer pour sortir de la station service, l'un d'eux se met à hurler comme un fou, j'ouvre ma vitre, il s'approche pour crier toujours aussi fort que Ben a heurté un poteau en faisant sa marche arrière. On se regarde; rien vu, rien entendu. Le vieux avec son chapeau de cow boy voulait forcément trouver quelque chose à nous reprocher apparemment et était déçu qu'on parte sans faire de connerie. J'en entends un qui ajoute: Je ne sais pas comment ils arrivent à conduire un truc aussi petit, moi je peux pas.
C'est sur qu'une Mazda 2, c'est un peu plus petit qu'un pick-up.
Et avant de vous énerver, je suis particulièrement bien placée pour critiquer les bouseux, alors calmez vous :) C'est Ben le Parisien, pas moi.

Ca, mais en vrai.



 Donc voilà, petit coin sympathique qui nous change de Lake Arrowhead.


Et puis pour finir, Pioneer Town, encore une fausse vieille ville de studios de tournage pour Westerns.
Malgré le spectacle, cette petite ville où vivent réellement des gens, ne rivalise en rien avec les décors de Kanab, Utah.











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