Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

jeudi 21 mai 2015

Mad Max : Fury Road


J'ai une théorie selon laquelle il y a une guerre secrète entre les jeux vidéo et le cinéma. Ce n'est pas une histoire d'argent et il n'y a rien de formel mais j'ai l'impression que les cinéastes poussent la barre de plus en plus haut pour avoir toujours un cran d'avance sur les créateurs de jv. Du coup, de temps à autre en sortant d'un chef d'oeuvre du septième art on se demande "pourquoi ils ne font pas un jeu aussi cool ?". Je pense à Matrix, Inception, The Raid 2 et maintenant Mad Max : Fury Road.

Vous allez me citer GTA, Borderlands, Fallout... mais en fait non. A côté de Mad Max, les courses-poursuites de GTA sont des promenades de santé, les méchants de Borderlands sont bien trop sages et l'univers de Fallout est trop propre. Et puis surtout il n'y a pas la vision de George Miller derrière. Plutôt que de filmer le tout sur des fonds verts avec des acteurs perchés sur du contre-plaqué, le film a été tourné en décors naturels avec des vraies voitures, de l'essence et trois tonnes de cascadeurs.  Vous ajoutez une petite touche d'effets spéciaux pour les trucs impossibles et les effets météo et vous obtenez des plans totalement dingues où une armée de véhicules fonce dans le désert pendant qu'un guitariste balance des riffs à l'aide de sa guitare lance-flamme. Le souci du détail apporté à chaque élément et la surenchère d'effets pyrotechniques contrastent avec la quasi-absence de scénario.

Le film est conçu comme un roller-coaster où on en prend plein la gueule avec quelques moments pour souffler. L'aspect frénétique est renforcé par un montage super sec où les plans s'enchainent à une vitesse folle tout en restant fluide et lisible. Comme dans les précédents films, Max (Tom Hardy) ne parle quasiment pas et est plus un accessoire qu'autre chose. La vraie héroine du film est l'Impératrice Furiosa (Charlize Theron). Sa "badassitude", ses motivations et le groupe de femmes combattantes qui la suit font de Mad Max l'un des AAA les plus féministe qu'on ait vu au cinéma d'autant plus qu'elle affronte des mecs torse nu surchargés de testostérone et amateurs de flingues, de bagnoles, de scarifications et de metal. Imaginez que les Femen débarquent armées au Kremlin et que vous soyez aux premières loges avec du popcorn.

Mad Max : Fury Road n'est pas une super-production lisse hollywoodienne. C'est une oeuvre brute créée par un passionné qui avait donné ses lettres de noblesse au genre post-apo il y a plus de 30 ans et qui revient pour réaffirmer qui est le patron. C'est 2H d'action et d'exubérance visuelle qui marqueront les esprits et qui vieilliront bien mieux que les types en collant qui ne peuvent pas rester cinq minutes sans se poser des questions existentielles insipides.
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