Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

lundi 11 août 2014

Les Gardiens de la Galaxie / Guardians Of The Galaxy



1988. Alors que le très jeune Peter Quill vient d'assister au décès de sa mère d'un cancer, il est enlevé par des extra-terrestres. 26 ans plus tard, il est devenu un pirate de l'espace avec une petite réputation. Après avoir volé le truc qu'il ne fallait pas, il se retrouve en taule avec une assassine à la beauté froide (Gamora), un tas de muscle bas du front (Drax), un arbre-humanoide (Groot) et un raton-laveur cynique, super-intelligent et excellent tireur (Rocket). Ensemble ils vont devoir empécher que le fils de Thanos ne réduise la galaxie en cendres.

Guardians Of The Galaxy n'invente rien. C'est du Marvel pur jus à savoir des séquences d'action, du grand spectacle, des personnages atypiques qui passent leur temps à lancer des vannes et le tout qui se finit dans un déluge de destruction. Le scénario est épais comme un sandwich SNCF et contient autant de surprises qu'un burger de McDo de cornichons. On a parfois l'impression de revoir Avengers et la présence de Thanos est là pour nous dire qu'il y a des chances que dans quelques annés Peter Quill et ses potes rencontrent odieux connard dans une armure, marteau piqueur blondinet, géant vert, Lucy avec 10% de cerveau et archer sans intérêt.



Mais même si Guardians Of The Galaxy n'invente rien, il le fait très bien. Au niveau du script, le film est vraiment drôle et contient des blagues un peu plus osées que la moyenne combinées avec des références 80s bien débiles. Il ne s'attarde pas sur le passé de chacun et se la joue plutôt à la Star Wars à base de "Tiens moi je suis Han Solo et j'ai un vaisseau". Je parlais des personnages atypiques mais pour une fois ils le sont vraiment. Peter est un excellent semi-loser/dragueur, Groot a le même problème de communication que Timmy et Hodor, Drax est tellement premier degré que c'en est inquiétant et Rocket apporte une délicieuse touche d'absurde. Seule Gamora est finalement un peu en retrait.

Mais surtout ce qui change par rapport aux précédents Marvel, c'est bien entendu l'univers. On oublie les super-héros et les US et on dit bonjour au space opera à base de villes futuristes, de vaisseaux de guerre et de plans superbes sur des nébuleuses. On troque les super-pouvoirs contre des bons gros flingues et des combats de vaisseaux spatiaux. Mine de rien cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu cela, les dernières oeuvres SF ayant eu plutôt tendance à nous proposer du post-apo. L'ensemble est plutôt bien filmé malgré quelques ralentis totalement inutiles et les effets spéciaux sont impeccables. Pour la BO, Guardians essaye aussi un peu de se démarquer de la moyenne. Certes il y a de la musique composée pour l'occasion qui est totalement oubliable mais il y a surtout une série de morceaux 60s et 70s qui ajoute un petit cachet attachant et décalé à l'ensemble.

En bref on passe un très bon moment. La suite est déjà en production et on espère que le réalisateur/scénariste James Gunn va transformer l'essai. Sortie mercredi en France




Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...