Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

jeudi 29 août 2013

Echo park

Echo Park est un quartier de Los Angeles situé au Nord de Downtown. Majoritairement composé de latinos à 64%, la moitié des habitants sont nés à l'étranger. Avec 43 000 habitants, c'est l'un des quartiers les plus densément peuplé de la ville. La moyenne d'âge est de 30 ans, la même que dans le conté de Los Angeles. Le salaire moyen annuel est bas, mais ce n'est pour autant pas un quartier mal famé.
D'ailleurs, plusieurs célébrités y ont élu domicile (toute ne vivent pas dans des châteaux cachés dans les Hills), comme Leonardo DiCaprio, Shia LaBeouf, ou même notre nouveau maire Eric Garcetti. Mais aussi Seth Green et Danny Trejo! Plus ancien, ici vivaient le peintre Pollock et le musicien Frank Zappa.


Maison typiquement Eastlake.



Echo Park lake a rouvert ses portes après deux ans de travaux!
Voici un tour guidé à pied, pour voir le parc mais aussi les maisons victoriennes de Carroll avenue. Attention, se garer autour du parc n'est pas facile.


Afficher L.A. Walks: Echo Park sur une carte plus grande







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Hollywood forever cemetery

Le Hollywood forever cemetery est le premier cimetière de Hollywood. Fondé en 1899, le Hollywood memorial park cemetery est racheté par la société funèbre Missouri funeral home family en 1998 après 10 ans passé dans un état de décrépitude avancé, qui change le nom du cimetière. Le cimetière comporte un important carré juif où est notamment enterré Joe Dassin.  Tout le monde sait qu'à Los Angeles, et à Hollywood en particulier, l'industrie du spectacle et du cinéma est omni présente. Pas étonnant donc de n'y croiser dans son cimetière quasiment que des acteurs, chanteurs, réalisateurs ou autre membre de l'industrie et leur famille. 
J'en avais déjà parlé, mais les relations des anglo-saxons à la mort est très différente de la nôtre. C'est pour cela que par exemple, le cimetière accueille bien des événements, souvent sans aucun rapport avec la mort. En été notamment, le cimetière est le théâtre de films diffusés en plein air (cinespia, qui attire jusqu'à 3000 personnes), derrière le mausolée dédié à Douglas Fairbanks. Il y a aussi des festivals de musique, et plus en rapport: le jour des morts mexicain (la Toussaint), à Halloween évidemment! 

Death is celebrated at Hollywood Forever. Plays are staged in the mausoleum. There are jazz concerts, one-man shows and movie nights. The director of marketing is a Franciscan monk and a former marine who sings jazz. The grief counselor is a stand-up comedian. The vice president is a poet. The funeral arranger is the frontwoman in a rock 'n' roll band.
''Humor doesn't make something less sacred,'' Mr. Cassity says.
New York Times, à propos du rachat du cimetière, 1 décembre 2002. 

Les gens y viennent donc pour se reposer, se promener, mais aussi déjeuner avec leurs morts comme vous verrez plus bas.
Vous trouverez une liste des gens enterrés ici les plus connus sur la page Wikipedia du cimetière. Attention, le reste de l'article est très orienté, ça m'étonne même de Wikipedia d'avoir laissé passé ça.

Mais parmi les plus connus pour des Européens, résident ici donc Joe Dassin, Dee Dee Ramone, des Ramone (que vous verrez plus bas), le gangster Bugsy Siegel, l'acteur Rudolph Valentino, le fantôme le plus connus du cimetière, la famille DeMille et l'acteur Douglas Fairbanks, une légende américaine.
Le cimetière se situe sur Santa Monica boulevard dans un quartier assez mal famé, et partage des murs avec les studios Paramount, dont le château d'eau domine le cimetière.

Le cimetière est non seulement très agréable, outre la météo toujours clémente de Los Angeles, ses palmiers et sa verdure, mais mérite le coup d'oeil pour son mélange des genres très hollywoodien: on passe d'un style greco-romain à du pur art égyptien, le tout agrémenté de yin et de yang...




Une crémation seule peut coûter 500 dollars, et vos cendres dispersées dans le jardin. Des funérailles seules, sans l'emplacement dans le cimetière, coûtent au moins 5300 dollars.






Le mausolée de Douglas Fairbanks et son fils, cygnes et tortues d'eau compris.





Une rolls, pour vous conduire dans votre dernière demeure hollywoodienne.

Les studios Paramount gardent un œil sur de probables anciens employés.

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lundi 12 août 2013

Elysium

En 2154, le monde est divisé en deux : les pauvres vivent dans un dépotoir géant appelé la Terre et les riches se prélassent sur Elysium, une station spatiale tout confort disposant de machines capables de soigner n'importe quoi. Des clandestins arrivent à s'infiltrer dans Elysium pour être soigné de cette manière. Max bosse à la chaîne dans une usine de robots à Los Angeles. Suite à un accident, il lui faut absolument se rendre sur Elysium pour être soigné.

La deuxième grosse production de Neill Blomkamp reprend pas mal d'éléments de District 9 : de l'anticipation dans un futur dystopien, un type ordinaire qui devient un héros suite à un accident, les mêmes thèmes (immigration et lutte des classes cette fois teinté d'accès aux soins), des combats avec des super-flingues... Seulement avec nettement moins de succès. Alors certes Neill Blomkamp nous fait comprendre qu'il est des nôtres (les nerds) en mettant des ninjas avec des exo-squelettes et des champs de force sur Halo et en détruisant des robots avec kalash à balles explosives mais ça ne suffit pas à faire un bon film.





Tout d'abord le montage n'a ni queue ni tête et l'action est assez dure à suivre. Tout y passe : les plans en première personne, les plans en shaky cam, les plans de coupe avec trois points de vue différents, les plans "images satellites"... le tout en enchaînant 50 plans/s avant de tout arrêter pour proposer 20s de slow mo. Sharlto Copley (qui jouait le héros de District 9) a forcé son accent afrikaner et est incompréhensible. Matt Damon en fait le minimum vital et Jodie Foster fait du Jodie Foster à base de "je suis intelligente et froide et je parle français". Mais le plus triste est l'overdose de bons sentiments à grand renfort de musique hans zimmerienne, le pire étant la fin destinée à faire croire au public au peu con qu'il y a de l'espoir dans ce bas monde en y allant au rouleau compresseur.

On sent que le père Neill s'est déjà fait dévorer par Hollywood et a du accepter des gros compromis pour faire son film. C'est dommage car la DA est sympa et on ne s'ennuie pas mais ça aurait pu être tellement mieux. J'aurais mieux fait de squatter l'appart' d'un pote qui a AMC et de regarder Breaking Bad.
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mardi 6 août 2013

Heritage square museum

Tout comme Carroll avenue, les maisons sur l'heritage square museum ont été déménagées ici pour les sauver d'une destruction certaine. En effet, Los Angeles aurait pu rivaliser avec San Francisco sans problème si ça n'avait été pour l'augmentation du prix des terrains et donc la destruction de ces maisons victoriennes. Vous pouvez toujours en voir à leur emplacement d'origine, mais souvent dans des états de délabrement avancé et dans des quartiers peu fréquentables. Encore aujourd'hui, plusieurs associations se battent pour sauvegarder les vieux bâtiments et maisons de Los Angeles. Heritage square en fait partie.

Malheureusement, comme elles ne sont pas habitées, elles sont (en plus d'être situées dans un mauvais quartier) à la merci des gens mal attentionnés. Ainsi, la première maison à avoir voyagé jusque là a été saccagée puis brûlée entièrement. J'imagine le désarroi de tous les volontaires...
D'avance, sachez qu'on n'a pas le droit de prendre de photos des intérieurs, c'est vraiment dommage car c'est énormément  de travail accompli mais on ne peut en profiter qu'en personne... Vous pouvez voir quelques photos dans le second lien en haut de l'article -il faut cliquer sur les petits points au-dessus des titres.

Le Palms Depot a été construit en 1875 et est resté en service jusqu'en 1953. On peut le voir dans plusieurs film, dont un Laurel et Hardy. Il est arrivé au musée dont il est aujourd'hui l'entrée et la boutique cadeau en 1975.

Je commence par le meilleur et donc par MON coup de foudre: l'une des 500 dernières maisons octogonales des Etats-Unis, la Longfellow-Hastings maison octogonale. Construite en 1893 sur un modèle octogonal donc, qui garantissait un meilleur ensoleillement, une meilleure circulation de l'air et donc moins de miasmes mais aussi des économies de chauffage et une température agréable l'été, elle a aussi l'avantage d'être plus facile et rapide à construire, mais aussi moins chère. La rénovation est loin d'être terminée, et pourtant je m'y sens parfaitement bien.

La William Hayes Perry residence est le plus gros manoir du musée, mais fut aussi à l'époque la plus grande et la plus chère maison de Los Angeles en 1876.

De style italine-greek revival, la maison arrive en piteux état en 1975 et est toujours en restauration quand elle est offerte au musée en 1995. 


L'église méthodiste de l'avenue Lincoln a été construite en 1897. Elle arrive au musée en 1981 avant sa destruction imminente. Elle est coupée en 6 morceaux pour pouvoir la déplacer, et malheureusement, ses vitraux seront volés avant le déménagement. Elle est toujours en restauration, dans le respect de son architecture méthodiste. Et oui, vous pouvez vous marier ici!

Beaucoup de chats et de poules ici. La guide nous explique qu'un coq était resté ici après un tournage, et qu'il est revenu un jour avec une poule. Très vite ils ont été saturés de volaille et de combats de coqs et doivent en donner (ne riez pas, on connait des gens qui ont des poules à Los Angeles pour avoir des oeufs frais). Pour les chats ils ont réglé la situation en les stérilisant et ils vont et viennent, c'est plus compliqué pour les poules.

La John Ford house, construite en 1887 pour des gens de classe moyenne. La maison en elle-même n'a rien d'extraordinaire, si ce n'est pour son propriétaire de l'époque, un célèbre sculpteur sur bois. Il achète la maison neuve et sculpte à la main toute sa décoration extérieure! La maison est plusieurs fois transformée, elle est notamment divisée en 4 appartements, mais sera restaurée à son état d'origine.

The Valley Knudsen est une maison victorienne quasi unique. En effet, quand tous les autres habitants middle class de la ville faisait construire des maisons de style Queen Anne ou Eastlake, ces habitants ont choisi un style purement français, surtout pour le toit mansardé.

La maison qui faisait partie d'un jardin, n'a été déplacé qu'à la condition que l'arbre (sur la droite), soit déplacé également et replanté au même endroit.


La Hale house a été construite en 1887. Elle a été rachetée et déplacée avant d'appartenir à la famille Hale en 1906. Madame Hale gagne la maison dans son divorce quelques années plus tard, et devient agent immobilier, assez spécial pour l'époque pour être signalé. Elle est considérée comme la maison la plus photographiée de Los Angeles. Et pourtant, ses propriétaires de l'époque étaient près de leur sous, et la maison n'est pas aussi luxueuse qu'elle en à l'air. Par exemple, dans le parloir de l'entrée, on pourrait croire que l'ornementation de l'escalier est en cuir, alors que c'est du papier mâché peint. La maison a coûté 4000 dollars à l'époque!
Les meubles de la salle à manger sont d'époque et le papier peint très moderne et surprenant de la cuisine est une reproduction de l'original, il aurait été dommage de rater ça. Elle est également équipée à la fois de l'électricité et du gaz pour l'éclairage, par peur que l'un ou l'autre ne devienne obsolète.
C'est un exemple flamboyant des styles Eastlake et Queen Anne qui faisaient rage à l'époque, une combinaison de toutes les inventions et aventures architecturales du 19ème.
La peinture est l'originale, minutieusement recrée à partir de petits morceaux de couleurs dans le bois.

A la mort de madame Hale, c'est sa nièce qui en hérite. Et comme expliqué plus haut, elle veut juste revendre le terrain et se débarrasser de la maison au plus vite. Elle accepte de la vendre un dollar à l'association à condition qu'elle soit déplacée du terrain. Le déménagement coûte environ 15 000 dollars en frais divers (dont 3 000 dollars pour faire retirer des fils électrique pour faire passer la maison). Cette nuit de juillet 1970, quand la maison arrive sans encombre et que les cheminées survivent le transport, la foule applaudit. La maison est dans un tel état de délabrement qu'elle sert tout d'abord de décor pour un film où une maison est dévastée par une bombe...
Sa rénovation coûtera 300 000 dollars, soit 75 fois son prix de construction.

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