Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

samedi 27 juillet 2013

L'arboretum, l'ïle fantastique et Lucky Baldwin

Vous vous souvenez de l'ïle fantastique? Normalement oui si vous avez plus de 25 ans et que aviez une télé.


Et oui, comme pour la plupart des séries télé, elle n'étais pas tournée à Hawaii sur une île enchanteresse, mais bien à Los Angeles! Dans l'arboretum d'Arcadia plus précisément.
Non seulement l'île fantastique, mais aussi des scènes de deux Jurassic Park et de Tarzan entre autres, ainsi qu'un épisode d'Arabesque (si comme moi vous aviez une grand mère à la maison).
C'est en allant visiter ce petit coin qu'on s'est rendu compte d'une chose: le bassin où se trouve la ville-même de Los Angeles est délicieusement tempérée, par rapport au froid qu'on peut ressentir en s'approchant de la mer, et à la chaleur étouffante qu'on subit en roulant vers l'Est. On a donc souffert ce jour-là, malgré la présence de verdure.
On n'est pas des grands fans de jardinage, alors on part directement à la recherche du cottage et du dépôt.


Lucky Baldwin tiens son nom de sa chance en affaire. En effet, il commence sa carrière en achetant un hôtel à San Francisco qu'il revend 30 jours plus tard avec profit. Il monte ensuite entre autres une société de matériaux de construction, qui serviront notamment à la fortification d'Alcatraz, mais reçoit en paiement d'une dette 2000 actions d'une mine à quelques centimes chacune. Seulement, alors qu'il avait prévu de les revendre rapidement pour s'en débarrasser, un gisement d'argent est découvert et ses actions sont réévaluées à plusieurs centaines de dollars chacune. Certains disent qu'il avait oublié de donner la clef de son coffre-fort à son majordome qui n'avait alors pas pu revendre les actions, ce qu'on peut appeler un gigantesque coup de bol.
Baldwin est alors le plus important payeur d'impôt de Los Angeles à la fin des années 1880. Il élève également des chevaux de course, et l'arboretum est situé en face du champs de course Santa Anita. Il fait d'Arcadia une ville indépendante et en devient le premier maire.
Baldwin est réputé pour embaucher des Chinois, des afro-américains et des natifs américains, dans une période où la discrimination et le racisme était de mise. Il dit lui-même qu'il ne peut pas trouver de meilleurs travailleurs que les Chinois et paye le billet de train à des Noirs Américains vivant en Caroline du Nord pour venir travailler dans son ranch californien.
Il n'est pas si galant en amour et se marie 4 fois. Il aura trois enfants avec sa première femme, et un avec sa troisième. C'est son dernier mariage qui fait scandale, il a alors 56 ans et se marie avec Lillie Bennett, qui selon les sources avaient 16 ou 20 ans. C'est soit-disant pour elle qu'il fait construire le cottage, le père de la mariée en étant l'architecte. Mais ils ne profiteront jamais du cottage car ils se séparent avant même que la construction soit terminée. Là encore les sources divergent, certains disent qu'ils divorcent effectivement en 1885 soit quelques mois après leur mariage, et d'autres qu'elle sera à son chevet lors de sa mort en 1909.
Alors qu'il a divorcé de ses trois premières femmes, la troisième meurt finalement d'un cancer. Lucky Baldwin décide alors de faire du cottage un mémorial pour son ex-femme décédée.


Le Santa Anita dépôt a été déplacé ici en 1970 après avoir été abandonné pendant des décennies. Aujourd'hui complètement rénové grâce à des dons de meubles et objets d'époque, la station semble sur le point d'accueillir des voyageurs. Elle servait surtout au fonctionnement du ranch de Lucky Baldwin. Vous verrez encore une gare dans un article prochain, ce qui prouve l'importance du chemin de fer dans le développement de la région.



Le dépôt été tellement isolé qu'un agent de la Santa Fe railway restait en permanence sur place. Une femme notamment a vécu ici quelque temps et c'est en se basant sur son histoire que la restauration de ses quartiers personnels c'est faite.



Et enfin le cottage, une maison de 8 chambres qui croyez-le ou non était en fait une maison d'amis. En effet, Lucky Baldwin possédait 25 000 hectares de terres entre Arcadia et Monrovia. Je n'ai pas de détails sur le ranch en lui-même, mais je peux imaginer.




Il a eu bien du mal à savoir que faire avec son poisson.


On ne peut pas visiter le cottage, mais on peut regarder par les fenêtres (celles qui ne sont pas pleines de traces de mains d'enfants dégueulasses). Du coup les photos sont un peu étranges! Wikipedia nous dis que le cottage est réputé hanté (comme tout ce qui a plus de 10 ans d'existence aux Etats Unis...) notamment par Lucky Baldwin alors qu'il est mort dans son ranch, mais aussi par sa troisième femme Jennie qui est morte d'un cancer en 1881... soit 5 ans avant la construction du cottage.




Ca à l'air très joli comme ça, et c'est peu cher, mais au final, les jardins et paysages étaient loin d'être impressionnants. Donc heureusement que nous étions venus pour le dépôt et le cottage, sinon nous aurions été très déçus. Du coup, on vous conseille plutôt d'aller voir la Huntington Library, même si c'est pour le coup vraiment cher! Mais vous en aurez plein les yeux.


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jeudi 25 juillet 2013

Les sites indispensables

On ne reçoit pas non plus des tonnes de mails ni de commentaires (heureusement), donc dans l'ensemble ça se passe bien, nos lecteurs sont donc polis, patients (et beaux) et n'attendent pas de miracle. Ca me fait plaisir de répondre aux gens qui ont de vraies questions précises!

Tout ce qu'on sait est sur le blog! Ou ailleurs sur le net, alors cherchez. On est tous passés par là.
Je ne suis pas un service à la personne. Je vous divertis pendant vos longues journées au travail déjà :)




CA je réponds pas.


Pareil pour tout ce qui concerne des questions d'illégalité, comme le travail au noir ou la consommation de drogue. Même si je connais la réponse, je ne vous dirai rien et ne vous encouragerez jamais dans ce sens.

Même chose, quand vous avez eu votre réponse, qu'elle aille dans votre sens ou non, un MERCI n'a jamais tué qui que ce soit. Faites honneur à l'éducation que votre maman vous a donné. J'ai déjà été tenté d'envoyer des photos de chats morts aux gens qui ne disent pas merci alors que j'ai passé 15 minutes à répondre à leurs questions.

Donc voilà une petite sélection de sites qui vont vous faciliter la vie que vous veniez en vacances ici ou que vous vous installiez (encore une fois, nous n'aidons pas les gens à venir ici et encore moins à trouver un boulot. Vous pouvez consulter l'onglet "partir vivre aux Etats Unis". On ne peut pas vous aider si vous ne posez pas de questions précises et que vous ne fournissez pas de détails).
Donc ces sites vont vous faire gagner du temps dans vos recherches, parce que ce n'est pas forcément évident de tomber dessus. Ce sont donc des sites très populaires et sérieux, que nous utilisons très souvent.

Donc le premier site que je vous conseillerez de visiter, c'est celui-ci:  http://justfuckinggoogleit.com Tapez votre question dans google et LISEZ. Je ne le ferai pas pour vous. 

Vous avez ensuite le petit frère de Google, et ça m'étonne toujours que tant de gens ne le connaissent pas (le service a été lancé en 2005 en Europe). C'est simple, vous pouvez calculer vos itinéraires, à pied, en voiture ou en transport en commun, vous avez tous les détails. Vous pouvez juste entrer un croisement entre deux rues, le nom d'un musée... Vous pouvez aussi voir le trafic. N'importe quoi en fait! Vous pouvez aussi visiter la rue où se trouve votre hôtel, grâce à Google street view (il suffit de zoomer à fond sur le coin que vous voulez voir). Attention, comme 90% des services là-bas, ça ne fonctionne pas à la Nouvelle Orléans (je ne voudrai pas être le mec qui fait Streetview là-bas ou à Detroit).
https://maps.google.com/

Craigslist est l'équivalent du Bon Coin. C'est un site de petites annonces. Peut-être que le design du site ne vous inspire pas confiance, et pourtant il a fait ses preuves. Beaucoup de nos meubles viennent de là et nous nous en servons pour vendre des trucs en urgence. Vous y trouvez TOUT.
http://losangeles.craigslist.org/

Celui-là est pour ceux qui cherchent des logements moyenne durée ou des chambres d'hôtes, ou chez l'habitant. Il est illégal dans plusieurs villes, San Francisco il me semble, car c'est de la pure sous-location. Vous pouvez tomber sur tout et n'importe quoi donc lisez bien les conditions et discutez avec l'annonceur qui vous intéresse. En cas de soucis, airbnb vous couvre les frais d'une chambre d'hôtel. Nous sommes dessus, alors si on ne vous a pas totalement effrayés, on aura peut-être de la place pour vous! Je fais le guide aussi.
https://www.airbnb.fr/

Si vous cherchez des colocs ou apparts à louer, Craigslist peut faire l'affaire. Mais si vous êtes prêt à y mettre un peu d'argent et que vous ne faites pas confiance à des particuliers, vous pouvez vous rendre sur West Side rentals (juste pour Los Angeles dans une zone élargie). Le service est payant, mais ce sera toujours moins l'arnaque que les agences de location françaises...
http://www.westsiderentals.com/

Si vous avez l'âme d'un hippie et que vous adorez rencontrer du monde, vous pouvez tenter le couchsurfing. J'en avais parlé lors de mes voyages à Chicago et la Nouvelle Orléans où j'ai couch surfé, mais aussi les nombreux voyageurs que nous avons accueillis chez nous avant. En effet, n’espérez pas recevoir beaucoup de réponses positives si vous n'avez pas déjà un profil béton. Et vous prenez aussi le risque de vous retrouvez vous-même dans des situations inconfortables dont vous rirez sûrement plus tard (vos hôtes qui font des galipettes en oubliant votre présence dans leur salon, appartements dans des états de saleté inimaginable, profil annonçant clairement l'intention de tenter des échanges charnels...)
https://www.couchsurfing.org/

LA Weekly, c'est LE magazine de la ville de Los Angeles. Dedans vous y trouverez tous les événements du moment, les concerts, les projections spéciales (même si souvent déjà complets depuis des mois pour les deux là), les restau et bars à la mode, les films qui sont  l'affiche et où... C'est le journal local en fait, sauf qu'il est gratuit. Donc allez-y directement si vous n'avez pas d'idées pour votre séjour ici. Vous trouverez la version papier à peu près partout.
http://www.laweekly.com/
Mais aussi  http://www.discoverlosangeles.com/

Ses deux petits frères: le premier vous aidera à acheter vos tickets pour les événements super chouettes que vous aurez trouvé sur le LA weekly. L'autre à comparer des critiques des consommateurs, vérifier les horaires, les adresses, l'ordre de prix etc... Toutes les infos sont là.
http://www.ticketmaster.com/                                                        http://www.yelp.com/

Et enfin le dernier. Nous vivons ici, autant dire que niveau hôtels, on n'est pas super calés. Et puis surtout, vous le voulez où votre hôtel, à quel prix? Il y a des dizaines de milliers d'hôtels à Los Angeles, entre 50 dollars la nuit et...l'infini!! Chercher un hôtel est long et laborieux, je ne le ferai pas pour vous, ça me gonfle suffisamment quand je dois le faire pour nous. Je vous propose donc d'aller visiter le très mal nommé:
http://www.hotels.com/    Si mes souvenirs sont bons, ils ont même une pub à la télé en France.

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vendredi 19 juillet 2013

American Gods, de Neil Gaiman

Je n'aime pas vraiment la fantasy. J'ai essayé plusieurs fois mais je me cassais les dents systématiquement, lui préférant au final la science fiction ( sachant que je dévore plutôt la littérature classique ).
Mais American Gods était un titre qui revenait souvent dans les conversations et je me suis dis que ce serait donc un classique du genre très utile à ma culture générale.

Je n'ai pas eu à me torturer pour aller jusqu'au bout car j'ai été happée rapidement par le style et l'histoire. Neil Gaiman est également un auteur de nouvelles graphiques ("The Sandman", si un jour j'ai des sous), entre la BD et le comic, ça à dû aider à me prendre dans ses filets.

L'histoire est digne d'un film, même si ça fait partie selon moi des inadaptables. Il y a des rebondissements, des mystères, et le personnage voyage à travers les Etats Unis pour sa quête (avec un cours passage à Los Angeles).

http://animagess.deviantart.com/art/American-Gods-Shadow-Sketches-201363527


On suit donc Shadow, un prisonnier qui subit ses derniers jours en cellule quand il apprend que sa femme adorée vient de mourir dans un accident de voiture alors qu'elle procédait à une gâterie sur son meilleur ami (j'ai votre attention), décédé lui aussi dans l'accident. C'est en rentrant chez lui en avion qu'il fait la rencontre de Wednesday (j'utilise les noms anglais sinon je vais me perdre), un homme avec une grande gueule très mystérieux et qui semble connaître énormément de choses sur Shadow. Il cherche un garde du corps et Shadow n'a nulle part où aller à part l'enterrement de sa femme et accepte de suivre l'étrange homme ( que j'imagine comme le colonel de KFC, me demandez pas pourquoi ).
Sans le savoir, Shadow embarque dans la lutte acharnée de Wednesday pour rassembler les anciens dieux et les faire combattre contre les nouveaux dieux. En effet, les anciens dieux sont aussi des expats et ont suivis les immigrants européens aux Etats Unis pour eux aussi tenter leur chance. Après tout, ils se nourrissent de la foi des Hommes et celle-ci s'éteint peu à peu. Les nouveaux dieux sont ceux auquel l'humanité s'attache de nos jours: la célébrité, la drogue, les médias... Et c'est de ceux-là dont Wednesday veut se débarrasser pour sauver son espèce.



Shadow sera malgré lui ballotté dans des histoires et des rencontres incroyables et des mystères plus ordinaires. Mais ce n'est qu'à la fin que les réponses apparaissent, quand on découvre enfin qui est Shadow, et les vrais identités de ses "amis" et surtout la bataille finale entre les dieux.

C'est pour moi clairement un classique de la littérature américaine même si il n'est paru qu'en 2001. J'ai juste eu un petit sourire quand ils expliquent ce qu'est un GPS.

Donc si vous aimez la mythologie, les divinités, les lepreuchauns, les succubes... vous allez vous régaler.
Mon édition:





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mardi 16 juillet 2013

Pacific Rim

1999. Matrix arrivait sur les écrans. C'était la parfaite synthèse de 15 ans de culture cyberpunk, de films de kung-fu et d'animation japonaise le tout à la sauce américaine. 2013. Guillermo del Toro revisite Evangelion, Goldorak et Godzilla à sa sauce avec Pacific Rim qu'il a réalisé, produit et co-écrit.

Ca donne 2H12 de combats épiques entre gros robots et gros monstres en détruisant quelques grandes villes au passage. La plupart des combats se passent dans le noir ce qui est assez dommage mais restent très lisibles. En tout cas ils tabassent méchamment et se renouvellent constamment avec l'ajout de petits plus (armes et pouvoirs).



Au niveau scénario, c'est le néant absolu avec tous les stéréotypes du genre : le héros sur le retour, la débutante mais pas trop, les scientifiques doux dingues qui trouvent la solution miracle et l'usage de l'arme nucléaire comme réponse universelle à tout problème de cette taille (StargateArmageddonThe Core...). Les acteurs ne se forcent pas trop : Idris "Stringer Bell" Elba fait du Idris Elba, Charlie Day fait du Charlie Day et Ron Pearlman fait du Ron Pearlman. Les dialogues sont très inégaux.

La direction artistique est démente. Il y a toujours ce côté trop propre inhérent à l'abus d'images de synthèse mais le mecha design est excellent et le design des bestioles n'est pas en reste. La 3D fonctionne à merveille et n'abuse pas d'effets racoleurs. Par contre la BO manque un peu d'inspiration. Matrix faisait mouche car ça s'éloignait de l'orchestrale grandiloquent. On entend parfois des guitares dans Pacific Rim mais on retombe rapidement dans le Hans Zimmeresque.

En clair Pacific Rim est loin d'être parfait et a finalement les mêmes défauts que Man of Steel. Pourtant on reste scotché à son siège pendant plus de deux heures en remerciant les fous furieux qui ont filé 200 millions de dollars à Guillermo del Toro. La salle applaudissait et poussait des cris d'encouragements aux moments les plus fous c'est à dire en permanence durant la deuxième grosse baston. C'est un gros trip pour nerds et un bel hommage à la culture asiatique.


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Summer camp!

L'été aux Etats Unis, il y a la même tradition que partout ailleurs pour les vacances scolaires: les centres aérés!

Sauf qu'au lieu d'avoir des activités en plein air (d'où son nom), des visites, des sorties, les Etats Unis comme toujours poussent le bouchon plus loin avec des spécificités. Ainsi vous pouvez choisir pour vos enfants des art camps, des science camps (ou rock camp, qui peut correspondre à la musique rock ou à l'étude des roches! Il ne vaut mieux pas se tromper), nature camp, cooking camp, dance camp...

Mais ce qu'on sait moins, c'est qu'on a les même version adulte! Pas "adulte" hein, juste pour adulte.

Ainsi, vous vous en doutez, j'ai participé à des camps...de roller derby! Dont un à la plage, parce que rien ne dit Californie comme des filles en patins à la plage (qui se tapent un peu dessus). Donc celui à la plage s'appelle juste Derby day camp et est à Hermosa Beach, et le second est organisé par les Angel city derby girls (5ème équipe mondiale en plat) et s'appelle Camp Scarlett. Les deux sont en Juin.

On célèbre le départ du june gloom.

On a quand même un mini bootcamp dans le sable.




Si vous êtes branchés sport, c'est aussi l'occasion de participer à des tournois de soft ball (comme son nom l'indique, c'est du base-ball mais beaucoup moins violent), mais aussi à des bootcamp!

C'est là qu'on découvre la résilience impressionnante des Américains, qui sont loin de lâcher le morceau ou pire encore, de passer pour des losers. L'Américain ne laisse pas tomber, tout en restant fair play.
Le bootcamp, c'est la forme extrême de votre cours de fitness. C'est généralement en plein air car il faut de l'espace, c'est souvent dans un parc, c'est parfois à la plage.
Ca peut durer une heure, où les coachs rivalisent de technique de torture pour essayer de vous faire vomir de bon matin ( certains bootcamp commencent a 5h du matin, pour bien être crevé avant d'aller au boulot. Je vous ai dit qu'ils ne lâchaient rien ).
Le bootcamp tient son nom des entraînements militaires (boot=botte). Sauf qu'on remplace les pneus par dessus lesquels il faut sauter par des petits camarades de classe, parce que c'est plus rigolo.



Le tout est évidemment arrosé de musique de boîte de nuit (comme pour les cours de cardio en salle) mais aussi d'encouragement, que ce soit de la part des coachs ou des autres victimes. A la fin, c'est fistbumps, félicitations, échantillons de shots énergétiques et autres "good job guys, you're awesome!".

On donne une mauvaise réputation à la France en abandonnant au bout d'une demi heure, mais ça permet de faire la blague: "on est Français, c'est comme en guerre, on se rend facilement".





http://campgladiator.com/la/ (ce n'est pas un sponsor, ma prof de roller derby est entraîneuse professionnelle dans cet organisme).
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mardi 9 juillet 2013

Los Angeles et les stéréotypes

J'ai déjà fait plusieurs articles à ce sujet ou j'en ai même juste parler autour de moi, et c'est vrai que le sujet se finit parfois en pugilat.
Mais voilà, à force, j'ai pu entendre énormément de chose et la partie intéressante est que c'est souvent très contradictoire! Il faut aussi dire que la plupart d'entre eux sont véhiculés par des gens qui n'ont jamais foutu les pieds ici. CA c'est du contradictoire de compèt'!
Mais je tiens à préciser qu'ils ne viennent pas tous de France, et que même des Américains (les principaux touristes de la ville) font aussi circuler ce genre de choses, et d'autres encore!

Voilà mes préférés:

Los Angeles est sale/ Los Angeles est superficielle ou bling-bling.

Du coup j'imagine des top-models tirés à 4 épingles qui circulent dans des rues recouvertes d'immondices.
Je vois pas trop :)

La vérité: Los Angeles est sale par endroit, comme toutes les villes du monde. Mais en fait avec le temps, je me dis que les gens s'imaginent le Los Angeles de Blade Runner quand ils pensent à celui d'aujourd'hui. Ca me fait assez rire du coup!

Ca ressemble pas plutôt à New York ça?
New York, parlons-en, les deux villes sont soit disant rivales. A Los Angeles, on ne se compare à aucune ville, alors que New York est en perpétuel bashing de Los Angeles ( "on a plus d'habitants, on est la plus grande ville des Etats Unis, Los Angeles ne vient qu'ensuite..."). Los Angeles est appelé Lalaland de ce côté de la côte, comprendre, la petite ville bling-bling inutile où rien ne se passe vraiment. C'est un petit peu une relation Paris/province ( avec New York dans le rôle de Paris ).

Au niveau superficialité, New York se pose là. On peut encore une fois la comparer à Paris, avec ses habitants tirés à quatre épingles impeccablement coiffés et stylés, les belles chaussures, les ongles faits... On a tous en tête une image à peu près similaire de la Parisienne et de la New Yorkaise.
Et Los Angeles à côté? Et bien elle à beau être la capitale de la chirurgie esthétique, les faux seins ( même si très fréquents ) sont difficiles à repérer. Les gens font le voyage jusqu'à Los Angeles pour se faire opérer, se ne sont pas forcément des locaux qui passent sous le bistouri... Ben à été impressionné par le nombre de faux seins énormes ( quitte à y passer!! ) en Géorgie!
A Los Angeles, les filles sont coquettes comme partout, mais beaucoup plus relaxées par rapport à ça. Se faire une pédicure OK, mais seulement si il y a un massage aux pierres chaudes et du vernis bio. Après tout, on est en tongs 6 mois de l'année. Les cheveux? Il faut être honnête, on n'a pas de bons coiffeurs ici, et c'est hors de prix, donc l'explication des cheveux non-soignés de Los Angeles se traduit sûrement par autre chose que du simple hipsterisme.

Vous voulez du vrai stéréotype?
A quoi ressemble la Californienne typique?


Elle ressemble au stars dans les magazines. Elle porte des Uggs ou des tongs, ou des Converse (qu'on peut appeler des Chuck -Chuck Taylor-). Elle porte des shorts 90% du temps, ou des jeans. Elle porte soit un beanie ( vous savez, les bonnets larges ) soit un chignon en fouillis sur le haut de la tête qui veut dire: hey, je suis pas en date/ je bosse pas aujourd'hui, je peux sortir en pyjama.
Elle n'est pas forcément bronzée, juste le hâle naturel qu'on attrape rapidement quand on vit ici. Elle est blonde ou brune, mais rarement de couleurs extravagantes, jamais de mèches. Généralement elle est très naturelle. Elle ne sort jamais sans son gobelet de café ou de smoothie, elle a très souvent son petit chien en laisse ( énormément de célibataires dans la ville et aux US en général, d'où la baisse démographique ).



Et le californien alors? On a  du bol, parce que le californien typique est beau gosse. La ville amasse une quantité impressionnante de gens beaux, et peut-être vient-on de percer le secret de son éventuelle superficialité là, mais la raison est qu'énormément de jeunes gens viennent ici pour devenir acteurs ( des vieux moches aussi vous me direz, la beauté n'est plus vraiment ce qui compte à Hollywood, c'était plutôt le cas dans les années 90 ). Autrement musclé, le californien typique s'éloigne rarement de son mode de transport. Au choix: sa longboard, son skate board ( mais passé 17 ans, ils passent à la long board ) ou sa voiture vintage. Il a un chien aussi, chien qui fait du dit skate ou tire la longboard.


Ils peuvent rester classique, ou être de parfait hipsters, avec barbe, lunettes, et iPhone à la main.
Du coup, Los Angeles, c'est plutôt une ville hypercool, où tout le monde se fout de ce que vous portez ou de ce qui est à la mode ( mais vous aurez des compliments sincères sur des frusques qui vous vaudrez des regards ou des mots déplacés en France... Qui est superficiel au juste? ), où le brushing est très loin d'être obligatoire. Evidemment, on comprend le relâchement de la journée une fois la nuit tombée, quand les minirobes et les talons de douze étages font leur apparition! C'est bizarre la première fois, mais croyez-moi, on se sent tellement à l'aise dans nos corps ici qu'on s'y met vite! Vous ne serez jamais trop habillé en soirée ici, et au pire, vous ne risquez que des compliments. Alors le jour comme la nuit, c'est l'occasion de se lâcher, la honte n'existe pas.

L'autre stéréotype répandu, c'est que Los Angeles est grise et urbaine.

Certes on héberge pas 18 millions de personnes dans des cabanes dans les arbres, mais bien dans des bâtiments. Là encore, c'est loin de ressembler à New York. Los Angeles est plate et étendue, ce qui la rend difficile à visiter et très agréable à vivre. Car oui, qui dit ville immense dis diversité, et vous trouverez forcément chaussure à votre pied dans l'un de ses nombreux quartiers et villes annexes. C'est quelqu'un qui a vécu toute sa vie dans un petit village à l'orée d'un bois sans internet et avec deux chaînes de télé qui vous parle. Je n'ai pas l'impression de vivre en ville. C'est pour ça que lorsqu'on vit ici, les gens vont vous demander où vous vivez. Ne répondez pas "Los Angeles", au moins de vouloir passer pour un idiot! Généralement, comme les noms précis des quartiers ne sont pas tous super connus, vous dites le croisement le plus important. C'est un peu comme à Paris, lorsqu'on dit sa station de métro la plus proche pour se situer. Ici les stations de bus et métro portent les noms des croisements, donc blanc bonnet/bonnet blanc!
Du coup si effectivement vous restez sur les grosses avenues, ou PIRE, les autoroutes, ne venez pas vous plaindre que vous avez trouvé ça moche. Vous trouvez ça chouette le périph'?
Soyez un peu aventureux, prenez les petites rues, circulez... Ca ne se fait effectivement pas à pied dans 80% des cas, donc profitez-en pour vous balader. Grâce au plan hippodamien, vous n'avez pas beaucoup de chances de vous paumer.
Los Angeles, c'est aussi une forêt, le plus grand parc urbain des Etats Unis ( le Griffith Park ), des fleurs et plantes de partout, qui fond que les rues changent de couleurs à chaque saison. Ce sont des jardins botaniques immenses (le Getty center, la Huntington Library, l'arboretum... ), c'est la plage et la montagne (on est près soit de l'un soit de l'autre).


Il n'y a rien à voir à Los Angeles, Hollywood boulevard c'est pourri, Venice ça craint.

http://www.maviealosangeles.com/p/a-voir-los-angeles.html
Faites au moins 6 choses dans cette liste.
Et lisez mon article pour être sûr de bien rater vos vacances ici!

En parlant de craignos:

Los Angeles est dangereuse.

Vous avez peut-être trop vu The Shield ou Drive, ou vu de reportages sur la 6 sur les gangs. Oui, ça craint par endroit, encore une fois COMME PARTOUT. La Nouvelle Orléans est l'une des villes les plus dangereuses des Etats Unis (elle est seconde cette année!), et elle n'a pourtant pas cette réputation. Ne vous fiez ni aux apparences, ni aux réputations.
Vous devez être méfiant dans toutes les villes que vous visitez, dans n'importe quel pays. Los Angeles n'est pas plus dangereuse qu'une autre grande ville, à condition que vous ne soyez pas totalement inconscient non plus.
Les gangsters ne sont pas à comparer à la racaille française. Les petites frappes sont bien plus dangereuses au final, les gangs ont mieux (pire) à faire que de détrousser des touristes.


Les gens conduisent mal/super bien.

Celle-là, je l'adore! Je ne peux pas en parler car je n'ai jamais conduit en France. J'ai appris à conduire ici, et après deux ans de permis, pas un seul accrochage ni accident. Ben m'a appris à conduire, car ici on est en conduite accompagnée dés qu'on a la code ( un ridicule QCM ). Le tout m'a coûté environ 60 dollars ( je n'ai pas oublié un zéro ) et je l'ai eu au troisième coup ( je crois qu'on repaye 12 dollars à chaque essai ).
Du coup, quand les gens me disent que les Californiens conduisent super bien et son cools au volant, je dis OK. Quand on me dit que c'est l'horreur et que tout le monde conduit comme des manches, je dis OK aussi. Je n'en sais rien. J'adore conduire "ici" pour ma part. Peut-être que je trouverai ça mieux en France, peut-être que je m'arracherai les cheveux. Je pense honnêtement que c'est pareil partout et que l'enfer c'est les autres!
Je me sens quand même un peu visée dans les deux cas, car je fais partie de ces Californiens qui conduisent mal ou bien, puisque j'ai appris ici. Du coup je peux lancer un " oh oui, ça aussi ça m'énerve quand ils font ça!". Dites-vous que ça veut sûrement dire que je fais la même chose et que je ne vois pas où est le soucis!



Bon voilà, j'ai passé en revue les plus fréquents! Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas. Pour les insultes, c'est toujours par mail hein, ça passera pas, c'est modéré. Mais c'est bien d'essayer.
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mardi 2 juillet 2013

World War Z

Peut-on faire un film de zombies PG-13 ? Non. PG-13 ça signifie aucune violence visuelle clairement affichée donc pas de tirs à la tête, pas de membres qui volent, pas de chair déchiquetée... Du coup le côté horrible d'une invasion de zombies en prend un coup. Par exemple les zombies de World War Z courent et sautent comme des fous mais quand ils mordent ils laissent des petites traces de dents ridicules.

Le bouquin World War Z de Max Brooks est un petit bijou et a fait partie de la vague d’œuvres qui ont relancé le genre zombie avec 28 Jours Plus TardLeft 4 DeadThe Walking Dead et Dawn Of The Dead. Tous ont en commun le fait que les gens deviennent des zombies à cause d'un agent pathogène. Dans le livre, Max Brooks raconte la première guerre mondiale contre les zombies par le point de vue de ceux qui l'ont vécu depuis les premiers humains infectés jusqu'à la victoire finale contre l'invasion zombie en s'attardant sur les événements importants. Tout y passe : éthique, psychologie, économie, stratégie, approvisionnement...



Le film n'a pas grand chose à voir. Il se concentre sur le moment où tout part vraiment en sucette à savoir La Grande Panique. Donc vous pouvez oublier la bataille de Yonkers, le gouvernement américain déplacé à Hawaï, la création des lignes de défense, le passage à une économie de guerre... Quelques rares trucs sont gardés comme le passage en Israël et le conflit Iran-Pakistan qui est vaguement évoqué. A la place de faire un film de guerre, les producteurs ont choisi de faire un film catastrophe super classique avec plein de trucs qui explosent ou qui s'écrasent, les gens qui meurent par millions et le héros qui part trouver la solution miracle.

Ce n'est pourtant pas un mauvais film. Le rythme est haletant et malgré l'absence de gore, les essaims de zombies qui se ruent sur la population font leur petit effet. Les personnages sont très humains et ne surjouent pas comme dans les autres films du genre. De plus le film ne verse pas trop dans le sentimentalisme et quasiment pas dans le patriotisme américain. Si vous comptiez le voir, n'attendez pas la sortie en Blu-Ray car ça ne rendra rien sur petit écran. Sortie en France le 3 Juillet



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