Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

jeudi 27 juin 2013

Ciclavia, des vélos, des lieux de culte, des signes néons, de la Corée au Mexique

Miracle Mile/Downtown, à pied.

Sachez qu'à une époque, Los Angeles était la ville au monde avec le plus de cyclistes. Un décret interdisait même l'arrosage automatique avant 9 heures pour ne pas mouiller les gens qui se rendaient au travail. Si vous voulez retrouver un petit goût de cette époque, vous pouvez participer à l'une des éditions de Ciclavia!

Ciclavia pour sa 7 édition en deux ans à décidé de retirer les voitures de l'un des boulevards les plus fréquenté de la ville: Wilshire. Chance pour nous, la ligne de départ cette fois-ci était juste en face de chez nous, une occasion à ne pas louper donc. La randonnée urbaine comme on les adore, nous étions parmi les rares à relier le LACMA au One Wilshire à Downtown à pied (7 miles, soit 11 kilomètres).
Qui dit cyclistes dit malheureusement accidents et les règles s'étendent à chaque édition pour éviter les blessés graves.
Le temps est comme toujours en Juin avec June gloom, mitigé, c'est à dire nuageux le matin et dégagé vers 13h (parfois ça reste couvert sur la plage pendant des jours. C'est pour ça que je ne conseille pas vraiment mai/juin pour venir en vacances ici).

Le Petersen Museum et le LACMA à gauche, futur musée des oscars.
Le Petersen Museum était à l'origine le premier centre commercial japonais des Etats Unis, et le dernier a être construit sur Miracle Mile ( qui tient son nom de l'argent amassé par tous les magasins qui s'y trouvaient à l'origine, étalés sur un mile donc ). Les deux musées, le LACMA et le Petersen, s'installent ici en 1994. On peut toujours discerner l'existence du centre commercial qu'abritaient avant les bâtiments du LACMA: les grandes vitrines, les différentes pièces et couloirs, les ascenseurs immenses qui servaient probablement a faire monter des gros chargements ou même des voitures. Vous pouvez voir ce centre commercial dans le film...Miracle Mile bien sûr!!

Le Petersen, musée de l'automobile, exposait quelques modèles.

Et le futur "Academy museum" faisait sa pub, à grand renfort de tapis rouges et de statuettes évidemment! (ouverture en 2017)


Nous habitons sur le museum row (le rang des musées) ce qui nous oblige à ricaner quand certains nous disent que Los Angeles est dénué de culture et de musées. Il y a même le musée du lapin à Pasadena!

La zone de départ ou d'arrivée où les cyclistes devaient descendre de vélo.

En face du LACMA et au pied du Variety building, vous trouverez le plus grand morceau du mur de Berlin hors d'Allemagne.

Le Craft and Folk art museum, en face du tar pit.



Beaucoup de trafic ce jour-là!

Passage à Koreatown.

J'en profite pour vous montrer les lieux de culte. En effet, il y a pratiquement trois fois plus de lieux de culte par habitants qu'en France. Et comme on m'a souvent dit qu'on ne voyait pas vraiment de belles églises, voire pas d'églises du tout, voici des preuves que vous n'ouvrez juste pas les yeux :)

Temple Franc-maçon ( Scottish rite masonic temple ).

Eglise méthodiste coréenne.


Saint James episcopal church. C'était l'église où se rendait Nat King Cole. Lui et sa famille furent parmi les premiers Noirs à se rendre dans cette église. Ses funérailles télévisées eurent lieu ici en 1965 avec la présence de Duke Ellington, Robert F Kennedy ( voir plus bas ) et Frank Sinatra.


Le Wiltern, salle de concert de 2300 places ( et tout un tas de petits bars et restaurants sur son côté ). C'est le point de rencontre de beaucoup de lignes de transports en commun ( parce qu'on en a... ). Les lignes de bus et de métro se rejoignent ici.

Eglise romaine catholique st Basil.

Eglise chrétienne

Le  monument Robert F. Kennedy, assassiné à l'hôtel Ambassador qui se trouvait ici en 1968 mais qui a été démoli  en 2007 pour construire une école..



Ici, nous sommes assaillis par une nuée de Coréens avec des T shirts "Jesus <3 bouteilles="" d="" des="" donnent="" eau.="" ils="" nous="" u="">

De l'eau bénite?

Ca permet d'apprécier l'architecture que l'on ne voit d'habitude qu'en voiture.




Certains n'ont pas quitté leur voiture ce jour-là et n'ont manifestement pas regardé les infos avant de prendre la route. Mais l'angelinos est très patient au volant.

Détail de l'école de droit (Southwestern law school). D'abord le premier centre commercial à s'éloigner de Downtown, il devient une école de droit bien plus tard quand le centre ferme ses portes en 1992 après les émeutes "Rodney King" et le déclin du quartier. La rénovation coûtera 29 millions de dollars.



Une prison? Non une école. A partir de là, ce n'est pas vraiment un endroit où se balader à pied en temps normal. C'est l'occasion ou jamais d'explorer ce quartier où personne n'aimerait tomber en panne.



Oui, on a des dirigeables!



Les graffitis envoient des messages assez particuliers :) Le Lafayette park est dédié aux jeunes et seniors défavorisés et à la découverte de l'art.

Le Lafayette park.


Au premier plan avec les statues: le Elks lodge. Tout d'abord un club pour gentlemen très aisés, il devient tour à tour un YMCA,  une maison de retraite et une salle de concert. Aujourd'hui, il est en rénovation et est utilisé pour des tournages ou des événements publics ou privés.

Le Westlake theatre, autrefois un théatre de 2000 places. Il était voué à la rénovation avant que les parties ne se retirent. Son futur est donc incertain. Pour le moment, il est l'un des plus important swap meet (marché du troc) de la ville. Encore une fois, n'y mettez pas les pieds, le quartier craint. Vous vous feriez repérer très rapidement, sauf si  vous êtes latinos vous-mêmes :)  Vous êtes prévenus. Si vous passez en voiture, vous verrez ce qu'on appelle les paletas sellers (oui, les vendeurs à la palette!). C'est à dire que tout le monde mets ce qu'il a à vendre sur le trottoir et c'est parti pour ce qui ressemble de loin à un dépotoir. Mais c'est comme ça depuis 1906!!
En face vous aurez le fameux McArthur park. C'est selon moi totalement à l'abandon et infréquentable, mais vous repérerez les lieux de nombreux films et séries, notamment the Shield! Encore une bonne raison de ne pas y mettre les pieds!


Et enfin Downtown.

Au pied du One Wilshire, à l'époque le plus grand bâtiment de Downtown, marquant l'ouverture de ce qui sera le centre des affaires ( on a aussi un World Trade Center ). Vous apercevez le One Wilshire entre autres, dans the Dark Knight Rises!

Encore des gens qui ne se doutaient de rien en partant ce matin :)  La 110 ( construite en 1952 ) relie le Arroyo Seco parkway par le tout premier échangeur à 4 voies du monde ( 1949 ).

Bunker Hill.

Voilà, j'espère que vous avez appris plein de choses et apprécié la diversité de la ville sur seulement 11 kilomètres sur le même boulevard! Ma rue préférée reste la 6th, alors n'hésitez pas à la parcourir si vous voulez rallier Downtown. Los Angeles se fait en conduisant, mais appréciez quand même le voyage, car la ville a été faite pour la voiture. Les drive-in sont nés ici, comme les panneaux publicitaires géants et les signes néons. Le tout c'est non seulement d'ouvrir les yeux et de lever la tête, mais aussi de se renseigner et d'oser (essayer un vieux diner, tourner dans une rue qui semble sympa...).
C'est plutôt une ville pour les aventureux qui ont envie de découvrir quelque chose de totalement différent et de sortir des sentiers battus. Mais si vous voulez aller à la plage tous les jours et au Burger King à la place, it's your loss not mine, comme on dit ici!
En tout cas n'hésitez pas à participer à un Ciclavia, c'est l'idéal pour découvrir la ville à pied et s'immerger dans les ambiances des différents quartiers ( les magasins ne sont souvent pas fermés le dimanche ). Je pense qu'il est plus facile de rencontrer des gens si vous êtes à vélo toutefois, car nous étions un peu les seuls à marcher ce jour-là.

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samedi 15 juin 2013

Man of Steel

Man of Steel est un peu le Dark Knight Rises de cette année, cherchant cette fois à dépasser l'autre blockbuster du moment: Star Trek into Darkness. On a vu les deux, et on peut déjà parler d'un style qui restera très années 2010: caméra à l'épaule, rayons de lumière, actions en hyper accéléré, je dirais que la mode à commencé avec le Super8 de Steven Spielberg ou District 9.

Donc pas de surprise à ce niveau-là, tous les réalisateurs de blockbusters s'y sont mis, donc prenez une aspirine avant d'entrer dans la salle si vous êtes sensible. Au casting on retrouve Henry Cavill dans le rôle de Superman (Donc Batman et Superman sont tous les deux joués par des Britanniques...), Kevin Costner dans le rôle de son père adoptif, Amy Adams en Loïs Lane et Michael Shannon dans le rôle du gros méchant (Général Zod), qu'on retrouve aussi dans le film The Iceman (où on retrouve aussi Chris Evans en attendant la suite de Captain America).



Henry Cavill est assez marqué par son régime de Superman je trouve, hypercalorique pour bâtir la masse musculaire puis retour à la normale pour tailler le tout, j'ai trouvé son visage fatigué. C'est loin d'être un grand rôle de toute façon. Effectivement, alors qu'on attendait du gros de la part de Goyer et Nolan (oui, Christopher) en charge de l'histoire et des dialogues, l'excitation est tombée à plat. Dés les premières lignes, on se dit qu'un enfant de coeur de 7 ans a donné son avis sur la question.

J'ai bien dit le VISAGE semble fatigué.

Certes, Superman est un pauvre fermier du Kansas un peu neuneu (ce qui lui permet de se camoufler à la perfection dans son rôle également neuneu de Clark Kent), un bon gars qui ne ferait pas de mal à une mouche et qui a été gentiment chahuté par ses camarades de classe quand il était petit.

Pour ma part, c'est à cause de sa personnalité de boyscout que je n'ai jamais accroché à Superman et que je lui préfère de loin Batman: le psychopathe au QI d'Einstein perdu entre sa volonté de nettoyer Gotham de la pire vermine imaginable et sa vie dorée de milliardaire playboy. L'image lisse de Superman me laisse de marbre; il est sans grande surprise tout comme le film. Je serai totalement passée à côté si ça n'avait été pour Henry Cavill et son charme ravageur de l'ancien monde. Toujours moins sexy dans son costume moulant qu'en collant et short bouffant dans les Tudor (mais je pense que l'accent britannique en est pour 70% de son sex-appeal).






Amy Adams ne devient agaçante que dans la seconde partie du film. Elle devient étrangement transparente une fois la rencontre avec Clark Kent effectuée, comme si l'appel de la petite culotte lui enlevait sa niaque de journaliste d'investigation. D'ailleurs les deux se roulent une pelle alors qu'ils n'ont eu que deux scènes ensemble, à se demander ce que Superman porte comme aftershave. Je rappelle que dans la réalité des fanboys, Loïs Lane tombe amoureuse de Clark Kent et pas de Superman, mais passons. Elle est soit-disant la seule à le comprendre, alors que les flash-backs nous montre qu'il a en réalité pas mal de proches.

Je ne suis pas la seule obsédée. Et encore, je n'ai pas vu les Immortels.

Snyder soigne toujours autant sa photographie. Toutes les scènes de combat sont parfaites, mais on lui reprochera dés le début de secouer la caméra dans tous les sens sur des plans parfaitement réalisables en fixe. Heureusement, pas de flou, pas de ralenti.

On ne s'ennuie pas pendant les presque 2h et demi du film, mais tout va trop vite, un peu comme dans Rises. Sauf que Rises était le troisième de la saga et qu'on n'avait plus besoin de camper une histoire.
Là c'est l'inverse, il faut aller vite pour les gens qui vivent dans un bunker depuis les 75 dernières années et ne connaissent pas Superman. Du coup je m'attacherai certainement plus à la suite.

Surtout quand un certain satellite porte le logo de... Wayne enterprises!! Et un camion citerne celui de Lexcorp. Snyder et Nolan ne cachent pas que toutes les portes sont ouvertes, soit à un mashup Superman/Batman, soit à une Justice League. Nolan n'a pas autorisé Bale à rempiler pour un Batman, mais Bale n'a jamais été contre, admettant même que le personnage lui manquait.

Pour conclure, je ne suis pas totalement déçue par le film, mais je ne m'attendais pas à ça. La 3D n'est pas essentielle  mais ne nous a pas gênée, donc pourquoi pas.
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mercredi 12 juin 2013

Une journée à Downtown

Ce n'est jamais facile de vraiment voir la ville où on habite depuis un moment. On ne fait plus trop attention aux détails et c'est sans doute pour ça que le flot d'articles diminue par ici.

Heureusement, on a toujours du monde en visite ici, ou je fais visiter la ville aux fidèles lecteurs qui me contactent!
Du coup c'est toujours l'occasion de prendre le reflex autour du cou au lieu de courir comme on le fait d'habitude. Et puis surtout, ça me permet de vous poster des photos, comme si il n'y en avait jamais assez!

Alors voilà pèle-mêle des photos du week-end dernier, principalement Downtown. N'hésitez pas à me fournir vos suggestions!



L'E3 2013, convention center





 Vue du bar le Perch, Pershing Square












Détail du million dollar theatre
Le Bradbury building 




Le LA Times



La mairie et son nouveau parc.






El Pueblo







Les guillemets sont essentiels.



La gare, lieu de nombreux tournages.







Coupe cigare et siège




Little Tokyo









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