Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

lundi 25 février 2013

Die Hard : belle journée pour tuer la licence

En anglais il y a une expression pour désigner les fans les plus extrême de quelque chose : les die-hard fans. Et dans mon cas je suis un Die Hard die-hard fan à savoir un gros fanatique des aventures de John McClane.  Mon film de noël préféré est le premier Die Hard (Piège de Crystal) qui se passe d'ailleurs à Los Angeles. La tour Nakatomi est en fait la tour Fox Plaza située à Century City. La tour était en construction durant le tournage du film et Fox s'est dit que ça ferait un décor parfait pour le film. Autant vous dire que j'étais comme un gamin quand j'ai vu le bâtiment en vrai et que je n'ai pas manqué d'écouter Christmas In Hollis de Run DMC...

La tour Nakatomi/Fox vue depuis Olympic Boulevard dans le film et maintenant

Le deuxième film (Die Hard 2 / 58 Minutes pour Vivre) était un peu moins bon (John McTiernan n'était plus aux commandes) mais comportait son lot de réjouissances. C'était grosso modo "more of the same" et par "more of the same" il faut comprendre "more explosions". Je n'avais vu le premier Die Hard qu'en VHS alors que le second j'étais allé au ciné (et j'étais probablement bien trop jeune pour aller le voir) grâce à ma grande soeur qui m'avait fait entrer en douce. Il manquait surtout un méchant charismatique mais il est dur de passer après Allan Rickman.

Le troisième film, Die Hard With A Vengeance (Une Journée en Enfer), est tout simplement parfait. John McTiernan est revenu aux commandes et a transformé New York en terrain de jeu. Toutes les cascades qu'on voit dans le film et particulièrement la traversé de Central Park en taxi ont vraiment été faites sur place. Samuel L. Jackson est un excellent sidekick et Jeremy Irons joue très bien le méchant calculateur. Tout le film ressemble à un gros jeu vidéo avec des épreuves successives de plus en plus dures. McClane perd le côté "flic normal au mauvais moment au mauvais endroit" pour devenir une sorte de super héros mais c'est un peu logique vu que c'est probablement une légende après les deux premiers films.

Véridique : j'ai déjà posé l'énigme des gallons de flotte à un candidat pour un poste durant un entretien d'embauche.

Life Free Or Die Hard (Die Hard 4 : Retour en enfer) reprend les mêmes éléments : un Bruce Willis survolté, un sidekick un peu paumé mais efficace (Justin Long), un méchant qui organise le braquage du siècle (Timothy Olyphant) et ajoute même un Kevin Smith qui assure les guest stars. Le méchant est cynique à souhait, c'est la surenchère totale niveau action à base de moto pour détruire des hélicoptères et de chevauchée d'avion de chasse et les répliques de McClane font toujours mouche. On sent que le 11 Septembre et la peur du grand méchant Internet sont passés par là mais l'esprit Die Hard est encore un peu là.

Je suis donc allé voir A Good Day To Die Hard (Die Hard : Belle Journée Pour Mourir) les yeux fermés faisant fi des critiques désastreuses en me disant qu'un film d'action c'est comme une pizza ou une partie de jambes en l'air : même quand c'est mauvais, c'est bon quand même. Et bien en fait non. Plantons le décor : John McClane est toujours un flic de New York et il n'a pas vu son fiston depuis quelques années. Quand il apprend que ce dernier a été arrêté à Moscou pour meurtre, il saute dans un avion Aeroflot direction la Russie. Il découvre sur place que son fils est un agent de la CIA qui lutte contre des politiciens véreux/nationalistes/terroristes un peu comme n'importe quel film/jeu/bouquin américain qui comporte de russes.

Le père, le fils et le pas très saint d'esprit

Die Hard cinquième du nom ne se passe donc pas aux US mais en Russie. Ce n'est même pas une question de budget : entièrement tourné à Budapest, le film a quand même coûté 100 millions de dollars et on se demande où ils sont passés. Les effets spéciaux ne sont pas franchement bluffants et il n'y a finalement pas des masses d'action. C'est dur à dire mais on s'ennuie dans un Die Hard... Différent pays mais même McClane ? Pas tellement. Les répliques ne font plus mouche du tout et le fils de John joué par Jai Courtney est de loin le pire sidekick de l'histoire des Die Hard. Leur relation père-fils ne tient pas la route une seconde et ne sert qu'à ajouter des scènes de parlottes inutiles et ennuyeuses sur fond de musique mélodramatique.

Le film a été tourné par des épileptiques accros au café et monté par des cocaïnomanes ce qui rend la poursuite en voiture du film difficilement lisible. Le scénario n'a ni queue ni tête et le méchant n'a aucun charisme. Les motivations des protagonistes sont flous et les retournements de situation sont absurdes. En fait au bout d'une heure on ne souhaite qu'une chose : que ça s'arrête. Plus que les critiques, c'est le nom du réalisateur auquel j'aurais du faire attention : John Moore. C'est le tâcheron qui a réussi à rater l’adaptation de Max Payne alors que le jeu est taillé exactement comme un film d'action. Au final Die Hard 5 est l'épisode de trop, le Indiana Jones 4 de la saga, celui dont on préfère oublier jusqu'à l'existence.
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samedi 23 février 2013

Batman Year One, Miller/Mazzucchelli

On commence avec un très grand classique, mais aussi une nouvelle approche des débuts de Batman, Gordon et Catwoman. C'est aussi la première apparition du détective Sarah Essen.

Ecrit par la légende Frank Miller (300, Sin City ), dessiné par David Mazzucchelli  et publié pour la première fois sous la forme de 4 comics en 1987, l'anthologie sort en 2005 pour devenir l'un des incontournables de toute bibliothèque de comic books qui se respecte (IGN Comics ranked Batman: Year One number 1 on a list of the 25 greatest Batman graphic novels, saying that "no other book before or since has quite captured the realism, the grit and the humanity of Gordon and Batman so perfectly."[1]The website added, "It's not only one of the most important comics ever written, it's also among the best."[2] ).
C'est aussi selon moi celui par lequel on devrait commencer si on décide de se lancer dans la lecture des Batman ( parce qu'il reprend le début :p ).



On suit donc l'arrivée du policier James Gordon à Gotham City, transféré depuis Chicago. Il espère secrétement que sa femme ne soit pas enceinte car il sait déjà que la vermine grouille dans la ville et il ne veut pas élever un enfant ici. Mais son excès de zèle l'a fait atterrir dans l'une des pires villes des Etats Unis pour un flic, même si Flass, un collègue qui vient l'accueillir à la gare, lui explique le contraire. Les flics sont rois ici, oui, mais parce qu'ils pratiquent la violence gratuite et l'extortion, ce qui n'est pas du tout du goût de Gordon.

Bruce Wayne revient lui aussi dans sa ville natale après des années d'exil à parfaire son entraînement de ninja et de détective. Il n'a pas vraiment de plan établi et ne se sent pas encore de taille à descendre dans les rues pour accomplir son destin. Comme dans la plupart des versions, l'inspiration lui vient à la vue d'une chauve souris. Il doit aussi soigner son personnage de playboy, car les soupçons se portent rapidement sur lui. Heureusement, c'est un très bon acteur.



Catwoman quant à elle, travaille dans le Red Light District de la ville, en tant que maîtresse bdsm. Elle affronte Bruce Wayne, pas encore Batman, lors de sa première sortie en civil dans le fond de la poubelle de Gotham City. Elle enfile le costume du chat inspirée par le Batman.


Ce sera aussi la première fois que l'on verra le détective Sarah Essen, avec laquelle Gordon a une amourette.  Elle demandera sa mutation, terriblement mal à l'aise de briser une famille. Elle deviendra plus tard sa femme quand Barbara le quittera, mais bien plus tard!


L'histoire met en place les mafieux de la ville ( la famille Falcone d'abord ), qui sont les méchants avant l'arrivée des super vilains. Batman se fait aussi ses premiers alliés: Gordon et Harvey Dent.

Qui dit excellent comic dit aussi excellente adaptation en animé. En 2011, Batman:Year One sort enfin ( après l'échec d'une adaptation en film en 2000 ), produit par Bruce Timm.



Dans la plupart des graphic novel/anthologies, vous trouverez des extra à la fin, surtout des dessins est des scripts, parfois des dessins ou idées qui n'ont pas été retenus, voire carrément censurés. Là, vous trouverez la toute première planche d'un Batman dessinée par Mazzucchelli en 1966 ( il avait 6 ans ).

Donc si vous ne savez pas par où commencer, c'est l'indispensable.
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mercredi 20 février 2013

Parce qu'on n'a pas froid aux papilles.

Lorsqu'on vient vivre dans un nouveau pays, où que ce soit, il y a un changement auquel on n'échappe pas, c'est la nourriture. Et si il y a un pays qui fait peur de ce point de vue, c'est bien les Etats Unis. Trop gras, trop sucré, blindé d'hormones, trop lourd... C'est au final comme partout, il suffit de bien choisir. Non, les légumes et fruits ne sont pas plus chers et moins bons qu'ailleurs ( et on se fournit en supermarché de base ). Après chacun son avis, mais la bouffe est toujours un sujet sensible ( comme la musique, cf. Boulet ).

Vous vous souvenez peut-être de mon article sur les pires plats des Etats Unis, mais il faut le vouloir pour consciemment choisir ça au restaurant. Là je voulais parler de produits qu'on trouve absolument partout qui ont l'air bizarres ( ce sont surtout des associations inhabituelles ), mais qu'on a adoré.



Les m and m's. Vous en avez forcément mangé, vous êtes peut-être même allés dans une boutique m and m's aux Etats Unis, sauf qu'ici, on a tout plein de goûts disponibles facilement en supermarché. Ceux à la menthe se trouvent quand même plus facilement en hiver. J'en ai trouvé un paquet en plein milieu de l'Utah en août, ils devaient avoir du stock... Sinon mes favoris sont ceux à la noix de coco. A essayer aussi, ceux à la framboise, que l'on trouve chez Fresh and Easy. Ceux aux bretzels et au beurre de cachuètes sont des grands classiques. Parfait pour ramener en France en cadeau.


 Attention piège: ces paquets là ne sont basiquement que des bretzels avec des m and m's.


Les sodas. On a les grands classiques, coca, 7up, Fanta ( mais à plein de goûts différents! Je n'essayerai pas pour vous par contre ), mais on a aussi Mountain Dew, qui est plus caféiné que le coca. D'une couleur jaune pisse nucléaire, c'est devenu mon soda préféré, surtout en début d'après midi pour tenir la journée. Mais sinon, l'idée du siècle, c'est le coca au chocolat, via the Mel's Drive in ( allez à l'original sur Sunset boulevard ). Etrange pendant les premières gorgées, je peux m'en boire deux verres pour faire descendre mon ahi tuna. Si vous en avez marre du classique rot coca-cola, essayez ça ( il suffit de mettre du chocolat en poudre dedans ), comme ça vous aurez l'impression non seulement d'avoir bu du coca, mais aussi un milk shake. Vous trouverez facilement sur google des cocktails de soda. Ils sont parfois affichés sur les fontaines ( c'est à volonté ici ) pour découvrir de nouvelles combinaisons chimiques délicieuses.



Les chips ensuite. Un grand classique américain. Quand le plus étrangement du monde, on ne trouve pas de chips au goût bacon comme en France ( mais quand on leur apprend l'existence de ce produit, l'hystérie provoquée me donne des idées d'entreprise à créer ), on trouve en revanche absolument tous les goûts de chips possibles et imaginables. Les chips au citron nous paraissent totalement normales à présent, et s’accommodent parfaitement avec le guacamole. Tout ce qui est tortillas est entré dans nos vies.


L'autre classique, c'est Honey Mustard. Comment ça, déjà rien que la honey mustard, ça vous échappe? C'est facile, c'est de la moutarde au miel, et c'est absolument divin. Donc des chips à la moutarde au miel, pour changer des traditionnelles chips à la moutarde. 
Le piège: les chips au dill pickle ( cornichon ). C'est horrible, surtout si en l'achetant, vous avez cru que c'était au citron vert et que vous ne vous rendez compte de votre erreur qu'une fois une poignée de chips dans la bouche. Ce n'est jamais arrivé à qui que ce soit, je tiens à préciser.


Plus rigolo et sain, la plaque de chocolat aux chips. Pourquoi plus sain? Parce que ce produit est 100% naturel, fait avec du bon vrai chocolat, pas trop gras (je me répète mais ne mangez pas de chocolat noir si vous êtes au régime, c'est parfois 70% de gras, du beurre de cacao pur! Là c'est 38%, moins qu'une crème glacée), des patates, de l'huile du sel marin. C'est sans gluten et c'est fabriqué entièrement en Californie par un vrai chef qui a fait ses classes à Paris ( Michael Antonorsi pour Chuao chocolatier).
Au final, c'est de l'excellent chocolat avec du croustillant au milieu. Le sel relève tous les chocolats, il faut toujours en mettre une pincée dans les gâteaux. A essayer: le chocolat au chili pepper. Vous pouvez aussi mettre une pointe de tabasco dans un gâteau au chocolat!



Les sandwichs. Vous connaissez tous Subway. Vous connaissez tous les burgers. Pareil, on a arrêté de se battre niveau burgers, allez où vous voulez, on s'en fout en fait :p Mais notre chaîne favorite à nous, c'est the Counter. Build your own burger, qu'ils disent. Vous avez donc en guise de menu une sorte de QCM et des crayons de papier, et à votre imagination! Toutes les combinaisons sont possibles. Comme c'est vous qui êtes en charge, vous obtiendrez forcément le burger de vos rêves. Si non, vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous. Excellent moyen d'enrichir votre vocabulaire en anglais. On vous conseille de prendre ananas et brie. Et demandez un half and half en attendant vos plats! Si on n'a pas de potatoes aux US, on a des frites à la patate douce (à tremper dans de la horseradish mayonnaise). Et niveau bières, amusez-vous aussi.



L'autre restaurant, où vous devez aller si vous passez à Los Angeles et quoiqu'il arrive, c'est le Canter's. C'est probablement le restaurant le plus connu de la ville. Surtout parce qu'il est ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7 depuis 1931. Le Canter's donc, c'est de la bouffe américaine à la source. A la base un restaurant casher, il est toujours arpenté par une majorité de Juifs (en plein Fairfax, l'un des quartiers juif les plus connu de Los Angeles). Mais la nourriture n'y est plus casher. N'oubliez pas de passer par la pâtisserie! Et changez d'avis sur la pâtisserie américaine, là pas de cupcake, et pas de crème.
Et donc, qu'est ce qu'on a en spécialité juive américaine? Le Reuben bien sûr! Un classique, composé de pastrami évidemment, de choucroute et de fromage. Par contre on vous regardera manger, on prendra une omelette ( même si je fonds pour leurs sandwichs, puisqu'ils proposent un pain sans gluten absolument divin!).



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mercredi 13 février 2013

Comic books, la mythologie américaine

Tout comme la BD en France ou en Belgique, les comic books aux Etats Unis font part de la culture générale. Alors quand on débarque ici, on est souvent un peu largué niveau super héros. Mais on s'y mettant rapidement, on peut rattraper parfois 70 ans de retard et apprendre ce que l'on peut considérer comme la mythologie américaine. Mon favori et l'un des plus connus, c'est Batman.

Batman, on a tous vu la série animée qui passait sur la 3 quand on était petits ( pardon pour les autres pays ou générations ). Il faut bien avouer qu'on n'a pas été nombreux à savoir à l'époque qu'avant tout, Batman, c'était du papier et de l'encre (quand c'était plus évident pour Tintin). On peut appeller ça du nerdisme, mais j'ai toujours aimé être à fond dans un sujet en particulier. Je n'ai jamais été fan de BD, sauf d'Astérix, et j'en ai rarement lu d'autres. J'adore les animaux, mais je suis clairement spécialisée en lapins. Je ne joue pas tellement aux jeux vidéos, mais il est rare que je passe une semaine sans jouer à Civilization IV ( pas le V, juste le IV ). J'écoute la même musique depuis mes 15 ans, et quand je découvre un nouveau groupe qui me plaît, je n'aime que les albums sortis avant 2005. C'est pareil pour les comics donc, c'est Batman et rien d'autre, pour le moment.

Et puis il y a de quoi faire avec lui pour commencer!
En effet, Batman fêtera ses 74 ans en mai ( il ne les fait pas, hein ) et les comic books le concernant se comptent en centaines. Donc pour plus de simplicité, et parce que nous avons une vraie vie, on préfère acheter les anthologies des séries terminées. Donc pour des prix variants entre 12 et 30 dollars, vous pouvez trouver facilement des séries complètes, ce qui est beaucoup plus agréable à lire. Il y a aussi des graphic novels, parfois indépendantes des parutions contemporaines. Quand on se jette dedans, on se pose pas mal de questions. Il manque au départ des éléments essentiels à l'histoire et c'est souvent utile d'avoir un Américain sous le coude pour nous expliquer ( comme pour les règles du football américain en fait ). Donc comme il n'est humainement pas possible de lire ou d'avoir lu tout ce qui concerne Batman, on accepte volontiers les spoilers. C'est essentiel pour ensuite pouvoir choisir quelle part de l'histoire on aimerait lire. On a rapidement des préférences, que ce soit pour les artistes, pour la période ou pour les personnages.

Récemment, DC a entamé une nouvelle ère pour les comics ( ça arrive quand on tourne en rond depuis trop longtemps ), appellé le new 52. C'est la première fois que les comics DC ( action et detective comics ) sont remis à 0 depuis les années 30 (je crois qu'on atteignait presque le 900ème numéro). C'est assez compliqué mais en gros, il y a toujours des changements dans la ligne éditoriale, le retour de personnage décédés ou blessés, de nouveaux costumes, un passé qui change constamment (il y a au moins 10 versions de la mort des parents de Bruce Wayne). Mais je peux vous faire un résumé rapide de la très longue biographie de Batman.

Alors tout d'abord, gros spoiler, Batman, c'est Bruce Wayne en fait. Bruce Wayne est le fils unique de Martha et Thomas Wayne, un grand chirurgien philanthropiste millionaire. Le petit Bruce est donc né avec une cuillère en argent dans la bouche et tout semble lui sourire. Mais un jour, ses parents se font tuer sous ses yeux par un braqueur. Les versions divergent, mais il y a toujours des points communs sacrés: le collier de perles de sa mère, la chauve souris comme sujet du film ou de l'opéra qu'ils viennent de voir, l'arme à feu, le petit Bruce qui reste entre les corps de ses parents jusqu'à l'arrivée des policiers ( là encore, l'inspecteur Gordon n'est pas forcément présent dés le départ ).

A partir de ce traumatisme, Bruce se fait la promesse de débarrasser Gotham City de la vermine pour venger la mort de ses parents. Il travaille donc bien à l'école, va dans les plus grandes facultés pour y étudier le droit ( il pense d'abord devenir avocat pour mener sa quête de justice ) et la médecine, mais réalise que les plus jolis diplômes ne lui serviront à rien. Il voyage à travers le monde et apprend les arts martiaux avec les plus grand maîtres. Mens sana in corpore sano, il revient à Gotham City avec la plupart des clefs en main pour accomplir son destin. Il fait copain copain avec Lucius Fox, l'équivalent de Q pour James Bond, un génie en informatique et biologie notamment, qu'il embauche au sein de Wayne corp., l'entreprise qui fait fructifier son héritage. A ses côtés se trouvent également Alfred Pennyworth, le majordome qui fait son ménage, son linge et lui retire les balles qu'il se prend assez régulièrement. Et l'inspecteur Gordon donc, le seul flic potable dans toute la ville. Ce sont ces deux derniers qui maintiennent Batman dans un état de santé mentale relativement normal. En effet, même si Batman est un gentil, il a des petits soucis de bi-polarité et de gestion de la colère.

Il y a là encore plusieurs versions concernant l'origine de la chauve-souris, mais la ligne de conduite est toujours la même: on ne tue pas ( bon par contre, ça arrive qu'on ne sauve pas de la noyade ou d'une chute, faut pas déconner ), on n'utilise jamais d'arme à feu. Cette ligne de conduite est foutue en l'air dans l'un des comic books les plus connu: the Dark Knight returns de Frank Miller. Je ne spoile rien, mais le fait qu'il ne se soit jamais entraîné avec une arme à feu lui coûte presque la vie.

Comme Batman n'a pas de super pouvoirs, il s'en remet donc à ses dons "naturels", à savoir sa force physique d'homme surentraîné, son intelligence hors du commun (il est sans aucun doute le plus grand détective du monde, même si ça consiste souvent à taper sur la gueule d'un peu tout le monde pour obtenir des réponses, ou " la méthode fasciste" ), et ses gadgets que tous les garçons plus ou moins petits lui envient. A savoir, des voitures de malade (Batman rivalise avec Bruce Wayne sur ce point), des costumes qui le rendent pratiquement invincible, des bombes fumigènes en tout genre et des explosifs de différentes forces.

Batman est l'inverse de son pote Superman ( oui, ils vivent sur la même planète et ils sont potes la plupart du temps. Superman a une facheuse tendance à se faire influencer facilement, ce qui le catégorise chez les méchants lorsqu'ils apparaît sur les mêmes pages que Batman ). Déjà, Bruce Wayne se déguise en Batman, quand Superman se déguise en Clark Kent ( enfin, il met des lunettes quoi ). Clark Kent est un boyscout prévisible et ennuyeux ( je n'ai jamais dit que je serai objective, mais Batman l'appelle le boyscout ou l'intello ), quand Batman pète régulièrement un plombs et est totalement paranoïaque. Il dit lui-même lors d'une bataille avec Superman: au fond, c'est vraiment un gars bien, le soucis c'est que moi, je ne le suis pas.

C'est pour ça que Superman fricotte avec le gouvernement quand Batman est l'ennemi public dans une quarantaine d'états. Et aussi Superman n'a pas trop de mal côté coeur, quand Batman est...disons...indécis.
On compte un paquet de petits lots à son actif, de la classique Catwoman, qui à bien du mal à lui donner des idées, on se demande pourquoi puisqu'elle réveillerait un mort sans trop de soucis. En passant par la journaliste Vicky Vale, chiante à souhait et Talia Al Ghul, une p*tasse qui manque de le violer à chaque fois qu'elle croise son chemin. Il craquera au moins une fois, puisqu'elle aura un enfant de lui, Damian, le dernier Robin en date ( un petit con fini, mais il tient de sa mère ). Si ce n'est pas le fils de Bane, en fait. On n'est plus à un retournement de situation près. Aucune ne connait son identité secrète, sauf Catwoman, qui semble victime d'amnésie selon les anthologies, et comme ça arrange l'auteur en fait. Elle aura une fille de lui, mais elle se perd dans les limbes. Faudrait penser à racheter des batcapotes, d'ailleurs.

En ce qui concerne les Robin donc. Le premier et le plus connu, c'est Dick Grayson, l'acrobate dont les parents sont tués devant ses yeux pendant leur numéro de trapèze par un mafieu ( Anthony Zucco ). Difficile pour Bruce Wayne de ne pas craquer, il recueille le petit et se voit obligé de lui révéler son secret. Dick veut également venger la mort de ses parents, et Batman lui apprend les ficelles du métier. Le premier Robin restera aux côtés de son père adoptif jusqu'à la fin de son adolescence où il rejoindra les Teen Titans, sous l'alias de Nightwing. Il reprendra plus tard temporairement le costume de Batman ( quand Bruce Wayne meurt. Temporairement aussi, voir Final Crisis) et deviendra policier ( vous faites le lien avec the Dark Knight Rises? ) avec Timothy Drake en Red Robin et Damian en Red Bird avant le retour de Bruce. Vous pouvez lire ça dans le volume "Black Mirror" où j'ai rarement trouvé un dessin aussi sexy. 

Moi non plus j'écoutais pas :)

Le second Robin, et mon préféré, c'est Jason Todd. Batman le trouve en train de piquer le pneu gauche de sa Batmobile. Une chose en entraînant une autre, il le prend aussi sous son aile. Seulement, la réhabilitation ne marche pas pour tout le monde, et ce Robin est incontrôlable. Terriblement intense et imprévisible, c'est lui qui aura la relation la plus paternelle avec Batman. Seulement, tout le monde n'est pas de mon avis, et après que les auteurs ne sachent plus trop quoi faire de Jason, ils permettent aux lecteurs de prendre une décision radicale, et de voter pour la mort ou la survie de Robin. Les votes négatifs affluent, et Jason est assassiné sauvagement à coup de pied de biche par le Joker. Batman arrive trop tard et se sentira responsable de sa mort pendant très longtemps. Jusqu'au jour où....

Under the Red Hood, l'un des rares animés qui n'est pas issu d'un comic

Le troisième Robin est Timothy Drake. Quand les autres Robin pouvaient rivaliser physiquement avec leur mentor, ce sont ses capacités intellectuelles qui le propulsent sous la cape noire et jaune. OK, il a un peu fait chanter Batman pour en arriver là, mais bon. C'est apparemment la seule personne au monde à avoir découvert les identités secrètes de la Batman family. C'est lui avec lequel vous jouez dans Arkham City ( il a un petit peu modifié son costume ).

Hello, capuchon.
Stephanie Brown ( the Spoiler, son premier alias ), la petite copine de Tim, reprend le rôle de Robin temporairement, mais est virée par Batman. Elle meurt, puis revient, et au final reprend le costume de Batgirl. Apparemment, personne n'a été autorisé à reprendre son personnage dans un comic.
Carrie Kelly est la Robin de Frank Miller dans the Dark Knight returns.
Damian est donc plus ou moins le Robin actuel, sous l'alias Red Bird.

Les ennemis ensuite, si vous ne vous êtes pas endormis.
Le plus vieil ennemi de Batman, c'est le Joker évidemment, un clown meurtirer psychopathe qui ne veut rien d'autre que détruire la réputation de Batman en le poussant à bout perpétuellement. Il tue le second Robin et tire sur la fille de Gordon, Barbara, qui est aussi Batgirl et qui deviendra donc Oracle depuis son fauteuil roulant, et qui sort avec Dick Grayson pendant un moment. Il adore kidnapper et torturer. Il n'est absolument pas doué pour le combat mais supporte parfaitement les coups. Son arme principale, c'est sa folie et sa facilité à manipuler les gens. Il n'a peur de rien et surtout pas de la souffrance physique, ce qui le rend inateignable. Il n'a pas de nom, pas d'âge, on ne connait rien sur lui. Il y a beaucoup de théories sur son passé, mais aucune n'a jamais été validée; il change lui-même de version très régulièrement. Il a assez d'argent sous son matelas pour acheter n'importe qui et n'importe quoi, ce qui peut expliquer pourquoi il s'échappe d'Arkham Asylum à volonté.

Greg Capullo et ABVH pour le new 52

Sa chérie, c'est Harley Quinn ( un jeu de mots qu'il a inventé d'après son vrai nom, Harleen Quinzel, qui se prononce en anglais comme harlequin ). Après l'avoir fait tomber amoureuse de lui pour pouvoir s'échapper une fois de plus de l'asile ( elle était sa psychiatre ), il a bien du mal à s'en débarrasser. Elle a été inventée pour la série télé le 11 septembre 1992, inspirée par une vraie femme. La seule chose qui l'intéresse, c'est que le Joker soit fière d'elle et l'aime, et qu'ils vivent tous les deux heureux jusqu'à la fin. Plus récemment, le Joker se montre effectivement amoureux d'elle mais ils sont séparés la plupart du temps (elle est arrêtée après avoir assassiné les avocats du Joker et il est considéré comme mort après qu'on ait découvert uniquement les restes de son visage, qu'il recolle très joliment dans le new 52). On ne parle même pas de son petit écart de conduite avec Deadshot dans la salle de bains en loosedé, comme si le Joker n'allait pas finir par être au courant. Le classique à lire: Mad Love, de Bruce Timm <3 p="">

Les séries télé semblent complètement fades parfois comparé aux comics. ( Suicide Squad )

Poison Ivy, de son vrai nom Pamela Isley, est une botaniste devenue folle. Elle n'a qu'un seul et unique intérêt: les plantes et la planète. Environnementaliste de l'extrême donc, elle vole de l'argent en grande quantité et tue ceux qui se mettent en travers de sa route pour sauver la Terre. Elle contrôle les hommes par la pensée ( comme si elle en avait besoin ) et les tue d'un baiser toxique.



Catwoman, de son vrai nom Selina Kyle est donc la femme chat. Elle n'est pas folle, ni kléptomane puisqu'elle vole par appât du gain. Par contre elle vit dans son petit monde où tout n'est qu'un jeu, et son jouet préféré, c'est Batman. Elle le fait tourner en bourrique, mais la plupart du temps, c'est simplement lui qui a mieux à faire que de fricoter, et elle ne peut pas supporter ça. Elle passe donc de méchante à gentille selon les histoires.



Les trois sont très copines et ont leur propre série: Gotham city Sirens. Harley Quinn et Ivy ont leur propre série également, ce qui a déchaîné par mal de fantasmes ( Ivy est très probablement amoureuse de Harley ).
L'autre méchant important, c'est Double-face, aka Harvey Dent, procureur général. Un mafieux lui aurait jetté de l'acide au visage pendant un procès, le défigurant. L'accident révèle sa folie. Double-face organise tous ses crimes autour du chiffre deux et de la dualité. Il utilise également le hasard en jouant à pile ou face.
Les autres méchants notables: le Pinguin, le Riddler, Bane, Scarface la marionette, et une mutltitude de mafieux "normaux".

Je continuerai sûrement à parler des comics avec des critiques! Et je reprendrai les lundis Christian Bale.

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lundi 11 février 2013

The Cleveland Steamer

Attention : l'article qui suit est déconseillé aux plus jeunes. Il n'a pas de photos explicites mais c'est quand même assez cru.


Tout a commencé avec cette tasse. Mon patron est originaire de Cleveland (Ohio) et il va régulièrement passer des vacances là-bas. Connaissant mon amour pour le café et les mugs, il m'a offert cette tasse d'un air amusé. Comme je n'avais pas saisi en quoi c'était drôle, il m'a invité à faire une recherche sur Urban Dictionnary. Ce que j'ai évidemment fait...

Le Cleveland Steamer est une position sexuelle particulièrement scato puisqu'elle consiste à déféquer entre les seins de sa partenaire avant d'effectuer une branlette espagnole (titty fuck en anglais). L'expression proviendrait du fait qu'il y a une bande marron sur le casque des Cleveland Browns, l'équipe de foot de Cleveland. Selon d'autres personnes, le Cleveland Steamer est une manière radicale de rompre. Là encore il s'agit de faire caca sur la poitrine de sa partenaire mais cette fois quand elle dort et surtout après il faut se barrer.

Soyons francs. Il est fort peu probable que cette pratique soit courante à part peut-être chez les Allemands. Mais elle nous a appris un truc : les Américains cachent vraiment bien leur jeu. Derrière leur puritanisme affichée et débile allant jusqu'à censurer des chansons à la radio (vous imaginez des tableaux de maître avec des pastilles sur les tétons ?), ils ont un certain penchant pour tout ce qui est sexe déviant et une imagination folle pour inventer des positions extrêmes aux noms rigolos qu'on ne trouve même pas dans les pires hentais. Et la majorité des mes collègues connaissaient le Cleveland Steamer au moins de nom ainsi que ceux qui suivent.


Il n'est pas bien dur de faire preuve d'imagination en faisant l'amour. Ce n'est qu'une combinaison de possibilités entre :
-les différents orifices (vagin/bouche/anus)
-les périphériques d'entrée (pénis/doigts/mains/langue)
-la situation géographique (devant/derrière, de face/de dos, dessus/dessous...)
-la station (assis/couché/debout/accroupi/à quatre pattes)
-quelques accessoires (vibro/menottes/gel...)
sans oublier de porter votre partenaire pour des positions un peu plus enlevées et de faire un peu de yoga pour cultiver la souplesse.

Mais qui est le taré qui a pu imaginer un truc comme le Donkey Punch ? Petite anecdote. Un candidat du Jeopardy a un jour répondu "What is Donkey ?". La vidéo s'est retrouvée sur Youtube et je suis tombé sur mes collègues hilares en train de la regarder. Ne comprenant pas le truc, ils m'ont invité à faire une recherche sur Urban Dictionnary. Ce que j'ai évidemment fait. Le Donkey Punch consiste à sodomiser sa partenaire et pile quand on se sent jouir à lui mettre un coup derrière la nuque. C'est censé provoquer une contraction de l'anus et donc rendre l'orgasme encore meilleur.


Un grand "classique" est le Dirty Sanchez. Ca consiste à mettre un doigt dans l'anus de sa partenaire qu'on prend en levrette et à le ressortir couvert de manière fécale puis des'essuyer sur le visage entre le nez et la bouche lui faisant ainsi une jolie moustache. Une variante consiste à faire la même chose avec son pénis et ça s'appellerait le Dirty Rodriguez. Notez au passage qu'Urban Dictionnary mentionne toujours "sa" partenaire. Il n'est jamais question de faire cela entre hommes ou entre femmes. Une de mes collègues m'a un jour parlé du Shocker. Elle l'a décrit d'une manière très simple : "two in the pink, one in the sink". Je vous laisse imaginer ce que ça donne.

Il y en a un paquet d'autres toujours avec des noms à coucher dehors et toujours sacrément crades et limites. Si vous vous demandez par exemple quel est l'origine du Shirley Temple, sachez qu'à la base c'est un cocktail composé de soda au gingembre et de grenadine. Du coup on devrait plutôt utiliser du Canada Dry au lieu du 7 Up. Généralement plus le nom a l'air innocent et plus l'acte est dégueu. Au fond cela ne nous étonne pas tant que cela. Les Américains ont beau être puritains, ce sont aussi les plus grands producteurs au monde de porno. La majorité est même tourné ici à Los Angeles ou précisément dans la San Fernando Valley que certains ont d'ailleurs rebaptisé la Silicone Valley en référence aux implants mammaires des actrices.

C'est à peu près tout. On espère que vous avez lu cet article après avoir mangé et que vous passerez une bonne Saint-Valentin !
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lundi 4 février 2013

La culture du pourboire en Californie

Quelque chose qui surprend toujours nos invités quand ils viennent à LA est le fait qu'il faille lâcher en permanence des pourboires pour tout et n'importe quoi. Certains le prennent bien et d'autres refusent de jouer le jeu (merci de nous faire raquer pour que nous puissions retourner dans nos resto préférés). C'est pourtant ainsi que le système fonctionne. Ca met un peu (voire beaucoup) de beurre dans les épinards de ceux qui font des boulots pénibles payés au SMIG. Ca rend aussi les serveurs aimables et efficaces (ouais, ça aussi ça fait drôle les premières fois...). Accessoirement, si vous laissez un bon pourboire, les gens se souviendront de vous et seront d'autant plus aimables. Et puis pensez aux clients d'après. Si votre serveur n'est pas sympa, c'est peut être parce que les clients d'avant ont été insupportables et se sont barrés sans laisser de tip. Enfin même un gros tip ne vous donne pas le droit d'être désagréable. Le client est roi quand il se comporte comme un prince...

Mais à qui et quand doit-on donner des pourboires (tips en anglais) ?

Le service n'est pas compris

Quand vous recevez un service complet, il est d'usage de donner entre 15 et 20% du montant hors taxe selon la qualité du service. Cela comprend :
-restaurants : uniquement ceux où vous commandez à table et donc où vous avez un serveur. 15% est un minimum. Si le serveur vient régulièrement voir si tout va bien et re-remplir vos verres d'eau/de soda, 20% est recommandé. A noter que si vous êtes 6 ou plus, les restaurants ajoutent généralement automatiquement 18% de service
-taxis : les taxis sont rarement indépendants à LA donc le montant de la course va rarement directement dans la poche du taxi. Même si c'est le cas, les pourboires sont nets d’impôts donc c'est toujours sympa. 20% est une bonne moyenne
-massage/tatouage/coiffeur : là encore, le montant "normal" va dans les caisses de l'entreprise et le tip dans la poche de celui qui vous a procuré le service. Tippez à 20% surtout si vous comptez revenir.
-guides touristiques : assez aléatoire. Je dirais 5$ mais si le guide vous a raconté l'anecdote du siècle et vous a pris 50 fois en photo devant chaque endroit vaguement intéressant, montez à 10.
Ca vous semble probablement beaucoup, mais à Rome on fait comme les Romains. Si vous avez fait l'erreur de seulement laisser votre petite monnaie à la serveuse le premier jour car vous ne saviez pas comment calculer le pourboire ( et que vous avez aterri ici, bienvenue! ), retournez-y le lendemain et doublez le pourboire en vous excusant. On ne vous conseille pas de retourner dans un restaurant où vous êtes partis sans rien laisser auparavant, ils vont parfaitement se souvenir de votre tête. Au mieux ils vous refuseront le service, au pire, ne commandez pas du poisson ce jour-là.

Petits services

Chaque fois que vous commandez, payez et recevez quelque chose au comptoir, il est aussi d'usage de laisser un pourboire. Par exemple :
-bar : comptez 1$ par verre. Si vous avez commandé un truc vraiment compliqué (genre un super cocktail), vous pouvez monter jusqu'à 2$
-restaurants/fast food avec service au comptoir : le service est quasiment inexistant mais il y a toujours une "tip jar" (un bocal à pourboire) si vous vous sentez d'humeur généreuse. C'est un bon moyen de se débarrasser de sa petite monnaie. Après c'est aussi à votre appréciation. Si vous avez commandé pour tout le groupe, que vous avez changé 36 fois d'avis et que vous avez du répéter 3 fois chaque mot à cause de votre accent, un petit billet de 5 n'est pas du luxe.
-casinos : il est d'usage de laisser quelques jetons au croupier si vous jouez au poker ou au black jack. Ca dépend beaucoup de combien vous gagnez.

Hôtels

Dans les hôtels on reçoit plein de petits services et il est d'usage de tipper une bonne partie d'entre eux. Encore une fois tout cela est donnant/donnant : si vous voulez que les gens prennent soin de votre chambre/bagage/voiture, ne soyez pas pingres.
-bagages : si vous laissez quelqu'un porter vos bagages, donnez un ou deux dollars par bagage.
-femme de chambre : donnez aussi un ou deux dollars par jour à votre femme de chambre. Montez à 5 si vous avez transformé votre lit en élevage de porcs et que vos fringues sales traînent par terre.
-concierge : si le concierge vous a obtenu des billets pour un concert sold out ou une table dans un restaurant super prisé, un petit billet de 10 est de rigueur.
-parking : donnez deux dollars au valet qui va chercher votre voiture au parking si vous vous êtes garé au valet parking.

Demandes de service

Dans certains cas, vous pouvez demander un service supplémentaire et évidemment payer pour l'obtenir.
-vous arrivez dans un restau super blindé et vous voulez une table. Un petit billet discret au maître d’hôtel et vous pourrez peut-être l'obtenir plus vite
-risqué : un installateur du câble vient chez vous et vous lui filez un billet pour qu'il débloque certains services que vous ne payez pas.
-vous faites du stop/vous avez crevé une roue/vous avez été mordu par un zombie et un gentil samaritain vient vous dépanner. Proposez une compensation financière. Par exemple offrez de payer l'essence si la personne vous conduit quelque part.
-faire sauter une contravention : un flic vous a grillé et s’apprête à vous coller une prune. Un petit bill... Non je plaisante. Ne faites jamais cela. C'est un coup à finir en prison. Les membres de la fonction publique n'ont pas le droit d'accepter de pourboires.
Par contre un sourire et votre pire accent français peuvent marcher.
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vendredi 1 février 2013

Où s'installer pour vivre à Los Angeles?

Tout d'abord, pour trouver des logements courte, moyenne ou longue durée, vous pouvez passer par Airbnb et Craigslist. Ensuite il y a des tas d'agence immobilières, comme westside rental.
N'hésitez pas à nous contacter si vous cherchez une chambre par chères pour quelques jours :)

C'est évidemment une question clef quand on sait que l'on va vivre à Los Angeles: Où vivre? La ville est effectivement gigantesque et passe du ghetto au grand luxe en quelques blocks seulement ( comme toutes les villes vous me direz... C'est pareil à Paris et même à Versailles. ).
Alors je ne sais jamais vraiment quoi répondre lorsqu'on me pose cette question...

Il y a des points essentiels à prendre en compte que les gens oublient de me préciser:
- votre budget tout d'abord. Si vous êtes stagiaire ou étudiant, vous n'allez pas chercher la même chose qu'une famille avec 3 enfants dont les deux parents sont en fin de carrière dans une grosse boîte.
Les premiers vont plutôt se diriger vers des colocs, surtout pour faciliter les choses dans un premier temps, quand les seconds seront très probablement aidés par leur entreprise et avoir un tas d'avantages liés aux expats Français. Le prix des loyers à Los Angeles et ici aussi 
- votre moyen de locomotion. Si vous pensez avoir une voiture rapidement, c'est l'idéal ( là encore, on blâme Los Angeles pour être une ville où la voiture est obligatoire, mais tout d'abord, oui, c'est pratique d'y avoir une voiture, mais c'est possible de ne pas en avoir et de s'en sortir. Secundo, à part Paris et la plupart des grandes villes de France, je ne connais pas beaucoup d'endroits où on peut se passer d'une voiture, surtout à la campagne. Et vu le prix du train en banlieue parisienne, avoir une voiture va vite devenir rentable ). Sinon, cherchez absolument quelque chose près d'une ligne de métro et/ou de bus. N'oubliez pas que vous pouvez emporter vos vélos avec vous sur les bus rouges. Pour louer une voiture longue durée, le moins cher cher que vous trouverez partout, c'est Super Cheap car rental. Si vous comptez acheter une voiture d'occas pas chère, déjà ça va être assez long de trouver quelque chose de potable, et ensuite justement, vous pouvez vous faire avoir. Notre première voiture, une occas à 5000 dollars nous a lâché au bout de 6 mois. C'est vraiment de l'argent foutu en l'air.
- vos goûts personnels. Si vous êtes du genre à courir les bars tous les soirs, si vous voulez aller au cinéma régulièrement sans avoir besoin de faire une heure de transport, si vous faites du jogging, si vous n'avez jamais vécu loin de la mer... Je ne peux pas décider pour vous les amis!
- le plus important: L'endroit où vous travaillez. C'est peut-être déjà votre cas actuellement, mais lorsque l'on vit à Los Angeles, il y a de grandes chances d'être bloqués dans les bouchons assez régulièrement. Enfin il y a bouchons et bouchons, vous ne resterez jamais bloqués comme sur le périph sans que ça bouge. Si ça arrive, c'est qu'il y a un accident plus loin. Dans tous les cas, quoique vous choisissiez, il faut que vous viviez le plus près possible de l'endroit où vous travaillez (si possible à pied ou à vélo, comme Ben! ). C'est un luxe inestimable ici. Ensuite, reste à calculer si vous pouvez vous permettre un loyer un petit plus élevé compte tenu que vous utiliserez peu votre voiture au quotidien, voire pas du tout.

Je vous avoue que tout ceci me paraît d'une logique implacable, et que la même liste s'applique dans toutes les villes du monde. Los Angeles n'est pas vraiment différente d'une autre ville. J'imagine que les gens ont peur de se retrouver dans un quartier géré par un gang avec balles perdues etc... Mais si vous allez sur place pour visiter, vous vous rendrez bien compte du type de quartier dans lequel vous êtes.
De toute façon en arrivant ici, une fois que vous aurez décidé d'un loyer moyen, d'une zone en général, il ne vous restera qu'une chose à faire: chercher.
Là, depuis votre pays, vous pouvez déjà chercher en ligne, par exemple sur Craigslist. N'envoyez jamais d'argent en avance et attendez d'être sur place pour voir l'endroit et/ou les colocs.
Prévoyez donc une ou deux semaines d'hôtel pour démarrer, ou trouver quelque chose sur Airbnb, pourquoi pas. Egalement, vous pouvez simplement vous balader dans une rue qui vous intéresse et noter les numéros de téléphone sur les affiches devant les appartements ou maisons à louer. Sachez que la taille du logement est très rarement signifiée. De toute façon ce sera en square feet, à vos calculettes!
En théorie, vous n'aurez pas de credit score en arrivant ici, donc il se peut que le propriétaire refuse simplement de vous louer son logement, car il n'a pas de garantie de paiement. D'où l'intérêt de trouver une coloc, dans un premier temps si vous n'aimez pas trop ça, et si vous n'avez pas les moyens de payer le deposit (on pourra vous demander deux fois le loyer en garanti, ça fait vite une somme à avancer).

Pour vous meubler, je vous conseille encore Craigslist, et sinon Ikea ( la livraison à domicile peut plus valoir le coup que la location d'une camionnette et qu'une journée perdue là bas ).

Je vous conseille ce site pour voir les différents quartiers de Los Angeles, le taux de criminalité, l'éthnicité, les écoles etc...


Downtown Los Angeles:
Comme son nom l'indique, Downtown Los Angeles est le centre-ville/quartier des affaires de Los Angeles. Très diversifié, là encore, vous passerez du plus pur ghetto que même les plus costauds de mes amis traversent en courant, aux grands loft réhabilités récemment avec piscine et héliport sur le toit. Dans tous les cas, il y a une constante: le bruit. Ce sont majoritairement des buildings, souvent anciens. Imaginez une rue bordés de bâtiments hausmaniens à Paris, c'est un peu le même genre de chahut. Les loyers y varient donc énormément. Vous y trouverez majoritairement des immeubles de bureaux et administratifs et des bars et restaurants populaires. C'est donc assez mort, sauf le week-end en soirée. Les petits commerces étant gérés par la population latino ( catholiques ), le dimanche est vraiment mort et tout est fermé. Vous trouverez de l'animation à El Pueblo où les habitants se retrouvent pour danser et manger après la messe. 
Les avantages de Downtown: si vous devez prendre les transports, c'est très centralisé. Il y a Union Station, la gare de Los Angeles, le métro et les bus. Un tramway est en projet! C'est aussi vraiment très joli et je vous conseille d'y faire un tour si vous voulez des trucs pas cher ( je trouve les mêmes vêtements que dans des grands enseignes mais pour une fraction du prix. A voir aussi: le marché aux puces d'American Apparel dont les produits sont fabriqués sur place puis envoyés dans le monde entier ). C'est un quartier en plein essort aux loyers modérés pour le moment. Ca devient donc assez bobo et arty. D'ailleurs, si vous êtes un artiste, c'est l'un des quartier que je vous conseille vivement de visiter. 
Les moins: le bruit; ça peut craindre à la nuit tombée. Je ne conseille pas trop à une femme seule.

Pasadena:
Situé dans les Verdugos, avec Glendale et la Cañada, Pasadena est absolument adorable et l'un des endroits à ne pas manquer si vous venez à Los Angeles. Toutefois, c'est très familiale, et vous allez probablement vite vous y ennuyer. Idéal si vous travaillez à Caltech, à éviter si vous comptiez aller à la plage tous les week-end.
Vous pouvez toujours facilement vous rendre à Downtown pour sortir!

Hollywood
Haaaa Hollywood! C'est le premier mot qui vient en tête quand on parle de Los Angeles. Bien sûr c'est un endroit mythique que vous ne pourrez pas éviter de toute façon.
Mais y vivre c'est autre chose. Là encore, tout dépend de l'endroit exact que vous choisissez. Mais dans l'ensemble, les bâtiments sont vieux et mal entretenus, c'est assez bruyant. La population est assez pauvre. Même si le quartier et surtout Hollywood boulevard ont été bien nettoyés, il reste toujours une part de glauque passé les paillettes. Hollywood est devenu une idée du glamour ou un adjectif peu glorieux, le quartier qui porte le même nom à bien du mal à se remettre de la période sombre des années 70 à 90.
L'avantage: c'est bien desservi et central. Il y a vraiment des rues très sympa, mais j'imagine que les loyers augmentent dans ces coins là.

Les Santa Monica Mountains
Situées comme leur nom l'indique, dans les montagnes de Santa Monica, elles comprennent notamment Malibu. Donc pas besoin de vous faire un dessin: le salaire moyen là compte 6 chiffres, l'âge moyen est de 40 ans, et 80% des habitants sont propriétaires de leur logement. Beaucoup de stars vivent là, leurs grandes demeures isolées dans les montagnes. Si vous comptez vous installer ici, vous n'avez sûrement pas besoin de mon aide! L'histoire du communautarisme ici est très intéressante, mais si ça vous intéresse, je préfère vous conseiller des lectures plutôt que de me lancer dans des explications!

Westside
Encore une zone assez diversifiée ( les quartiers centraux étant les moins bien fréquentés ). Au Nord, les fameux Hills, avec Bel-Air évidemment, mais aussi Brentwood, un autre quartier favorisé par les stars ( c'est là que vous en croiserez le plus, avec Santa Monica ), et les villes de Santa Monica, Marina Del Rey, Beverly Hills et Culver City. Tous les âges et tous les salaires se mélangent, mais vous serez bien situé quoique vous choisissiez. Les loyers reste relativement élevés, c'est à dire ceux d'une grande ville. C'est donc à vous de fouiller si vous souhaiter vous installer dans ce coin.

Eastside
Quartier pauvre à très pauvre à très grande majorité latinos. Ca craint. Vous n'aurez rien à y faire en théorie. Sauf si vous aimez marcher sur des seringues et enjamber des sans-abris ( je l'ai fait, je l'ai vu, rangez vos insultes ).


South Los Angeles
Le Sud de Los Angeles abrite les quartiers latinos et noirs très pauvres. Là encore, passez votre chemin. Même si vous souhaitez visiter les Watts towers, garez vous le plus près possible, fermez votre voiture sans rien laisser de valeur à l'intérieur, et dépêchez vous. C'est à peu près la même chose au Sud Est. La situation s'améliore quand vous descendez encore plus au Sud ( le quartier de Cerritos, majoritairement habité par des Asiatiques à moyens/hauts revenus vivant en familles ).

Los Feliz and Silver Lake
Silver Lake est plutôt à majorité latino quand Los Feliz est habité majoritairement par des Blancs.
Les deux quartiers sont très populaires, à loyer modéré, résolument bobo. Ils sont hantés par des jeunes célibataires branchés. Si c'est votre cas également, vous devez jeter un coup d'oeil par là!

South Bay
Soit le long des plages vers le Sud, à peu près depuis l'aéroport jusqu'à la limite de Long Beach. Là encore, beaucoup de diversité, que ce soit ethnique ou de revenus.
Lennox par exemple, est un quartier latino pauvre et jeune, très densément peuplé.
Rolling Hills à l'inverse est un quartier blanc, vieux et très riche.
Inglewood ( à côté de l'aéroport ) est un quartier où beaucoup de gens travaillent. Ce n'est cependant pas l'endroit où vivre. Encore une fois, un quartier pauvre. Vous vous en rendrez vite compte si vous vous perdez     en sortant ou en allant à l'aéroport.

San Fernando Valley
La vallée peut être un bon compromis. Si vous y travaillez, c'est parfait! Si vous n'y travaillez pas, la vallée peut rester une option pour obtenir un loyer bas dans une zone qui n'est pas un no man's land.
Le soucis reste les bouchons, que vous aurez du mal à éviter aux heures de pointe si vous passez du bassin de Los Angeles à la vallée.
Là encore, des quartiers très diversifiés mais familiaux. Risque de rapidement vous ennuyer si vous êtes jeune et célibataire. Selon moi idéal si vous venez en famille et que vous n'avez pas une paye mirobolante. Il y a fait très chaud l'été, plus que dans le bassin.

Et puis enfin, tout "le milieu": Central L.A. (qui comprend Hollywood et Downtown, mais c'est mieux de découper )

West Hollywood est le quartier gay de la ville. Vous y trouverez une grande majorité de Blancs, très jeunes, célibataires ( et curieusement beaucoup de femmes divorcées également! Je les comprends ). Ca bouge donc beaucoup. Ce n'est pas vraiment familial et il y a peu de verdure, le parking est compliqué.
Hancock Park, Larchmont et Windsor Square sont les quartiers chics ( c'est là qu'à été tourné en partie the Artist ). Pas la peine de chercher l'amour là, ce sont principalement des couples et familles qui vivent ici. Avec la proximité de Koreatown, il y a environ moitié de Blancs et moitié d'Asiatiques. Koreatown d'ailleurs, et un quartier qui est censé craindre, mais que j'aime assez bien malgré tout. Malgré son nom, c'est une majorité de Latinos qui y vivent. Vous aurez tout de même l'impression d'être en Corée. Les loyers y sont peu élevés, mais ce n'est pas très joli.
Pour le reste, mid-Wilshire, mid-City, Fairfax et Beverly Grove ( où nous vivons ) est très diversifié. 
A mid-Wilshire par exemple, ethniquement parlant, vous trouverez à parts égales Blancs, Latinos, Noirs et Asiatiques. Ce n'est pas le quartier le plus sûr, mais c'est loin d'être moche et dense. C'est ici que se trouve little Ethiopia, d'où la population Noire que l'on trouve à cet endroit ( des Juifs Ethiopiens donc -voir falashas sur wikipedia ). Les loyers et les âges varient. A mid-City, le revenu annuel baisse certainement. C'est un quartier noir/latino.
Et Beverly Grove enfin, quartier blanc à revenu haut/moyen, composé surtout de célibataires. C'est là où nous vivons, si vous voulez voir des photos, vous pouvez chercher "Miracle Mile" sur le blog!

Evidemment, c'est un point de vue global pour vous donner une idée. Le choix du quartier est donc important, pour ne pas vous ruiner, pour vous sentir en sécurité, pour éviter de passer des heures dans la voiture et pour avoir un cadre de vie qui vous correspond, car Los Angeles a un petit nuage qui correspond à chaque ange qui y vit!
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