Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

lundi 12 août 2013

Elysium

En 2154, le monde est divisé en deux : les pauvres vivent dans un dépotoir géant appelé la Terre et les riches se prélassent sur Elysium, une station spatiale tout confort disposant de machines capables de soigner n'importe quoi. Des clandestins arrivent à s'infiltrer dans Elysium pour être soigné de cette manière. Max bosse à la chaîne dans une usine de robots à Los Angeles. Suite à un accident, il lui faut absolument se rendre sur Elysium pour être soigné.

La deuxième grosse production de Neill Blomkamp reprend pas mal d'éléments de District 9 : de l'anticipation dans un futur dystopien, un type ordinaire qui devient un héros suite à un accident, les mêmes thèmes (immigration et lutte des classes cette fois teinté d'accès aux soins), des combats avec des super-flingues... Seulement avec nettement moins de succès. Alors certes Neill Blomkamp nous fait comprendre qu'il est des nôtres (les nerds) en mettant des ninjas avec des exo-squelettes et des champs de force sur Halo et en détruisant des robots avec kalash à balles explosives mais ça ne suffit pas à faire un bon film.





Tout d'abord le montage n'a ni queue ni tête et l'action est assez dure à suivre. Tout y passe : les plans en première personne, les plans en shaky cam, les plans de coupe avec trois points de vue différents, les plans "images satellites"... le tout en enchaînant 50 plans/s avant de tout arrêter pour proposer 20s de slow mo. Sharlto Copley (qui jouait le héros de District 9) a forcé son accent afrikaner et est incompréhensible. Matt Damon en fait le minimum vital et Jodie Foster fait du Jodie Foster à base de "je suis intelligente et froide et je parle français". Mais le plus triste est l'overdose de bons sentiments à grand renfort de musique hans zimmerienne, le pire étant la fin destinée à faire croire au public au peu con qu'il y a de l'espoir dans ce bas monde en y allant au rouleau compresseur.

On sent que le père Neill s'est déjà fait dévorer par Hollywood et a du accepter des gros compromis pour faire son film. C'est dommage car la DA est sympa et on ne s'ennuie pas mais ça aurait pu être tellement mieux. J'aurais mieux fait de squatter l'appart' d'un pote qui a AMC et de regarder Breaking Bad.
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3 commentaires:

  1. Bon, j'hésitais à aller le voir .... ton billet régle le probléme ;)

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  2. Et bien franchement je n'irai pas le voir !!

    Par contre hier soir je suis allé voir American Nightmare (The Purge chez vous :p) et c'était vraiment pas mal !!!

    J'ai été étonné et je m'attendais à une daube mais là, allez le voir, du suspens, des rebondissements, etc... Et surtout une ambiance prenante, toute la salle était en stress :p !

    Non franchement chapeau les américains pour ce film :p

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  3. Dommage que Neill Blomkamp soit déjà poli par les rouages du conformisme hollywoodien. J'avais beaucoup aimé district 9 justement parce qu'il s'en demarquait. J'adore la SF et je suis souvent déçue par le côté standardisé des grosses productions, alors que la richesse du genre réside précisément dans l'étendue de ses possibilités. Que dire sinon que tu confirmes ce que je craignais quant à ce film.

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