Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

lundi 13 mai 2013

Gatsby Le Magnifique

"Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway (Tobey Maguire) quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby (Leonardo DiCaprio), qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy (Carey Mulligan) et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats."


Je me suis permis un petit copier-coller depuis Allocine pour le résumé du film car il dépeint à merveille les qualités et les gros défauts du film. Mais reprenons au début. Gatsby Le Magnifique c'est d'abord un roman de F. Scott Fitzgerald et il ne l'a pas écrit à New York. Il l'a écrit bien tranquille sur la côte d'Azur probablement en sirotant un pastis. C'est devenu un classique de la littérature américaine qui a adapté de nombreuses fois au cinéma, l'adaptation la plus populaire étant celle de 1974 avec Robert Redford dans le rôle de Gatsby. Pour la version de 2013, c'est un autre blondinet qui s'y colle en la personne de Leonardo Di Caprio. D'ordinaire un très bon acteur, le pauvre Leo en fait trop fois trop pendant ce film comme d'ailleurs tout le reste du cast. On dirait presque du cinéma muet. Le voir passer de Django Unchained à cela est bien triste. Tobey Maguire est parfait dans le rôle du benêt qui ne sert à rien et d'ailleurs, un fois qu'il a joué son rôle d'entremetteur, il ne sert plus à rien à part à être un narrateur pesant et pompeux histoire que le spectateur neuneu comprenne bien qu'il écrit un livre sur cette histoire.

C'est bien cela le problème. Quelle histoire ? "Amours impossibles" ? "Rêves d'absolu" ? "Tragédies ravageuses" ? Que nenni ! Les deux "amoureux impossibles" ne sont pas des esclaves ou des membres de gangs rivaux. Ce sont deux jeunes gens bien blancs et riches même si la fortune de l'un est un peu douteuse. Ils habitent dans deux somptueuses baraques l'une en face de l'autre qui ne sont séparées que d'un bras de mer. L'un est célibataire et l'autre n'aime pas son mari et sait qu'il est infidèle. On se doute dès le départ qu'il n'y aura pas de fin heureuse même il n'y a pas vraiment de raison pourquoi cela n'arrive pas. Les dialogues sont assez plats et on ne s'attache pas aux personnages.



Si vous faisiez confiance au réalisateur Baz Luhrmann (Roméo + Juliette, Moulin Rouge) pour vous en mettre plein la vue, c'est réussi et c'est même franchement trop. La fête est aussi assourdissante pour le spectateur qu'elle l'est pour ses participants. La réalisation est très fatigante et abuse d'effets de montage et de plans de coupe bien trop rapides le tout à grand renfort d'effets spéciaux qui font assez faux. Comme le film a été tourné en 3D, Baz c'est fait plaisir sur les confettis qui volent, les zooms profonds et rapides et les travellings vus de dessus. La musique est à l'image de l'ensemble : trop fouillis, tout le temps, trop présente. La production a opté pour un mélange curieux de hip hop/swing avec des versions trop arrangées de morceaux connus.

A force de partir dans toutes les directions, le film n'arrive n'est satisfaisant sur aucun plan. Il y a quelques belles images servies par une jolie photographie mais ça n'arrive pas à nous faire oublier le visage constamment crispé de DiCaprio, le côté fourre-tout de l'ensemble ou le fait qu'on se moque un peu de tous ces gens riches avec de faux problèmes...
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4 commentaires:

  1. Tu as su trouvé les mots parfaits, justes, ... exprimé ce que j'ai senti en voyant le film.
    Avais-tu vu la version de 74 ? Moi non.

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    1. Il y a longtemps et j'en ai pas un souvenir impérissable.

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  2. J'ai eu un ressenti bien different en le voyant hier, je me demande si c'est la partie "time capsule" de New York qui y est pour beaucoup... mais j'ai passé un excellent moment a ma grande surprise. Et j'ai trouvé Di caprio et Mac guire tout a fait convaincants chacun a leur maniere... Honnetement, je le recommande ne serait ce que pour cette folie de NY dans les années 1920 dont on voit et ressent encore les nombreuses traces dans la vie de tous les jours quand on y habite!

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  3. j'ai beaucoup aimé Dicaprio ici car il a le rôle du "couillon de la farce" (dixit mon copain)et le seul rôle développé du film (je sauve la scène de Dicaprio trempé aussi)
    Si j'ai été Isla Fisher (la rousse) ,je porterais plainte contre le réal' car elle est moche et plus vulgaire que gouailleuse sinon Carey Mulligan est jolie,son mari méchant et Tobey Maguire est mal casté (trop vieux)avec un rôle insipide
    Le film est à la fois trop linéaire ( avec la voix off au cas où tu ne comprends pas ce que tu vois) et indigeste (trop dorures,paillettes,trop de musiques ,de fringues Prada...) pour moi

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