Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

vendredi 26 octobre 2012

Roller Derby, mes entraînements avec les L.A. Derby Dolls

La première fois que j'ai vu un match de Roller Derby, c'était du flat, c'était les Angel city derby girls à Culver city et c'était un match amical pour le 4 juillet 2011. Une de mes amies a un coup de foudre et décide d'aller essayer quelques cours chez les Derby Dolls ( probablement le club le plus connu du monde ) mais elle laisse tomber assez rapidement pour un club plus près de chez elle, et en flat. Si je ne me trompe pas, c'est le seul club avec une piste banked ( penchée ) à Los Angeles.

Le roller derby est un sport assez violent, impressionnant et parfois dangereux. Les filles ( surtout en Californie ) ont toujours des tenues délirantes, parfois sur un thème ( les flics, les girl-scouts... ), des tatouages, toujours des mini short qui défient la bienséance et des grandes chaussettes pour souligner ce qu'il faut. Pour les règles, voir le lien juste au-dessus.


Je prends beaucoup de temps à me décider. Déjà: le prix des patins et de l'équipement ( je suis encore sur des protections cheap, mais vu que tout est déjà dégommé, j'aurai dû prendre du cher dés le départ ). Et puis ensuite, toujours ma peur irrationnelle de la nouveauté ( et surtout des nouveaux gens ). Je ne suis pas fan de sport, parce que je ne suis pas douée ( des années de gym intensive ont flingué mon endurance. A l'école, je courrai à la traîne avec les obèses et les asthmatiques et....les autres gymnastes... ), parce que je n'aime pas du tout travailler en équipe et que je n'ai aucune aptitude à la compétition.
Donc tout était contre moi, surtout le fait que je ne sais pas patiner ( comme tout le monde, j'ai eu des fisher price qui ne roulaient pas quand j'avais 4 ans, et j'ai fait beaucoup de roller, mais ça n'a rien à voir, CROYEZ MOI ).
En bref, j'ai mes patins pour Noël. Ils sont un peu trop grands, mais je les chausse et apprend doucement a patiner au bord de la plage. Je tombe beaucoup, sur le cul comme une bonne vraie débutante. Sans endurance, j'irai plus vite sans patins.
Arrive le jour J et le premier cours, je tiens a peine sur mes patins, déjà parce que je n'en ai fais que 5 fois peut-être, et aussi parce que je suis stressée. On est pas mal de débutantes car il y avait un groupon. Je pense être la seule rescapée, je n'ai plus revu les filles avec lesquelles je suis tombée maintes fois cette première semaine.
Donc j'ai tenu le coup et j'y suis allée religieusement chaque semaine ( sauf les dernières semaines où j'étais en vacances ) y allant le dimanche lorsque j'étais malade le mercredi.

Chapitre 1, vaincre ses peurs:
Au début donc, c'est assez dur et éprouvant. Lors du premier cours, je n'avais pas de bonnes protections. J'avais emprunté des protège coudes et genoux au club, j'avais mon casque et mon protège dents. Mais j'avais gardé mes protège poignets a deux balles. Je tombe vers la fin du cours et me fait affreusement mal. Ma première pensée: je me suis cassé le poignet, c'est mort.
Je suis au bord de tomber dans les pommes. Une heure plus tard, il a doublé de volume (j'ai des petits poignets ). Ca prendra deux semaines pour que ça guérisse ( ensuite, un petit bout d'os bizarre mais pas douloureux restera là et disparaîtra ) mais je vais quand même au cours, avec de vraies grosses protections. Et surtout, j'apprends à ne plus tomber sur mes poignets, comme une noob.
Habituer le cerveau à ne plus avoir peur est une étape cruciale. Avec le temps on se jette sur les genoux car on apprend à avoir confiance en nous et en nos protections. On ne tombe rapidement plus sur le cul ( de toute façon, après deux ou trois fois et la douleur saisissante qui remonte dans les côtes, on trouve des solutions ).
On doit donc au bout d'un moment apprendre a ne plus tomber ou se faire mal dans la tête avant que ça n'arrive en vrai ( la partie "ne te laisse pas tomber dés que quelqu'un te touche" n'est pas encore bien acquise chez moi ).


Chapitre 2, apprendre la confiance:
La confiance va avec la peur. Il y aura toujours une fille ( des filles dans mon cas ) meilleures, voire bien meilleures. Elles skatent peut-être depuis qu'elles ont 10 ans car c'est plus populaire qu'en France ( les patins à roulettes ont été inventé à Chicago ), s'entraînent au roller derby depuis peut-être 5 ans... Elles se retrouvent dans les cours pour débutants car elles se sont blessées et doivent reprendre de zéro, parce qu'elles ont changé de club, ou parce qu'elles ne sont pas encore entrées dans les freshmeat ou sont en attente d'intégrer une équipe.
Bref, le cours pour "débutant", c'est un leurre. Vous aller vous faire rouler et pousser dés le départ, et la prof vous lancera un regard noir quand vous jetterez l'éponge et irait doucement skater sur le flat au milieu.
Vous devez avoir confiance en vous, car un jour, vous arriverez à freiner naturellement, à ramasser votre bouteille d'eau sans tomber et à aller aux toilettes en patins sans vous imaginer mourir là dans une mare de sang, votre tête ayant heurté la porcelaine ( comment ça "je fais dans le drame"? ).

Sur les murs des toilettes
Vous aurez aussi soudainement confiance en vos camarades de classe. Elles sont meilleures que vous ce qui veut dire qu'elles savent vous éviter sur la piste si vous tombez ou si vous déambulez comme une âme en peine.
Et puis, vous serez définitivement rassuré quand en dehors de la piste, elles vous diront que vous avez fait un super entraînement, que vous vous êtes bien amélioré et que vous ne devez pas laisser tomber.
Et effectivement, vos efforts paieront rapidement.

Chapitre 3, la douleur tu oubliera:
Comme pour tous les sports, vous aurez votre lot de modifications physiques visibles assez rapidement, vous aurez votre lot de courbatures et de blessures.
Mais le roller derby est un sport de contact, et vous serez surtout au début, recouvert de bleus ( notamment sous les fesses et sur les hanches, sur les bras si vous avez tendance à la triche, sur les genoux, si vous avez des protections pourries ).
Mais on est pas là pour apprendre le ballet ( pas que ce soit un sous-discipline hein, au contraire ), et donc oubliez la grâce, l'élégance et la fierté. Vous tomberez et ce ne sera pas grave, il faudra vous relever tout de suite ou être hors jeu. Vous vous ferez mal avec vos propres roulettes ou celles des autres, vous vous prendrez des coups au menton ( d'où le protège-dents, pour ceux a qui ça échappait ).

En gros c'est pas pour les chochottes et les princesses, et on vous le fera comprendre dés le départ.

La chose étrange? Je fais au maximum trois heures de yoga par semaine. Deux séances intenses et une de relaxation en yoga flow, où j'apprends a aimer mon corps, à me concentrer pour trouver l'équilibre et faire faire des choses subtiles et difficiles.
Le roller derby c'est un peu la même chose: l'esprit doit prendre le dessus pour pousser le corps à ses limites. Sauf qu'au yoga on cherche à éviter la moindre blessure et à ne pas forcer: le roller derby vous fera accomplir des choses que vous n'auriez pas crû faire avant.
D'un côté, je fais très attention a mon corps et à mon esprit au yoga, quand je maltraite le tout au roller derby.

Helene Page, lors du tournage du film Whip it ( Bliss en français ), tourné en partie à la Dolls Factory, le gymnase des Derby Dolls.




























Pour le moment, je reste dans ma pool de débutants, car je ne souhaite pas particulièrement rejoindre une équipe ( et je ne pourrai pas de toute façon ). Mais je compte accélérer le rythme à partir de janvier pour avoir quand même un meilleur niveau.
Donc un cours classique d'une heure commence avec un petit échauffement sur du flat, où on peut tester son freinage et ses demi-tours.
Ca c'est ma tenue, comme ça vous me retrouverez sur le photos ( sinon vous cherchez celle qui est à la traîne. Si j'avais de la fierté, je vous dirai que c'est parce que j'ai un tour d'avance, mais ce serait pas crédible ). Sinon je préfère m'entraîner en jupette avec des chaussettes multicolores ( je me sentais pas d'humeur jupette, et je viens d'acheter ces chaussettes vert fluo ). L'idéal est d'avoir au moins un signe distinctif pour être reconnue par la prof et par les coéquipières.
Ensuite, on s'habille absolument comme on veut, les grandes chaussettes étant ce qu'il y a de plus confortables contre les frottements notamment. Et il se trouve que c'est esthétique, donc ça tombe bien.


























Et puis ensuite on se rejoint sur le banked, on fait généralement une demi heure de tours, sprint et repos, sprint par deux etc...

Puis des étirements de type yoga, sauf qu'avec les protections et les rollers, ça peut être beaucoup mieux comme bien pire qu'un cours de yoga!

Sprint par deux


Et selon le thème du jour ( apprendre a tomber, freiner, faire demi-tour, sauter etc... ) on passe la seconde demi-heure avec un point précis. Là c'était tactique et packplay. C'est plutôt n'importe quoi, ce qui fait apprécier encore plus le visionnage des matchs par la suite.

Moi en jammeuse. Profitez bien parce que ça ne risque pas d'arriver officiellement de sitôt!























Si vous vivez à Los Angeles et que vous voulez me voir m'humilier, c'est sur leur site qu'il faut aller voir: http://derbydolls.com/training/

Voici le programme que je suis: http://derbydolls.com/fitness/

Et évidemment, ALLEZ VOIR UN MATCH: http://derbydolls.com/seasonschedule/

Et si vous avez développé un soudain fétiche pour les filles en patins qui s'habille en clown punk, vous trouverez votre bonheur en regardant les photos des filles qui composent les 5 équipes des Derby Dolls: http://derbydolls.com/teams/

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mardi 23 octobre 2012

Chicago partie 1, la banlieue Nord

Chicago, j'y pense depuis un moment. L'une des villes américaines les plus typiques, elle est le décor de bien des films et séries télé ( Urgences, Wanted, et deux des trois Batman de Nolan, pour citer les premiers qui me viennent en tête, même si Urgences était très majoritairement tournée à Los Angeles, et que vous pouvez voir l'imitation d'une station de métro du Loop de Chicago aux studios Warner Bros. On y reviendra! ).
En bref, on l'a tous plus ou moins dans la tête. Je l'avais vue une première fois, en la survolant en revenant de France par un ciel dégagée, et je l'avais déjà trouvé belle, étendue au bord du lac Michigan. Très froide en hiver, très chaude en été, avec ses grattes ciel légendaires et ses quartiers craignos, c'est une petite New York en force. Remplacez juste les Irlandais par des Polonais, et vous vous y retrouverez plus ou moins.
J'étalerai mes autres états d'âme au fur et à mesure des articles qui suivront ( je vais essayer de faire durer le plaisir, sachant que ma semaine à Chicago a été suivie d'une semaine à la Nouvelle-Orléans, et que je pense très objectivement que vous êtes super chanceux. Nan, sans rire, je vous gâte. )

Donc voilà, arrivées à Chicago a environ 6 heures du matin ( je suis en célibataire avec ma copine Joséphine ), on découvre le métro et j'achète un pass illimité pour la semaine à 23 dollars. C'est bien entretenu, mais ça n'empêche pas ma carte de débit de ne pas fonctionner. En fait c'est leur machine qui déconne, un employé vole à ma rescousse. Et maintenant, arriver jusqu'à notre hôte, car vous vous en doutez, on va couch surfer!
Après le métro, on doit prendre un bus. Un peu paumées dans la banlieue Nord de la ville, on demande notre chemin et trouvons notre bus, puis notre hôte( qui vit à Albany Park ), qui nous ouvre la porte et repart se coucher. On en fait autant, mais après quelques précieuses heures de sommeil, on se lève et attaquons notre première journée.

Les premières journées dans la banlieue Nord de la ville sont condensées ici:

 En route vers Astor Street, qui n'a rien à envier à ses rues voisines. ( métro Clark/division )




Astor Court, au 1355 Astor street. Manoir de style Georgien, 1914.

La première Frank Lloyd Wright que je verrai à Chicago! Passage obligé pour moi. Vous en verrez d'autres. La Charnley-Persky house, au numéro 1365. Pure école Prairie (1892 ). Je vous montrerez plus tard le Robbie House. Les autres Lloyd Wright de style Prairie ( qui fait partie de l'école de Chicago ) se trouvent à Oak Park, où j'aurai voulu aller, mais j'en garde pour une autre fois. Cette maison est maintenant le siège de la société des historiens de l'architecture. A noter, le mur de bois au second étage, le vue depuis chaque fenêtre qui est savamment calculée, et la présence de ces-dites fenêtres...dans certains placards. Elle possède également un atrium. Et est considérée comme la première maison moderne des Etats Unis.


Edwar P. Russel house, 1929. Au numéro 1444, vous trouverez cette maison Art-déco, créée par Holabird and Root . Sa pierre vient de Lens, France.

1500 Astor Street, sans nom donc, cette maison gigantesque de style renaissance Italienne de 4 étages a été bâtie pour un journaliste du Chicago Tribune, qui la offerte en cadeau de mariage à sa fille. La pierre orange vient de Rome et les décoration sont en terra cota. Rachetée en 1920, la maison sera alors agrandie du côté Nord, ce qui doublera sa taille. Elle est maintenant divisée en appartements de luxe, qui doivent sûrement valoir le prix d'origine de la maison en entier )

























Les autres rues notables alentours abritent des cottages de style Queen Anne. Je n'ai pas vu tout ce que j'aurai voulu voir, mais du coup vous êtes soulagés!
A ne pas louper donc: Menomonee street ( métro Sedgwick ) et ses maison bâties dans la seconde partie du 19ème par ses immigrés Allemands. Beaucoup ont été détruites par le grand incendie de Chicago. Au numéro 350, vous pourrez voir une maison grise, qui en fait avait servie à l'époque d'abri d'urgence pour reloger les habitants. Plusieurs centaines avaient été apportées par camion et coûtaient 100 dollars chacune. Elle est l'une des dernières a ne pas avoir été remplacée par une "vraie" maison en 1874, quand la ville fît interdire les maisons en bois. Des numéro 325 à 345, même si construites après le grand incendie, sont typiques des maisons qui se trouvaient là avant.
A voir aussi: les Wacker houses, et Crilly Court et les Olsen-Hansen houses.


L'église St. Michael























En passant ensuite par Lakeview et Wrigleyville, promenez-vous par Alta Vista Terrace ( après le stade de Base-Ball, où vous pourrez apprécier les gradins sur les toits des maisons alentours, et noter le comportement étranges des fans des Cubs ( l'équipe qui n'a rien gagné depuis plus de 100 ans mais qui est toujours supportée avidement ). Le stade est l'un des plus vieux du pays, et la communauté a résisté à l'éclairage public jusqu'à la fin des années 1980. Ne me demandez pas comment ils faisaient... ).
Lakeview est le quartier gay de la ville. C'est ma foi assez sympathique de s'y balader.
Andersonville est le quartier suédois, mais c'est assez décevant.

Et enfin terminez votre journée par la visite du cimetière gothique de Graceland, où les noms à consonance germanique et suédoises dominent largement.
Même si les cimetières français sont plus anciens, les cimetières américains ont toujours cette élégance caractéristique et cette ambiance particulière, que l'ont peut éventuellement retrouver au Père Lachaise.

Je vous ai dit que c'est là qu'on a eu notre premier rendez-vous ( pas amoureux ) avec Ben?


Les pierres tombales sont regroupées par familles.
























Autre déception: en passant par l'élégant Lincoln Park, je me mets à la recherche du lieu du massacre de la Saint Valentin.
Déçue, pas une plaque ne note l'événement, le garage est détruit, le parking d'une maison de retraite le remplace. Je retrouverai Al Capone plus tard, après l'avoir déjà croisé à Alcatraz.

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samedi 20 octobre 2012

Looper

En 2074, le voyage dans le temps sera inventé et aussitôt interdit. Les seuls à l'utiliser sont les organisations criminelles. Ils s'en servent pour se débarrasser de gens gênants en les envoyant 30 ans plus tôt dans le passé. Ils sont accueillis par les loopers qui leur collent une balle dans le crane. Chaque looper sait qu'un jour ou l'autre une de ses cibles sera lui-même dans 30 ans. Une fois qu'ils ont tué leur soit du futur, ils prennent une retraite dorée tout en sachant que dans 30 ans ils y passeront. Mais quand le jeune Joe (Joseph Gordon-Levitt) doit tuer le vieux Joe (Bruce Willis), les choses se passent mal et le vieux Joe s'échappe. La chasse à l'homme version voyage dans le temps démarre...


Looper c'est la grosse bonne surprise de l'année. La bande-annonce nous vend un film d'action américain assez classique histoire d'attirer le chaland mais le film est bien plus profond et intelligent qu'il n'y parait. Pourtant l'idée de départ n'est pas géniale : pourquoi la mafia utilise le voyage dans le temps pour tuer des gens sans laisser de trace alors qu'il y aurait des choses bien plus lucratives à faire ? Mais une fois ce constat fait, tout le reste tient sacrément la route et spécialement tout ce qui est voyage dans le temps. Ca boucle bien si j'ose dire et le réalisateur (qui a aussi écrit le film) a eu plein de bonnes idées. Non seulement le côté voyage dans le temps assure mais en plus le film connait plusieurs développements assez inattendus qui relève encore l’intérêt de l'ensemble. C'est dur d'en parler sans dévoiler l'intrigue mais encore une fois la bande-annonce ne montre qu'un côté du film.

Le film se passe en 2044 donc et le futur dépeint par le réalisateur est la conséquence logique de ce qui se passe de nos jours. L'occident a sombré dans l'anarchie, la criminalité et la pauvreté tandis que la Chine domine le monde. Les clochards côtoient les voitures électriques rouillés tandis que les riches conduisent des bolides, utilisent des flingues surdimensionnés et se shootent avec des drogues de synthèse ultra-fortes. Ca donne un petit cachet cyberpunk à l'ensemble même si c'est assez flippant de se dire que tout cela va probablement arriver. Même si le film est sombre, il n'en reste pas moins drôle par moments grâce à une écriture des dialogues et un jeu d'acteur soignés. Bruce Willis et Joseph Gordon-Levitt donnent à fond dans le cynisme et ça marche du tonnerre.

Abe a été envoyé par la mafia en 2044 pour recruter les loopers et devenir leur chef. Quand Joe lui dit qu'il apprend le français pour passer sa retraite en France, voici la réponse d'Abe : "I'm from the future, go to China."

Pour couronner le tout, c'est bien tourné. Les scènes d'action sont lisibles et très efficaces, le film est bien rythmé et les 2H du film passent en un clin d'oeil. On aurait aimé une BO un peu plus marquante mais c'est vraiment pour chipoter. Le film sort le 31 octobre en France et si vous aimez un peu la SF, ne passez pas à côté.


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dimanche 14 octobre 2012

IndieCade 2012

On parle assez peu de Culver City sur le blog et c'est bien dommage. A l'instar de Santa Monica, Culver City n'est pas comprise dans le comté de Los Angeles même si elle est coincée entre plusieurs quartiers de LA. Assez ghetto dans les années 80, la ville a connu un second souffle dans les années 90 grâce à une revitalisation du centre ville et à l'implémentation des studios Sony à la place des défunts studios MGM. Un peu comme à Santa Monica, le centre ville fait partie des endroits cool où sortir quand un cherche plus un bar sympa ou un bon restau qu'une boite de nuit tapageuse. Allez boire un verre au Culver Hotel si vous y passez. A titre personnel, je suis fan de Culver City pour une raison très geek : un bâtiment de la ville a servi de décor pour la salle d'arcade Flynn's dans le film Tron.

Voilà qui constitue une parfaite transition pour la suite car on va parler de jeux vidéo. Chaque année, Culver City abrite un festival de jeux vidéo indépendants : l'IndieCade. L'édition 2012 a eu lieu la semaine dernière et c'était une franche réussite. Pendant 5 jours, les professionnels, la presse et les joueurs ont pu se rencontrer et tester plein de titres dans une ambiance festive. Mon dieu que cette accroche est mauvaise. On dirait un article sur la fête de la saucisse dans Ouest France. Reprenons. Pourquoi faire un festival du jeu indépendant ? Quand on développe des jeux indépendants, il y a deux principaux problèmes : il faut trouver des financements pour son jeu et il faut faire connaitre son jeu. Dans les deux cas, faire des beaux sites internet des vidéos ou même envoyer des démos ne suffit pas. Le monde numérique a ses limites et il faut à un moment ou un autre rencontrer des gens.
Il faut rencontrer les éditeurs ou les investisseurs en personne car comme dans le reste du monde de l'édition, ces derniers ne prennent pas le temps de regarder des vidéos ou de tester des démos. Pire encore : il est difficile de savoir quelles sont les bonnes personnes à rencontrer et qui sont les vrais décideurs. C'est la même chose pour les journalistes. Ces derniers sont souvent très fainéants quand ils sont à leur bureau et ne se déplacent pour voir un jeu que s'ils ont la garantie de manger à l'oeil et de repartir avec des trucs gratuits. Avec un festival comme l'IndieCade, les développeurs n'ont pas à faire beaucoup de démarches pour présenter leur jeu aux autre professionnels et à la presse. Ce sont les organisateurs du festival qui se chargent de faire le "middle men" et d'envoyer les invitations à tout ce bon monde. Du coup les réunions s’enchaînent et les articles de presse pleuvent.

Certains jeux étaient hyper connus avant même d'être présentés à l'IndieCade comme Retro City Rampage (un genre de GTA mais fait de manière très old school). Ces jeux-stars donnent de la crédibilité au festival et donc plus de visibilité aux jeux moins connus. Etre développeur indépendant c'est aussi sortir rarement de sa grotte. L'IndieCade permet aux développeurs de rencontrer leurs pairs et d'échanger conseils techniques, impressions et bons plans. Il y avait même des stars comme John Romero, le level designer de Doom avec son éternelle coupe de cheveux improbable tout droit sortir des 90s. Lui aussi a été indépendant durant les débuts d'id Software.

 id Software en 1992. John Romero est au milieu.

Enfin un festival est l'occasion pour les développeur de rencontrer leur critique le plus efficace : les joueurs. Ca leur permet de voir en direct les réactions des joueurs, comment ils se débrouillent, les choses qu'ils aiment ou celles qu'ils détestent, les bugs qu'ils trouvent... Quand on a le nez dans le guidon, c'est dur de prendre du recul sur son propre travail. Un festival comme l'IndieCade c'est des séances de playtests bon marché et ça permet de voir rapidement de ce qui marche ou pas dans son jeu.

Je suis même tombé sur deux français du studio Lyonnais Upper Byte qui avaient fait le déplacement pour présenter leur jeu, Wooden Sen'Sey. Il sera bientôt en vente sur Steam et est déjà en vente sur Desura. C'est un jeu de plateforme super mignon, super maniable et super marrant. Ils me racontaient qu'un russe avait testé le jeu et l'avait retournée en quelques heures en utilisant des techniques que même les développeurs du jeu ne pensaient pas possibles. On sent qu'ils en ont bavé pour le sortir (ils ne sont que deux à le développer) mais le résultat fait plaisir à voir et il a eu de bons retours de l'IndieCade.



Outre les jeux vidéo, on pouvait essayer quelques jeux de cartes/plateau voir même faire du "Capture du drapeau" grandeur nature. La marque de boisson énergétique Monster sponsorisait l'évènement du coup il y avait de la Monster gratuite et à volonté. Au bout de la troisième canette, j'étais fin prêt pour tester Hawken, un jeu où on pilote un gros robot de combat qui affronte d'autres gros robots de combat. J'en ai pris plein les yeux et plein la tête et j'ai gagné la partie même s'il faut avouer que mes autres adversaires étaient des gamins plus habitués à manier le pad que le combo clavier-souris. Petits joueurs.


Rendez-vous l'année prochaine et cette fois je penserai à prendre l'appareil photo.

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dimanche 7 octobre 2012

Elections américaines : plus qu'un mois !

La dernière fois qu'on avait parlé des élections présidentielles américaines, c'était pour les primaires. Depuis Mitt Romney est officiellement devenu le candidat républicain et la campagne bat son plein. Comme beaucoup d'américains, on suit ce qui se passe en regardant le Daily Show de Jon Stewart. C'est une émission politique satirique plutôt à gauche qui analyse chaque jour les nouveaux développements de la campagne des deux candidats. Leur cible favorite est Fox News alias "le QG de campagne de Mitt Romney", la chaine de pseudo-information passant le plus clair de son temps à mentir à propos d'Obama tout en galvanisant Romney. Imaginez TF1 puissance 10 et sans contrôle du CSA.

Stewart à gauche, O'Reilly à droite. Bill O'Reilly est le plus emblématique "journaliste" de Fox News.

Les américains sont donc appelés à voter pour décider si Obama doit mener un second terme. C'est plus un référendum qu'une élection comme c'est souvent le cas quand un président se représente. La tactique de l'équipe de Romney consiste donc à dire que les résultats d'Obama sont insatisfaisants, que le déficit public est énorme et qu'Obama un socialiste musulman qui n'est même pas américain (je n'exagère même pas). La tactique d'Obama consiste à insister sur les derniers chiffres du chômage qui sont plutôt bons, sur le fait que Mitt Romney ne paye quasiment pas d’impôts alors qu'il gagne beaucoup d'argent et sur le fait que le déficit public est un héritage de l'époque Bush. Les programmes sont assez similaires en matière de défense, d'immigration et d'affaires étrangères même si Romney la joue plus belliqueux.


La grande différence est évidemment en matière économique. Romney a une vision de droite à savoir baisser les impôts sur les entreprises et les plus riches en espérant qu'ils créeront de l'emploi et de la richesse tandis qu'Obama a une vision de centre-droit et compte réduire le poids des impôts sur la middle class pour augmenter leur pouvoir d'achat et booster la consommation. Romney compte supprimer la loi actuelle sur la sécurité sociale pour la remplacer par un système différent pour chaque état et non plus fédéral. Romney est anti-avortement et anti-mariage gay tandis qu'Obama compte le légaliser. Au niveau environnement, Romney est d'accord sur le fait que la planète se réchauffe mais refuse d'admettre que c'est lié à l'activité humaine tandis qu'Obama est d'accord avec la thèse du réchauffement global tout en ne faisant pas grand chose contre.

Je ne comprendrais jamais l'opposition au mariage gay.  Qu'est ce que ça va changer pour les hétéros ? Mettons en parallèle la légalisation du port d'armes et celle du mariage gay. Dans un cas on risque une balle perdue et dans l'autre on risque ... euh ... une montée des prix des salles de réception suite à l'accroissement de la demande ?

Mais les candidats parlent rarement de choses importantes et le débat ne vole pas très haut. Surtout du côté républicain. Ils donnent rarement des chiffres aux plans qu'ils proposent, restent toujours dans le flou et préfèrent pointer du doigt le vilain Obama. Obama est par exemple accusé d'avoir une vision erroné de l'économie car il n'a jamais fait partie d'une entreprise ni même tenu un stand de limonade (ils ont vraiment dit cela) alors que Romney est un "self-made man". Evidemment la réalité est tout autre. Romney n'a rien construit de lui-même. Il a surtout largement profité de la fortune de sa famille aussi bien pour ses affaires que pour devenir gouverneur du Massachusetts. Il a aussi fait ses armes chez Bain Capital, une société d'investissement accusée de nombreuses malversations financières dont Romney aurait largement profité.

Il n'a pas fallu aux internautes pour faire le lien avec un autre Bane

Côté démocrates on tente de relever un peu le niveau avec des orateurs comme Bill Clinton (son discours à la convention démocrate est historique !) mais on sait aussi flatter l'électorat de base en insistant sur des détails comme le fait que grâce à Obama, Ben Laden n'est plus de ce monde. Tout le jeu consiste à trouver des saletés sur le camp adverse et en septembre, le magazine de gauche Mother Jones a déniché le jackpot. C'est une vidéo filmée en mai dernier qui montre Romney a un dîner de riches donateurs républicains. Il y explique que 47% des américains voteront Obama quoi qu'il arrive car ils pensent que l'accès aux soins, à la nourriture, à un logement... est un droit, que ces gens ne payent pas d’impôts et ne prendront jamais leurs responsabilités donc Romney n'a pas à s'occuper d'eux. Sans commentaire.


Cette vidéo n'est pas juste une vidéo en l'air. Elle représente réellement l'idéologie du parti. Et Mitt Romney est un modéré. La ligne dure du parti est la suivante :
-nier les menaces écologiques et en particulier le réchauffement climatique
-réduire les impôts des plus riches
-nier l'évolution (et la science en général) au profit du créationnisme
-nier les droits des homosexuels
-supporter la NRA
-diminuer voir supprimer les droits des femmes. Ca signifie supprimer l'avortement, le planning familial, la pilule...  On en arrive à ce genre d'absurdités.
-diminuer l'influence des minorités. Par exemple certains états républicains ont essayé de faire passer une loi rendant obligatoire la présentation d'une pièce d'identité avec photo lors des élections. Aussi suprenant que cela puisse paraitre, ce n'est pas obligatoire ici. Et pourtant en 5 ans, il n'y a eu que 120 cas de fraude électorale. Devinez qui sont les plus nombreux à ne pas avoir ce genre de pièce d'identité ? Les minorités latinos et noires. Et devinez pour qui ils votent ? Obama.
-diminuez toutes les aides publiques afin que seuls les plus riches aient accès à l'université et aux soins
etc...

Plus on fait des recherches sur les idéaux républicains, plus on a l'impression de voir une bande de conservateurs obscurantistes qui régressent petit à petit. En tant que français de gauche (la vraie, pas celle d'Hollande), mon coeur balance évidemment plus pour Obama même si mon opinion n'a aucune importance vu que je ne peux pas voter. Mais pour être franc, je ne comprend même pas qu'on puisse voter républicain. Et on sait que certains de nos amis le font. On évite d'aborder la question sous peine de se fâcher mais on aimerait bien comprendre pourquoi. On sait que certains le font car ils sont leur propre patron et ils râlent contre les impôts ou le fait que certains reçoivent des sous "sans rien faire" tandis qu'ils bossent comme des fous. Mais en même temps on aimerait bien savoir ce qu'ils pensent des autres sujets. On ne peut pas croire que tout ce qui les intéresse se réduit à avoir un steak dans l'assiette et de l'essence dans le réservoir.



Nous sommes désormais à un mois des élections qui auront lieu le 6 novembre. Le premier débat entre Obama et Romney a eu lieu cette semaine et Obama est apparu pour la première fois affaibli et peu à l'aise. l faut dire que Romney a menti comme un arracheur de dents. L'avance d'Obama s'est un peu réduite mais il reste en tête dans la majorité des états. La bataille sera serrée et laissera le pays plus divisé que jamais...

Article cité sur France3.fr :
http://blog.france3.fr/ftv-expats/2012/10/16/les-francais-de-france-votent-obama-mais-les-francais-damerique/


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jeudi 4 octobre 2012

Conduire en Californie et à Los Angeles

Je passerai sur les conditions d'obtention du permis en Californie, vous trouverez des tas d'articles là-dessus en cherchant sur google ( ou Bing, tout le monde a ses défauts ).

Donc je vais plutôt parler de la conduite en elle-même, quand vous venez ici en tant que visiteur, ou que vous devez repasser le permis ici. J'ai appris à conduire ici, le permis français ayant toujours été trop cher pour ma bourse, et très difficile d'après mes amis qui l'ont passé sur le tard (à croire que si on attend d'avoir passé le bac, le permis devient soudainement très compliqué à obtenir...). Je vais me baser donc sur ce que j'ai pu voir ou entendre, les choses qui ont choqué des gens qui viennent de France, ou au contraire qu'ils ont trouvé génial et voudrait voir en France. Bien sûr, les avis diffèrent, comme toujours.

Tout d'abord, les différences évidentes pour n'importe quel Français qui débarquent en Californie et plus précisément à Los Angeles.

Les feux tricolores:

- les feux tricolores ne se situent pas de votre côté de la route ( sauf situation exceptionnelle, comme manque de place ou visibilité réduite ), mais de l'autre côté. Ca peut surprendre la première fois, au pire, les passage piétons sont très larges, vous pourrez reculer si vous vous arrêtez trop tard.
- le feu orange s'appelle "yellow ".
- le feu orange est long ici. Si vous êtes lancé à pleine vitesse, passez-le, sinon arrêtez-vous. On ne le grille pas comme en France pour plusieurs raisons, la principale étant que le feu orange sert très souvent à laisser passer les voiture d'en face qui tournent à gauche. Il peut donc être dangereux d'accèlerer pour griller le feu orange, car les voiture en face pensent que vous allez vous arrêter et commencent à passer en jugeant votre vitesse. Si vous accélerez en pensant qu'ils peuvent bien attendre pendant la durée d'un second feu rouge, ce sera l'accident. Et ce sera votre faute, car leur feu sera vert et le vôtre orange!
Autre chose, à certaines intersections ( La Cienega, les entrées de Beverly Hills... ), il y a des appareils photos aux feux pour vous prendre en flagrant déli de grillage d'orange bien mûr/rouge.
En gros: le feu passe à l'orange, freinez. Sauf si vous ne le pouvez vraiment pas.

Si vous passez à l'orange et voyez le rouge du coin et l'oeil puis un flash, vous avez été pris...

- le feu rouge vous oblige évidemment à vous arrêter. Mais vous pouvez la plupart du temps tourner à droite! Si il n'y a personne, et si aucun panneau de signalisation ne vous en empêche. Vérifiez bien avant de tourner. Arrêtez vous au rouge quoiqu'il arrive! Il peut y avoir des piètons. Ils constituent la plupart des morts sur la route. Je râle énormément sur les conducteurs qui ne font pas attention quand je m'apprête a traverser et qu'ils me passent devant. Souvent ils s'excusent ( majoritairement les hommes ) mais sinon ils regardent de l'autre côté en faisant semblant de ne pas vous avoir vue ( les p*tasses friquées de Beverly Hills ).
Donc feu rouge: je m'arrête dans tous les cas, je vérifie qu'il n'y a pas de piètons ni voiture arrivant et qu'aucun panneau ne m'interdit de tourner à droite, je peux tourner à droite.

Panneau et écran lumineux vous interdisant de tourner à droite au feu rouge.
- le feu rouge qui clignote signifie STOP. Vous devez vous arrêter, vérifier qu'il n'y a pas de voiture ou piétons ( généralement c'est pour les piétons ), puis redémarrer après 3 secondes, comme un stop classique.
- le feu orange qui clignote signifie ATTENTION. Ralentissez.
- les flèches de couleur, rien de particulier, à part qu'elles peuvent être décallées par rapport au feu principal! Faites donc attention si vous allez tout droit, que la flèche vers la gauche passe au vert et que la file à côté avance, vérifiez que votre feu est vert aussi! Ca peut paraître stupide, mais j'ai vu des gens griller et se retrouver au milieu du trafic sans comprendre ce qui leur arrivait. Vous trouverez ce cas-là sur la 6th street en déboulant sur Crescent Heights.
Yield signifie cédez le passage. Du coup arrêtez-vous au passage piéton et assurez-vous qu'aucune voiture n'arrive de la droite ou la gauche. Si la flèche est verte, vous pouvez passer sans problème.

Flèche et feu décalés, même si je cherchais une image avec la flèche verte et le feu rouge
- le feu vert vous autorise a vous engager, même si vous tournez à gauche ( et qu'il n'y a pas de flèche pour réguler ). Deux choses: la première, soyez ATTENTIFS!!! Pour réguler le trafic, très souvent, il est interdit de tourner à gauche ( parfois à droite ) sur les axes fréquentés, le plus souvent aux heures de pointe, donc la plupart du temps de 7am to 9am et 5pm to 7pm, sauf les week-end. Si vous vous êtes engagés pour tourner à gauche et que vous vous faites klaxonner, c'est probablement que vous n'avez pas vu le panneau... Continuez tout droit et tounez à la prochaine pour faire le tour du blog. Si vous voyez un panneau avec une flèche vers la gauche barré mais que vous ne pouvez pas lire les horaires, abstenez vous dans le doute et tournez à la prochaine. Les axes les plus bouchés ont installés des panneaux lumineux. Lorsqu'une flèche barrée apparaît, vous n'avez pas le droit de tourner. Si c'est éteint, vous pouvez. Le panneau peut aussi indiquer: NO LEFT TURN.


Seconde chose: une fois engagé sur la route au feu vert pour tourner à gauche, vous êtes prioritaire! Faites attention toujours aux piétons, qui sont encore plus prioritaires que vous ( ils doivent avoir franchi la ligne jaune du milieu ). Ce qui veut dire que si vous ne pouvez pas passer et que votre feu tourne au rouge, pas de panique, c'est à vous de passer. C'est à ce moment-là que vous comprendrez l'importance de ne pas griller le feu orange! C'est là aussi que vous repérerez les bât*rds qui vous voient mais foncent comme des tarés en grillant presque le rouge. Merci de ne pas en être un.
N'oubliez pas qu'il n'y a pas de rond point imaginaire au carrefour comme en France, vous n'utilisez pas la technique dite du 69 ( comment ça, c'est pas le vrai nom? ), mais chacun va de son côté. Les rues sont très larges, donc ce serait rapidement n'importe quoi.
- et enfin, last but not least car c'est là que vous vous apercevrez du savoir vivre et de la discipline américaine: on ne bloque pas les rues comme des porcs! Votre feu est vert, mais il n'y a pas la place en face pour vous engager? Vous restez de votre côté comme si votre feu était rouge, et vous attendez que ça se dégage. Tant pis si votre feu passe au rouge, ça veut de toute façon dire que vous êtes en heure de pointe, donc soyez patient car vous en aurez plusieurs d'affilé.
Sachez que si vous vous engagez malgré tout et que vous bloquez la route aux autres usagers, l'amende peut aller jusqu'à 500 dollars dans les carrefours les plus fréquentés. Sinon c'est 250.
Je tiens à dire que Jérôme, lorsqu'il est rentré en France l'année dernière pour Noël, a tenté le "non-blocage de rue comme un porc". Il s'est fait klaxonner comme un malpropre.





Autre évidence,
Les panneaux avec les noms des rues

Là encore, ça peut surprendre. Les panneaux indiquant les rues sont alignés avec la rue qu'ils indiquent. C'est surtout bon à savoir à pied! Donc si vous voyez par exemple un grand panneau sous le feu tricolore où vous attendez indiquant Wilshire Boulevard, ça veut dire que vous n'êtes PAS sur Wilshire, mais qu'il vous faudra tourner à droite ou à gauche pour être dessus.

Vous n'êtes pas sur Normandie, vous passez dessus. Pour prendre Normandie, il faut tourner à droite ou à gauche.
Pour les plus petites rues, vous avez plus de détails pour vous repérer. Déjà, le type de rue, avenue, street, drive, grove, boulevard etc... Puis le point cardinal, très important pour les très longues rues de Los Angeles. Et un numéro, différent pour chaque bloc. C'est pour ça qu'on a des longs numéros, même pour une petite rue. Il y a le nom de la rue, éventuellement le point cardinal ( on n'en a pas, car très petite rue ), le numéro du bloc, et enfin le numéro de l'entrée, si vous avez une entrée qui donne sur la rue. Sinon il faut aussi ajouter le numéro de votre appartement.

Vous trouverez la maison où Michael Jackson est mort à ce croisement.

Les noms des rues sont parfois écrites dans la langue principale du quartier, là, Chinatown. Il y a des quartiers entiers où l'anglais ne vous servira à rien.
 Les panneaux sont de couleurs différentes selon les villes que vous traversez. Pour ceux de Beverly Hills, il vous suffit de regarder l'image de fond du blog! ( ils sont généralement blancs ou verts pour les grands axes ). Quand ils redeviennent bleus nuit, vous êtes de retour à Los Angeles.


Le parking

Je dirai bien que c'est une casse tête, mais après notre séjour en France en mai où nous avons dû conduire dans Paris ( 18 euros pour 40 minutes de RER? Faut pas trop se foutre de nous non plus ). On a quand même eu du bol pour trouver des places, car la plupart du temps nous y allions dans l'après-midi et en semaine.

En bref, Los Angeles et ses nombreux parkings nous a manqué. Tout de même, ça peut être un cauchemar pour le visiteur occasionnel. Tout d'abord, faites gaffe aux arnaques. Il arrive très souvent que vous ayez un parking à 10 dollars facile d'accès juste en face d'un parking gratuit 2 heures mais moins évident a trouver et peut-être plus effrayant. Ca, c'est dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas, vous allez donner 10 ou 15 dollars a un gardien de parking, qui est ou n'en est pas un ( difficile à savoir, mais si vous le pouvez, ne donnez votre argent qu'à un gars avec un gilet fluo ou un minimum d'uniforme ), mais qui peut vous dépouiller votre voiture. C'est un peu au petit bonheur la chance, donc il vaut mieux parfois prendre directement le valet du restaurant ou du bar où vous allez. Toujours pareil: vous laissez vos clefs à un gars que vous ne connaissez pas et vous acceptez qu'il n'y ait aucune conséquences pour lui en cas d'accident ou de dégâts. Généralement, ils ne veulent pas perdre leur job.

Donc il y a beaucoup de solution pour se garer facilement à Los Angeles, les prix variant de gratuit pendant 3h au mieux a 30 dollars ( mon maximum pour le moment. Evidemment, ce n'était pas voulu ) pour la soirée ou journée. Attendez vous à cracher 20 dollars à Hollywood un samedi soir par exemple. N'oubliez pas que dans les parcs d'attractions, comme universal, disneyland, 6 flags, etc... le parking n'est pas compris, et est généralement à 15 dollars. Quand vous commencez à bien maîtriser, vous connaissez les parkings gratuits, et ceux où on peut valider sans n'avoir rien à acheter pour faire baisser le prix de moitié.
Prenez tous les panneaux au sérieux, surtout les tow away.

Pour le parking dans la rue, attachez vos ceintures. Vous aurez de tout et n'importe quoi. Les amendes sont en général de 65 dollars, si on ne vous retire pas carrément votre voiture. Donc ne faites pas n'importe quoi et lisez bien les panneaux! Je prends l'exemple de ma rue: du côté où j'habite, il est interdit tout simplement de se garer la journée sans avoir de permis spécifique. De l'autre côté de la rue, vous pouvez vous garer deux heures en journée de 9h du matin à 7h du soir. Si le trottoir est rouge, interdit de s'arrêter et de se garer. Trottoir blanc, 10 à 20 minutes seulement, pour un chargement ou déchargement ( donc ne laissez pas la voiture toute seule, si vous tombez mal, vous aurez une amende ). Trottoir bleu, handicapés seulement.
Pour toutes les voir, c'est ici.

Ensuite il faut apprendre les panneaux. Ce qui est généralement long, mais pas compliqué, sauf si vous avez un parcmètre! Dans ce cas ca devient assez casse-tête, mais comme ce n'est pas cher, je préfère mettre quelques pièces dans le doute. Vous pouvez aussi payer par carte bancaire, si comme moi vous n'avez jamais de monnaie. Les parcmètres sont assez sophistiqués pour faciliter le travail du Parking Enforcement, donc ne vous dites pas que vous avez 10 minutes de battement. Ils débarquent à la minute près.
Egalement, si vous voulez déplacer votre voiture au bout des 2 heures limites ( un exemple, car ça peut aussi être seulement une heure, ou 4 heures, tout dépend des endroits ), là encore ce sera très précis et vous n'aurez pas de battement. Ils tournent en permanence toute la journée. Vous ne pouvez pas déplacer votre voiture de seulement quelques mètres! Il est rare qu'ils mettent une amende pour ça donc vous aurez la première fois juste un mot sur le pare brise, mais vous devez bouger votre voiture d'au moins un bloc ( traverser une rue d'un côté ou de l'autre ), soit un dixième de mile.
Voici quelques règles pour le parking à San Francisco, qui doivent être sensiblement les mêmes à Los Angeles.

"Voilà! Comme ça les gens seront énervés et arriveront en retard à tous leurs rendez-vous!
- Oh, Jenny, vous êtes brillante! "
 Donc par exemple, pour le dernier panneau, si vous arrivez a 5.30pm, vous pouvez rester jusqu'à 9am le lendemain. Par contre si vous arrivez a 4.30pm, vous devez bouger à 5.30pm, même pour une petite demi-heure. Le dimanche, vous pouvez y rester toute la journée jusqu'à 9am le lundi. Si je me trompe dites-le moi, mais en faisant comme ça dans notre rue pour nos invités, nous n'avons jamais eu d'amende au petit matin, donc le "compteur" semble repartir a zéro le matin, même si on est déjà resté une heure la veille.

Il est interdit de se garer sur les trottoirs. Les trottoirs, c'est pour les piétons.

En gros, ne vous garez pas ici.


Je ne pense pas que ce soit à Los Angeles, car les panneaux ne ressemblent pas, mais n'oubliez pas de tourner vos roues dans les montée et descentes! Il y en a peu dans Los Angeles, mais je vous assure que vous pouvez vous prendre une amende pour ça. Donc si vous êtes en montée, roues vers la gauche, en descente, vers la droite ( je devrai me l'écrire sur un post it sur le tableau de bord, c'est toujours source d'engueulade ).


 Le stop

J'avoue que je ne me souviens plus comment ils sont en France, mais vu que Ben a raté son permis Californien la première fois à cause de ça, je pense que c'est différent. Donc le stop ici, vous devez vous arrêtez à la ligne, rester là si il y a du trafic, puis avancer doucement pour mieux voir avant de vous engager. Donc les lignes sont au niveau du stop, et il y a généralement la place pour un passage piéton imaginaire. Donc si vous devez passer le permis ici et que vous décider d'ignorer la ligne blanche, vous le raterez.
Les four-way stops, comme son nom l'indique, se situe à un carrefour. Il y a des stop pour tout le monde, là où en France on aurait sûrement un rond-point. Le premier arrivé à son stop passe. C'est donc encore un bel exemple de discipline. Dans ce cas-là, on s'arrête évidemment, contact visuel avec le conducteur que vous êtes sensé laisser passer ou qui doit vous laisser passer pour être sûr que tout est bien entendu. Au pire, vous n'allez pas bien vite, il est toujours temps de freiner pour éviter l'accident.

Il n'y a pas de priorité à droite ici ( j'avoue que je ne sais même pas en quoi ça consiste, malgré le nom... ). Parfois vous avez un yield ( cédez le passage ). Le seul que je connais hors autoroute, est celui qui va de Fairfax sur Sunset, pour aider les gens à éviter le rouge en tournant à droite.


Les autoroutes

Pour moi c'est clair, l'autoroute, c'est niet. Si je peux éviter j'évite. C'est toujours bouché, sans raison apparente, été comme hiver, le samedi soir comme le jeudi a 2pm. Maintenant mon gps comprend que ce n'est même pas la peine de me le proposer. Si je me retrouve dessus, c'est par accident et je sors immédiatement. A la rigueur, si j'ai un copilote ça va, mais toute seule, même après un an de permis ( bon anniversaire, permis! ), je ne peux pas. Donc la nuit, oui, c'est l'éclate, car il n'y a personne.
Trop d'information a enregistrer, les sorties mal foutues, les fous qui font n'importe quoi ou restent dans ton angle mort comme des débiles, ceux qui ne te laisseront pas passer, même si tu menaces d'égorger leur mère... Donc à part si je n'ai pas le choix, car des fois c'est la seule route possible, je n'y mets pas les pneus toute seule. Hors autoroute, l'ambiance est totalement différente et je préfère. Donc je n'en parlerai pas, allez-y pour le plaisir si vous voulez, mais ne venez pas juger du trafic dans la ville seulement en vous basant sur ça! Et regardez Roger Rabbit et Chinatown avant de venir, ça éclairera vos lanternes.

Divers et variés

Dans les inclassables, deux fautes graves:
- Vous êtes derrière un bus scolaire. Il s'arrête, déploie son panneau stop et ses feux clignotent: vous devez absolument rester derrière lui quoiqu'il arrive, jusqu'à ce qu'il éteigne ses feux et range son panneau stop.
Attention: vous devez vous arrêter également si vous êtes de l'autre côté de la route! C'est a dire que si vous arrivez à l'opposé d'un bus à l'arrêt avec le panneau stop qui dépasse, vous devez stoper. C'est évidemment pour protéger les enfants, d'où la faute grave.
- vous roulez et entendez l'une des sirènes caractèristiques américaines ( pompiers, ambulance, police ). Ralentissez tout d'abord, pour repérer le vehicule. Dés qu'il est proche de vous, vous devez imprativement vous arrêter, ou que vous soyez, dés que vous l'avez en visuel. Même si au milieu d'un carrefour, même si "oui mais le feu va passer au rouge". Mettez vous sur le côté et arrêtez vous aussitôt. Tout le monde le fera naturellement, donc vous n'avez qu'à suivre l'exemple.


Dans l'ensemble, Los Angeles est encore une fois une terre d'extrêmes. En terme de trafic, j'entends donc de tout. Soit cétait l'horreur et on est restés bloqués 3 heures sur l'autoroute sans pouvoir bouger ( voir ci-dessus ), soit vraiment c'était le pied de conduire en ville avec des gens aussi civilisés.
Je n'ai rien connu d'autre, donc je ne peux pas répondre à la question sur les automatiques ou manuelles ( mais de ma vie, si je peux éviter d'avoir à conduire une manuelle, je le ferai ).
Mais je me souviens que quand j'apprenai à conduire, et je ne pouvais conduire qu'avec Ben, ma mère en vacances ici avait pris le volant. Je me souviens de l'avoir entendu souffler sans raison et de lui avoir demandé ce qui n'allait pas... Elle m'a répondu: j'en ai marre de ce monde!!
Je trouvais que ça roulait vraiment bien pourtant...

Donc quand maintenant je reviens en France, outre le fait que j'ai essayé les manuelles, que je peux monter en 3ème et que je m'arrête en calant ( hey, j'ai essayé que deux fois, c'est déjà bien non? ), même en tant que passager, j'ai l'impression d'être dans un modèle réduit. Les routes semblent toutes petites, les voitures aussi, les places de parking n'en parlons pas... Les routes sinueuses, moi qui n'ai jamais été malade en voiture, c'est devenu très limite. La conduite en elle-même, je pourrai pas dire du coup.

Pour le parking, revenons à Paris une minute pour le petit coup de gueule du jour. Nous voilà donc dans je ne sais plus quel arrondissement ( je n'ai jamais été foutue d'en retenir aucun. Je vous dis pas les conversation que je loupe a cause de ça ), et miracle! une place. Juste en face d'un commissariat. Nous voilà avec nos pièces géantes d'euros, qui font que mon sac à main pèse 10 kilos à chaque fois que je reviens au pays. Arrivés au parcmètre, déception, on ne peut plus payer par pièces! Apparemment la faute aux petits roumains qui vidaient tout. Nous voici donc, toujours aussi heureux, dans un bureau de tabac pour acheter la fameuse carte pour payer au parcmètre ( hein?? ). La gentille dame nous dit très agréablement qu'il y a plusieurs montant, le minimum étant 10 euros je crois. Ben lui explique qu'on ne vit pas là et qu'on a juste besoin de se garer 2 heures et qu'on ne remettra pas les pieds ici en 2 ans, donc ca fait cher les deux heures ( et pourtant on à l'habitude de raquer, voir ci-dessus toujours ).
La gentille dame nous propose alors une solution magique: "bah vous n'aurez qu'à la donner à quelqu'un!"
Très reconnaissants de son conseil, parce qu'on n'est pas des ingrats tout de même, et surtout parce que l'heure tournait et que derrière nous attendaient deux gendarmes pour leur paquet de clopes ( on est en France ou bien? ), nous nous sommes décidé à payer les 10 euros, afin de permettre à cette charmante tenancière de pouvoir mener à bien son très chaleureux commerce de proximité, au service des gens.

On s'est dit que la prochaine fois, peut -être qu'on se risquera à ne pas respecter la loi, et à payer l'honteuse amende de....12 euros. ( vous suivez mon raisonnement là? ).

En ce qui concerne le trafic en lui-même, utilisez google maps pour voir ce qui sera bouché ou non. Difficile de prévoir. Google se base sur des statistiques, ce n'est pas du trafic en direct.
A savoir aussi que le trafic dépend de la période de l'année. Ce n'est pas un mystère, je déteste l'été à Los Angeles. Trop de monde, donc trop de trafic. Je comprends les gens qui viennent en vacances ici entre mai et septembre et qui ont détesté. C'est assez cauchemardesque, autant pour les touristes que pour les locaux (enfin sauf ceux qui bossent dans le toursime!).
Exemple récent: je vais a mon cours de roller derby le mercredi, de 6 a 7pm.
Durant l'été, je partais tout d'abord a 5h15 et arrivais vers 6h05. Donc je suis ensuite partie plus tôt, vers 5h, et j'y arrivais en 45 minutes, donc parfait ( oui, le trafic c'est a 10 minutes près... ).
Depuis 2 ou 3 semaines, en partant toujours a 5h précises, j'arrive a 5h20. Même route.

Voilà pour l'anecdote!
J'espère que vous n'êtes pas morts d'ennui.



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