Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

jeudi 27 septembre 2012

Batman & Psychology, Travis Langley

Parfois, il faut bien avouer que je me rapproche dangereusement du nerdisme. Mais quand je vois des gens comme Travis Langley je suis rassurée sur mon sort.
Travis Langley est un professeur en psychologie, jusqu'à maintenant tout va bien, qui organise des conférence Comics Arts ( ça se gâte ) et qui participe à la Comic con de San Diego pour parler de la psychologie des super héros, et surtout de son préféré, Batman.




Je suis donc tout à fait saine d'esprit, surtout si on considère que ce qui sépare un psychologue de son patient est un diplôme.

Il faut être un minimum intéressé par la psychologie pour entamer le livre qui est pointu dans l'ensemble, mais tellement bien écrit et expliqué qu'on le dévore petit à petit. Comme dans les jeux vidéo Arkham Asylum et City, le livre est rythmé par des portraits de personnages de l'univers Batman décrivant leur histoire et expliquant leur comportement avec une analyse psychologique.
Probablement un geste involontaire de la part des auteurs des comics, films et autres cartoons, chacun des super méchants ou des potes de Batman illustrent un problème différent et agissent la plupart du temps en rapport avec le soucis diagnostiqué par Langley.



On y aborde différents sujets, pourquoi Batman porte-t-il un masque, pourquoi accepte-t-il de prendre les différents Robin sous son aile (et la question passionnante de leur éventuelle homosexualité), le fonctionnement totalement farfelu d'Arkham Asylum et du système judiciaire de Gotham city (ainsi que les simples erreurs commises par les auteurs), pourquoi Batman a-t-il des besoins sexuels inhabituels et est-il attiré par des super méchantes qu'il se refuse à arrêter?

Langley est un psychopathe complet qui liste soigneusement toutes ses références avec 33 pages de références, classées par citations, comic books et non-comic books. Un thésard en puissance.

J'ai mis beaucoup de temps (par rapport à ma moyenne) pour lire ce livre, sachant que je ne me suis jamais penchée sur la psychologie et que tout était assez nouveau; je tentais d'enregistrer le maximum possible.
Je le relirai très certainement plusieurs fois, surtout pour y retrouver les références et lire certains comics dont il parle.
Pour tous les fans débutants ou non de Batman, c'est un ouvrage à avoir lu pour profiter au maximum de la lecture des comics, ou même pour mieux interpréter les films.
Prochain achat: Batman & Philosophy, qui me fait de l'oeil mais que je n'ai toujours pas croisé en librairie.





Batman and Psychology, a dark and stormy knight, Travis Langley.

( Faites comme le Dr Langley, et partagez mes articles sur Twitter )
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mardi 25 septembre 2012

The Dark Knight Returns, part 1

J'avais promis que ce serait une semaine 100% Batman. Je ne sais pas si je peux faire mieux, mais hier soir j'étais invitée à la première du cartoon The Dark Knight Returns part 1 au Paley Theatre. Avec évidemment l'équipe du film.

Ben ne pouvait pas venir donc j'ai donné sa place à un ami américain assez fan de Batman également. Au final, nous étions une petite cinquantaine dans la petite salle. Comme j'ai fait la queue deux heures, on était au troisième rang, derrière la famille de l'équipe du film. Je ne savais pas si on aurait le droit aux appareils photos du coup j'avais pris mon compact car je peux le cacher facilement. Pas de bol, on pouvait prendre des photos, donc les miennes sont dégueulasses.

Tout comme Year One, Dark Knight Returns Part 1 est l'adaptation d'un Frank Miller ( mais il ne participe pas aux adptations ), et c'était encore une fois brillament réussi. La seconde partie sort début 2013 et sera diffusé lors de la comic con de New York ( j'ai oublié le nom, désolée ). Une version finale avec les deux films back to back est prévue.



The Dark Knight Returns est sorti en 1986 est a été une révolution dans le monde du comic. Batman retrouve son côté très sombre et violent et le monde dans lequel il évolue est réaliste.
Dans l'histoire, Bruce Wayne est rattrapé par son passé et l'envie de nettoyer les rues, et renfile son costume moulant 10 ans après avoir pris sa retraite. Il doit combattre une armée de mutants, appellés avec originalité les mutants. Alfred tente de l'en dissuader sans succés. Après son premier cassage de gueules et son retour sur les chaînes d'information ( très présentes à la fois dans le comic et dans le film ), il inspire la jeune Carrie qui se décide a endosser le costume de Robin pour aider Batman, à ses risques et périls.
Pendant ce temps-là, Double-Face est opéré du visage pour pouvoir retrouver la liberté avec l'appui de son psychiatre.

Le cast:
Peter Weller -Batman ( Robocop, 24, Dexter... )
Ariel Winter -Robin ( Modern Family, Urgences, Paranorman... )
David Selby -Commissioner Gordon ( Dark Shadows, The Social Network... )

Réalisation: Jay Oliva, Production: Alan Burnett, Bruce Timm (la série et les films animés Batman ), Michael Uslan (le plus gros fan de Batman à ce jour, a participé à pratiquement tous les projects Batman ).

Casting par Andrea Romano ( les dessins animés de la Warner ).

L'interview presse: http://www.toonzone.net/2012/09/toonzone-interviews-jay-oliva-and-david-selby-at-the-dark-knight-returns-pt-1-world-premiere-at-the-paley-center-nyc/#.UGIZaJMyErU




Peter Weller et Ariel Winter

Bruce Timm, Alan Burnett, Jay Oliva, Andrea Romano, David Selby





James Gordon, Robin et Batman


The Dark Knight Returns part1 (Warner Bros ) sort en dvd blu ray etc aujourd'hui.


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dimanche 23 septembre 2012

Les lundis Christian Bale: Metroland

Christian Bale a 23 ans quand il tourne dans Metroland en 1997. Il quitte la Californie et peut librement reprendre son accent britannique naturel pour ce film 100% européen.

10 000 fois plus sexy que Laurel Canyon, Metroland est blindé d'hormones et de corps nus, avec enfin de vraies scènes de sexe ( il y a d'ailleurs des anecdotes racontant que le pauvre Bale a ruiné quelques scènes avec des érections peu discrètes. Notamment la scène filmée depuis l'autre côté de la rue a travers la fenêtre, où lui et Elsa Zylsberstein étaient seuls et n'avaient aucune idée de quand la scène débutait ou s'arrêtait ).
Si ca ne suffisait pas, les mots "full frontal nudity" finiront de vous convaincre.




...

Heu oui, donc l'histoire (je devrai faire vérifier mes capacités de concentration ) concerne Chris ( Christian Bale ). 31 ans, marié et papa d'une toute petite fille, il vit près d'Eastwood, dans la banlieue londonienne. Il a la vie rêvée du commun des mortels: une femme très gentille, un bébé en bonne santé, un travail qui lui permet d'exercer sa créativité, une maison et une voiture. L'élément perturbateur vient frapper à sa porte en la personne de Toni, son meilleur ami perdu de vue il y a des années et qui resurgit soudainement. Avec lui, les flash back de l'ex de Chris reviennent. Il se souvient de sa jeunesse à Paris en tant que photographe, en 1968 notamment, et de la relation torride qu'il a entretenu avec Annick ( Elsa Zylberstein ). Toni veut récupérer son pote et essaye de le convaincre que sa vie actuelle est merdique et qu'ils devraient repartir a l'aventure tous les deux comme au bon vieux temps. Chris, que sa femme Marion ( Emily Watson ) ne retient pas, s'aventure dans des concerts punk et autres fêtes déjantées avec Toni, qui lui reparle du bon vieux temps, quand ils détestaient la bourgeoisie et juraient de ne jamais se marier ou avoir de carrière fixe.
On revit en flash black avec lui son épopée parisienne, la fin de sa relation avec Annick et sa rencontre avec Marion.
Chris tente alors d'y voir plus clair dans sa vie actuelle, tiraillé entre son envie de retrouver de l'excitation et la possibilité d'une aventure avec une nouvelle Annick, et le respect profond et l'amour qu'il porte à sa femme et à la vie qu'il a bâti.

Annick et l'épopée parisienne:


Et oui, Chris parle français pour draguer, comme si il en avait besoin.




La vie quotidienne de Chris avec Marion:




Le souvenir du bon vieux temps avec Toni



Ce que j'aime l'eau moi.




















J'adore profondément ce film que est clairement sous-estimé. Déjà, j'ai vraiment beaucoup rit du début à la fin. Ensuite, j'adore ces films tournés comme à l'époque qu'ils dépictent ( ça doit porter un nom? ) comme American Psycho. Le film m'a rappelé fahrenheit 451 qui avait été filmé pour de vrai en 1966. Christian Bale passe par toutes les coupes de cheveux possibles et imaginables ( de Justin Bieber à John Lennon ).
Tous les acteurs sont très bons ( l'ambiance change du tout au tout d'une scène à l'autre, c'est extrêmement talentueux), la musique excellente ( Mark Knopfler ), la photographie ( par un Français dont j'ai oublié le nom ) parfaite. J'ai eu envie de remettre ma robe style Mondrian et des bottes plates avec des collants blancs...

Je vous conseille vivement donc de voir ce film et de profiter de beaux jeunes acteurs dirigés avec talent. Et nus.


Le bonus du jour:


Je vous laisse, je vais prendre une douche.


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samedi 22 septembre 2012

La navette spatiale Endeavour arrive à Los Angeles

C'était le dernier vol de Endeavour, figure de la conquête spatiale des Etats Unis.
Autant dire que l'émotion était au rendez-vous pour probablement des millions de téléspectateur dispersés sur les toits de Los Angeles en attendant le drôle d'oiseau, le bébé sur sa maman ( un boeing 747 ) accompagné de deux F16 (parce qu'on est Américains ou bien??).

Sur son passage, les cris s'élèvent. Certaines personnes, les plus âgées, n'ont jamais raté un seul décollage et atterrissage de la navette. La journaliste qui commente en direct fond en larmes soudainement. La centaine de gens amassé au Griffith Park voient passer une première fois la navette qui disparaît soudainement puis réapparaît très près. Une dizaine entame un tonitruant: USA! USA! USA!
Le pilote s'amuse et fait le show ( oui, c'est comme ça que ça s'écrit, cher banlieusard ), mais en met plein la vue en atterrissant sans accroc à LAX après presque une heure où il montrera au bébé accroché sur son dos les points touristiques de L.A.
En fait, c'est Endeavour qui est montré aux gens mêmes qui ont payé pour le programme spatial américain: les "taxpayers". Ils sont tous fiers, et peu de gens ronchonnent: c'est ça vivre en Californie, s'étonner et s'émerveiller de tout. Et ça fait du bien!










Trajet de Endeavour dans Los Angeles de LAX jusqu'au Science Center le 12 octobre:


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lundi 17 septembre 2012

Les lundis Christian Bale: Harsh Times

Harsh Times est loin d'être un grand film. Avec un petit budget de 2 millions de dollars, le réalisateur David Ayer ( Training Day ) réussi tout de même à créer un film avec une belle photographie et un montage correct. Le film atteindra pratiquement les 6 millions de dollars de recettes dans le monde.

Le film se déroule à Los Angeles ( Downtown et South ) et il faut un petit temps d'adaptation avant de s'adapter à Christian Bale disant "dude".
Heureusement, l'attention est détournée par le costume qu'il porte pendant 80% du film ( les 20% restant se déroulent en marcel, qui va se plaindre? ).


...


Ha oui pardon, l'histoire donc.
Jim est un ancien Ranger traumatisé par la guerre qui revient à Los Angeles pour devenir flic. Sûr de ses aptitudes physique et fort de son expérience au front, il tombe de très haut lorsqu'il apprend qu'il est définitivement rayé des liste d'enrolement. Avec son meilleur ami Mike, qu'il vient de retrouver, il retourne à ses habitudes de mauvais garçon des bas quartiers de la ville alors qu'il doit trouver une situation stable pour faire venir sa petite amie, une Mexicaine très pauvre qui vit à la frontière. Avec elle il retrouve son calme, à part la nuit quand les cauchemards de la guerre reviennent.
Mais la nature et le syndrôme post traumatique reprennent le dessus quoiqu'il arrive et Jim entraîne Mike dans sa descente aux enfers.


Jim et sa petite amie

La déception principale a été le manque d'action, mais le petit budget ne pouvait probablement pas offrir plus.
A noter que Christian Bale est le producteur executif.

 A part ça, rien de spécial à reprocher au film. On y retrouve un Christian Bale très psycho encore une fois, mais avec un jeu bien différent que dans American Psycho 5 ans plus tôt. Ca reste là qu'il est le meilleur.




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samedi 15 septembre 2012

Indie Game : The Movie



Faire des jeux vidéo est particulièrement dur. C'est déjà dur d'en faire quand on bosse dans un gros studio mais c'est encore plus dur quand on bosse tout seul dans son coin. C'est pourtant le quotidien de développeurs indépendants. Leur talent aurait pu les mener chez EA ou Ubisoft mais ils ont choisi de travailler dans des micro-structures histoire de poursuivre leur vision quitte à vivre désargenté et/ou chez les parents.

Lisanne Pajot et James Swirsky, les réalisateurs de Indie Game : The Movie, ont suivi pendant un an les deux développeurs de deux jeux : Phil Fish, le développeur de Fez et Edmund McMillen et Tommy Refenes, les développeurs de Super Meat Boy. On voit aussi Jonathan Blow, développeur de Braid, le premier jeu indépendant à connaitre un gros succès (amplement mérité), succès qui lui est un peu monté à la tête.


Ce n'est pas un film à propos des jeux ou de comment faire les jeux. C'est un film sur les gens qui ont fait ces jeux. Comme ils sont leurs propres patrons, ils doivent tout gérer : développement, promotion, débugging,... et tout une foule de problèmes. Pour les développeurs de Super Meat Boy le principal problème est la date de sortie. Ils ont accepté de sortir le jeu durant un évènement promotionnel en ligne de Microsoft et du coup ils doivent finir le jeu à toute allure. Ils vivent et pensent Super Meat Boy en permanence. Edmund tient assez bien le coup grâce à sa femme mais Tommy devient de plus en plus sombre et aigri. C'est très loin de ce qu'il imaginait quand il est devenu indépendant.

Phil Fish a cumulé tous les problèmes durant le développement du jeu : sa copine l'a largué, son père a eu une leucémie, ses parents ont divorcé, son partenaire financier s'est barré,... Et surtout il est très perfectionniste donc il prend beaucoup de temps pour faire son jeu. Il est reparti de zéro trois fois. Son jeu a été annoncé en 2007 et en 2011 (année de tournage du film), il est toujours loin d'être fini. Du coup il se prend régulièrement des remarques méchantes voir des insultes de la part d'internautes idiots et impatients. Et évidemment il les prend à coeur. Phil devient donc franchement psychotique, antipathique et imbu de lui-même. C'est dur de lui en vouloir mais en temps on n'éprouve pas beaucoup de sympathie pour le bonhomme.



Le plus touchant de la bande est Edmund McMillen qui se livre complètement dans le documentaire, qui parle de son enfance et qui cherche vraiment à exprimer sa vision d'artiste au travers d'un jeu sans pour autant être prétentieux ou hautain. Ceux qui connaissaient Jonathan Blow avant d'avoir vu le docu ne seront pas surpris de découvrir un illuminé complet qui cogne aussi fort qu'il peut sur les gros éditeurs ou même les joueurs qui n'ont pas compris son jeu. La critique des gros studios de dev est assez dure et injuste car les développeurs qui y travaillent sont souvent aussi passionnés et bosseurs que les indé. Les gens qui font les GTA ou les Fallout disent tout autant adieu à leur vie sociale ou leur vie de famille pendant quelques années...

Le film est très touchant et très mélancolique notamment grâce à une réalisation très léchée et une musique sublime de Jim Guthrie. C'est assez décourageant si vous voulez tenter l'expérience mais ça a le mérite d'être réaliste. C'est un joli documentaire si le travail d'artiste et l'auto-aliénation que ça implique. Ca permet aussi de mettre un visage sur ces jeux. Si vous avez un PC ou une Xbox 360, jetez vous sur Super Meat Boy, Fez et Braid. Quant au film, on peut le prendre sur Steam ou directement sur le site officiel.



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mercredi 12 septembre 2012

Couch surfing! Un mois et 10 visiteurs plus tard.

C'est ma copine Joséphine  qui m'a initiée au couch surfing. C'est une vétéran de cette organisation et maintenant que nous avons une chambre libre, ça nous semblait être une bonne idée.
De plus, nous allons couch surfer nous-même lorsque nous irons à Chicago et la Nouvelle-Orléans en octobre toutes les deux!

Donc me voilà à remplir mon compte que j'avais créé l'année dernière mais en le laissant vide.
Je pensais avoir quelques visiteurs en septembre où je n'avais rien de prévu, mais au final, j'ai reçu environ 80 demandes en quelques semaines... Donc on a été assez débordés, et j'ai réussi à me réserver une semaine de répis avant de recevoir trois derniers couch surfers avant mon départ en octobre.

J'ai accepté tous ceux que je pouvais, sans même lire leurs profils tant que j'avais de la place pour eux.
Pour le moment et depuis fin août, nous avons donc accueilli environ 10 personnes ( parfois une seule personne, parfois 3 d'un coup, parfois une seule nuit et parfois 3 nuits ).

L'intérêt c'est évidemment de rencontrer des gens tout en leur rendant service. Majoritairement, nous avons eu affaire à des Européens, surtout de l'Est ( de l'Allemagne à la Pologne ), deux Français et un Australien vivant au Canada. Nous attendons bientôt deux Vénézueliens et un Américain, enfin!

Pour certains, c'était la première fois qu'ils couch surfaient, pour d'autres, c'est déjà devenu une habitude en voyage. Ce n'est pas forcément une nécessité, certains se sont vu voir leur compagnon de voyage repartir plus tôt que prévu et ne voulaient pas se retrouver seuls, d'autres veulent vraiment rester avec des locaux et pour d'autres encore, c'est vraiment une question d'argent ( les plus jeunes le plus souvent ). Certains sont hyper organisés et backpackent depuis le début de leur séjour, d'autes sortent de l'hôtel et n'ont ni serviette ni sac de couchage.

Mais nous avons tout prévu et heureusement nous avons des draps en quantité et une bonne dizaine de serviettes.
Nous sommes déjà habitués a recevoir la famille et les amis en séjour chez nous, mais il faut avouer quelque chose: c'est plus facile avec des étrangers! En effet, ils sont moins exigeants que quelqu'un que nous connaissons depuis 10 ans qui n'hésitera pas a faire preuve de son mécontentement ou sera plus à l'aise.

Jusqu'à maintenant tout s'est bien passé. Recevoir des gens de pays qui nous sont totalement inconnus est un grand plaisir, et ne fait que renforcer les différences que nous connaissions déjà entre les Américains des US et les Européens en général. Nous avons pu également constater les différences entre ces Européens et les Français, même si elles sont moindres par rapport au US.

Par exemple, on parle très rapidement de religion. L'Europe de l'Est semble totalement laisser la religion à l'abandon, et la plupart se disent agnostiques et ne sont pas baptisés. Des Tchèques ont même été très surpris que j'ai été baptisée ( comme la majorité en France, non? ) mais que je ne me considère pas du tout comme Chrétienne. Ils ont été très intéressés par ce que nous fêtons à Noël! Si mon frère est là, un Noël sur deux jusqu'à présent, nous faisons un sapin et un repas, mais nous allumons tout de même les bougies de Hannoucka.
Si nous n'avons pas d'enfants à la maison, nous allumons les bougies et ne faisons rien de spécial à Noël. Les Juifs qui ne sont pas totalement religieux ici vont généralement au restaurant chinois, les seuls restaurants ouverts à Noël! Le repas traditionnel de Hannoucka le jour de Noël.

Donc en République Tchèque, Pologne et Slovaquie, de ce que j'ai pu en discuter avec les amis de passage, la religion n'est plus vraiment d'actualité, sauf à cerains endroit précis ou les orthodoxes sont présents. Et donc les couch surfers avec qui j'ai pu en discuter n'étaient pas baptisés et n'appartenaient à aucune religion précise.
Ils ont aussi abordé ( je n'aborde jamais les sujets que je considère comme tabous, généralement, les discutions commencent avec des questions qu'ils nous posent, comme: " je trouve qu'il y a beaucoup d'eglises ici, est-ce qu'ils sont très religieux?" ) les questions d'immigration qui m'ont mise très mal à l'aise... Je ne suis pas assez vieille pour parler de "montée", mais j'ai été assez choquée ( surtout en vivant dans une ville cosmopolite comme Los Angeles ) par certains propos.
Je ne cache pas la Menorah à la maison, ça peut éviter à certains de faire des gaffes ( je dis ça, mais ils remarquent plus facilement nos tikis hawaiiens ).. Ma conclusion, c'est que les agnostiques ou athées accusent les religions de diviser les peuples, mais honnêtement, ils me semblent faire partie des gens les moins tolérants... Tous les extrêmes se valent, qu'ils soient religieux ou non. C'est à condamner.
Evidemment, d'autres sujets sensibles ont été abordés et il a fallu renvoyer la balle à l'envoyeur, mais j'étais plus habituée à avoir affaire à ces mêmes sujets en France, donc rien de bien notable.
Ha si! les horaires des repas. Heureusement qu'on a beaucoup de restaurants pas chers à distance, car on ne peut vraiment pas manger a 6h du soir.

Les conversations n'étaient pas du tout les mêmes avec le couch surfer australien. Lui-même immigré dans un nouveau pays loin du sien, on a plutôt parlé de ça. Même si on a bien été obligé de mentionner nos traditions de Noël en France et en Australie! Il était également très pudique. J'explique: il remarque le super beau dessin de Laurel sur le mur. Je lui amène ses bd pour qu'il feuillette. Il a trouvé Marche ou Rêve proche d'un porno, c'était amusant! Il n'arrivait pas à croire que ça puisse sortir en librairie en France, surtout à destination des ados. Les Français passent vraiment pour des délurés, je vous le dis! On doit être plus imaginatifs que d'autres nationalités, pour sûr.

Beuuuuuurk!!

Une heure plus tard! Hmmmmm! Ou de l'hypocrisie du mangeur de poissons.


Ma grande fierté, c'est toujours quand ils me disent: " je savais qu'on aurait dû prévoir plus de temps pour Los Angeles" ou " je vais devoir revenir l'année prochaine...".
J'ai très hâte d'arriver en octobre, notamment pour tester le couch surfing de l'autre côté!
J'ai bien aimé les petits cadeaux, de l'alcool, du chocolat, de la monnaie du pays ( voire même des dollars :p ) et même du poisson tout juste pêché ( j'ai cru que j'allais vomir lors du découpage! Je mange du poisson parce qu'ils me font flipper ).

Le couch surfer est un gros consommateur d'eau et de bananes, parfois de café et dévore toujours les m&m's mis à disposition. Il a des difficultés a fermer les fenêtres en quittant la maison, à fermer la screen door ( bonjour les mouches ), a du mal avec tout ce qui est serrures, et ne se doute pas un seul instant que je rôde comme un requin blanc dans son dos lorsqu'il sort son 4ème verre de la journée du placard ( je suis psychotique, oui, mais ça les fait beaucoup rire! )


Et puis après cet excellent mois plein de découvertes ( surtout pour nos couch surfers je pense! ), nous allons également nous lancer dans le b&b, pour recevoir des gens d'un autre genre je pense, et pour pouvoir mettre de l'argent de côté pour nos voyages à nous!



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mardi 11 septembre 2012

Pubs du moment

Les pubs, même si c'est chiant, ça donne toujours un bon aperçu du pays où l'on vit.

Il y a deux pubs en ce moment que j'aime beaucoup, la première pour montrer que même si on ne voit pas de têtons comme en France, ce n'est pas pour autant que les Américains sont totalement pudiques.





Et la seconde avec l'énumération de stéréotypes sur les US:





- Pourquoi tu m'as choisi pour représenter ton petit déjeuner américain?
- Tu te fiches de moi Brad? Tu es le plus américain des chanteurs de country! [...] Qu'est-ce qui pourrait être plus américain que toi?
- Je sais pas... un aigle? le Base-ball? un Monster truck? Les concours de beauté pour enfants? L'auto-bronzant en spray? Les pulls pour chiens?


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lundi 10 septembre 2012

Les lundis Christian Bale: Little Women (les 4 filles du Docteur March)

C'est vraiment pour être sérieuse avec ces articles que j'ai regardé ce film ennuyeux. Pas qu'il soit mauvais, au contraire, simplement pas mon genre! Heureusement pour moi, le temps hivernal très présent dans le film m'a aidé à me rafraîchir en cette soirée dominicale particulièrement infernale ( j'en ai profité que Ben soit absent pour le regarder et en être débarrassé )...



L'histoire, si vous avez vécu dans une grotte les 100 dernières années, raconte l'histoire de 4 soeurs ( les filles du Docteur March, que l'on doit voir environ 30 secondes dans le film ) qui sortent de l'enfance et essayent de trouver leur voie dans la vie. L'héroïne principale est Jo, jouée par Winona Rider, qui par une mise en abîme fini par écrire un livre à propos de sa famille ( c'est un peu comme Matrix, en fait ).
L'élément perturbateur de l'histoire est Laurie, leur mystérieux voisin venu d'Europe et beau comme un Apollon. Laurie s'intègre à la famille March le temps d'un hiver avant de partir pour l'université. D'abord attiré par l'aînée des soeurs Meg, il décide de déclarer sa flamme à Jo, de qui il est le meilleur ami ( la friendzone est universelle et intemporelle, courage à tous ) lors du mariage de Meg qui lui a échappé.



Donc évidemment, c'est plutôt un film romantique mais pas inintéressant, et c'est l'une des adaptations d'un grand classique américain. Ca reste loin d'être mon genre.
Je me souviens m'être fait force pour regarder l'impossible Autant en emporte le vent ( en deux fois, comme Underworld... ) et avoir détesté cette garce de Scarlett O'Hara, aussi insupportable que méchante... L'intérêt du film m'a totalement échappé et je ne perdrai plus trois heures de ma vie pour le revoir.



Quant à Christian Bale, qui joue évidemment Laurie, on le voit déjà dans un rôle de psychopathe attachant, mais quand même pas tout à fait net. Je ne sais pas si Laurie fait flipper dans le livre également, mais je ne lui ferai pas confiance personnellement.

Je serai plus inspirée pour lundi prochain.


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mercredi 5 septembre 2012

Coucher de soleil sur Santa Monica

Notre balade favorite, à pied ou en patins, c'est la promenade entre Santa Monica et Venice. Si vous marchez du Santa Monica pier jusqu'aux canaux de Venice ( ce qui est le mieux ), ça vous prendra 40 minutes à pied. On aime également patiner vers Malibu car il y a moins de monde ( c'est gentil de venir, mais il y a vraiment trop de monde. Venice est la plage la plus visitée du monde ), mais c'est en légère monté. Donc l'aller est horrible ( pour moi, avec 5 kilos à chaque pied ) et le retour une promenade de santé.

C'est dans tous les cas indispensable à toute visite à Los Angeles.

Pour Labor day nous y sommes allés et l'ambiance été folle à Venice! Moins à Santa Monica qui est très patochon au final... Mais surtout, on a eu des nuages! Ouioui, c'est pas tout le temps, et à chaque fois, ça nous offre des couchers de soleil superbes.

Je n'avais évidemment pas le reflex mais j'ai toujours mon compact sur moi.




Je m'entraîne quand même un peu, donc toutes les photos sont différents, avec juste un autre mise au point.









Voilà j'espère que la balade vous a plu! Et puis pour finir, en arrivant, nous sommes passés près du club de pétanque, et des gens jouaient pour une fois!



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