Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

jeudi 28 juin 2012

Photos d'été

Pas grand chose de neuf, hormis qu'on commence doucement à avoir bien chaud. Nous partons samedi dans l'Utah, tenter notre chance au tirage au sort pour the Wave, visiter Antelope Canyon guidé par un Navajo, et les classiques Bryce et Zion canyons, Grand canyon et Death Valley. Tout ça en une semaine!


Notre quartier, vu du Rooftop de l'hôtel Wilshire. En face, the Grove, et derrière Hollywood. The Griffith Observatory perché a flanc de montagne, et le signe Hollywood, mais même en zoomant, je ne pense pas qu'on le voit. Donc oui, c'est l'horreur, des buildings gris tout moche partout, pas de nature... :)

Le caca à vendre chez Lush ( magasin de savons artisanaux ). Le top niveau du marketing.

Et le nouveau menu chez Denny's. On a un autocollant sur les menus californiens, car nos avocats sont locaux évidemment.

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mardi 26 juin 2012

Le bunker nazi de Los Angeles ( urbex )

Mais où va-t-on chercher tout ça? Un bunker nazi à Los Angeles...

En 1933 une "veuve fictive" achète 55 acres de terrain perdu dans les Santa Monica Mountains. En 1938 on connaît les noms des vrai propriétaires des lieux: Winona et Norman Stephens, des sympathisants nazis faisant partie des Silver Shirt, une organisation américaine supportrice du fascisme. Complètement fascinée par un certain Schmidt, Winona est persuadée que l'Allemagne Nazie va vaincre ses ennemies et détruire les Etats Unis. Ils seront alors tous protégés dans les montagnes, vivant en totale autarcie et pourront accueillir Hitler dans la superbe Villa de 4 étages qu'ils prévoyaient de faire construire. 4 millions de dollars seront dépensés par le couple pour installer le petit village à l'abri des regards. Des arbres fruitiers, un potager, un four à pain, un système astucieux approvisionnant l'eau depuis des citernes situées plus en hauteur, un groupe électrogène... Tout était prévu pour que Los Angeles se réveille des cendres de l'après-guerre pour accueillir le Guide, et qu'il puisse diriger le monde depuis sa villa somptueuse.
Des rassemblements de sympathisants de la ville permettaient de s'entraîner à la vie "d'après ".
15 000 en 1935, ils ne sont déjà plus que 5 000 membres en 1938, après une défaite à la présidentielle américaine de 1936. En 1941, après l'attaque de Pearl Harbor et l'entrée en guerre des Etats Unis contre le Japon et L'Allemagne nazie, le FBI occupe le bunker et arrête les principaux membres. On connait la suite de la guerre.


La Huntington Hartford foundation achète le terrain en 1948 pour en faire une "artists colony". Lloyd Wright, qui était pressenti pour bâtir la villa d'Hitler, sera finalement l'architecte engagé par Hartford pour sa colonie. Les artistes les plus en vue du moment ( dont Max Ernst, mon favori pour diverses raisons ) passeront du temps dans le havre de paix jusque dans les années 60 où Hartford cesse d'engager des fonds.


Un feu de forêt détruira tout ce qui peut brûler en 1978.
La ville de Los Angeles rachète le terrain, et le bunker et voué à la destruction en 2012.




A 40 minutes de route de notre chez-nous

Los Angeles, c'est aussi ça

Vue sur la baie
 Après avoir garé la voiture dans une rue cernée de villas somptueuses, nous entreprenons la marche, à la recherche des escaliers construits dans les années 30 et menant au fond du canyon. Il y en a deux: celui-ci, et un autre plus loin qui passe près de la citerne d'eau abandonnée.


Une fois en bas, les jambes tremblantes et la tête engourdie par le vertige de la pente ( pas chez tous, les plus malchanceux subissent les deux symptômes! ), nous tombons sur une route gourdonnée très abimée, bordée d'un petit muret tagué. Que nous allions à droit ou à gauche, nous croiserons forcément d'autres escaliers. Dans tous les cas, nous tombons sur le potager ( on ne peut pas s'empêcher de le trouver typiquement allemand par sa précision ):

Le potager
 Puis juste à côté, le bunker:





 Un peu plus loin, l'abri en lui-même, tout équipé ( four électrique, gazinière, baignoire, lavabos et éviers, frigo... Tout semble très morderne, y compris les prises de courant. Que tout cela date des années 30 ou des années 60, on pourrait croire que les ruines datent d'hier ), a été détruit par le feu et les inondations.




Les tuyaux de plomberie parcourent tout le canyon, c'est ce qui a résisté le mieux.

" évier nazi " ( si ça tombe dans mes mots clefs.... )

Un barbecue, le cadre d'un vélo, un siège de voiture ( voir plus loin ) et des lits. Une pompe à eau dans un coin également.

 Le LA Times en parlait, un vieux mini bus ou van accidenté pourri là depuis des années. Les autocollants de parking sur le parechoc nous apprennent qu'il appartenait sûrement à des étudiants de UCLA de l'année 1969. Très original! Probablement qu'à une époque la route goudronnée était encore ouverte et qu'on pouvait y venir en voiture.


Le four, qui servait sûrement à cuire le pain, quand de l'autre côté de l'Atlantique on en faisait un autre usage.

"Nazi stairs RIP" On doit parfois faire un peu d'escalade.


Sur place, personne quand nous arrivons ( en même temps, il doit faire 50° à l'ombre et il est midi ) mais le peuple arrive doucement. C'est l'endroit à la mode on dirait! Tout le monde sait que l'endroit va être rasé très bientôt, c'est le moment où jamais. On nous demande si nous sommes des touristes. On est un petit peu loin d' Hollywood boulevard! Mais c'est vrai qu'on passe l'été le plus loin possible des endroits touristiques. On a peut-être poussé le bouchon un peu loin. Nous remontons les escaliers de l'enfer. D'autres avant nous en ont souffert:

"Fuck stairs"


Et puis retour à la maison pour une bonne glace et un thé. La vie à Los Angeles est bien horrible. C'est dommage, Hitler aurait adoré.

Des amoureux dans un parc











Voici des photos de la colonie d'artistes, copyright du magazine Life et de Panoramio et leurs auteurs respectifs.




















Et l'écurie: http://www.flickr.com/photos/zeroy/5202375585/lightbox/


A noter également, une autre organisation nazie aux Etats Unis, le German American Bund (qui n'était censé être qu'une association d'expatriés allemands ), et quelques Américains sympathisants nazis célèbres: Henri Ford, Charles Lindbergh, Walt Disney, John Rockefeller et la plupart des grandes compagnies pétrolières du moment. Le Canada des années 30 dans son ensemble était un grand fan de l'Allemagne nazie.
Pour ces Américains, le fascisme était la meilleure façon d'arrêter le communisme. Pour d'autres, comme Henri Ford, la menace venait directement des Juifs et leur motivation était purement antisémite.


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vendredi 22 juin 2012

Le dentiste au pays de l'oncle Sam

Les Etats Unis ont beau être un pays lointain, et Los Angeles se situer à l'extrême Ouest du continent, on ne se sent pas pour autant complètement déraciné en arrivant dans le nouveau monde. La nourriture est sensiblement la même, les gens s'habillent et se comportent de la même façon que sur le vieux continent ( enfin, dans l'ensemble hein)... Bref, si ce n'était pour les quelques détails propres à nos expériences personnelles et aux bannières étoilées flottant sur le ciel bleu azur, nous ne verrions pas la différence.

L'autre sujet effrayant et récurrent qui concerne une expatriation en Amérique du Nord ( et hors de la France, puisque, Ô joie, Ô fierté, encore une fois nous sommes les meilleurs dans ce domaine ), c'est bien la médecine et les histoires d'assurance.


L'assurance maladie:

Je vous rassure tout de suite, je suis comme tout le monde, j'y connais rien. Et tout est fait pour que vous soyez paumés et que vous vous fatiguiez de vous-même à poser des questions. Choisir un plan tient du casse-tête, donc vous faites généralement confiance à l'agent.

En deux ans et demi, nous n'avons pas été malades ( à part une grosse intoxication alimentaire pendant laquelle j'ai souffert plus ou moins en silence, à cause d'une pizza du restaurant italien voisin protégé par des policiers probablement de la même origine. Pas de chance, je n'étais couverte par aucune assurance à ce moment là. Aller aux urgences n'était même pas quelque chose d'envisageable. Je ne mangerai plus de pizza, sans regrets ). Ben a eu quelques douleurs au ventre, probablement des névralgies qui le suivent toujours, et a donc profité de la visite annuelle gratuite obligatoire pour toutes les assurances, merci Obama.
Ensuite, comme le travail de Ben ne me couvrait pas ( je tiens à préciser qu'ils sont moins de cent employés dans le monde, ce qui explique nos galères diverses et variées, que vous ne rencontrerez pas si vous êtes embauché dans quelque chose d'un peu plus conséquent, je vous rassure ), nous avons choisi de me payer une assurance privée belge, spécialisée dans les expatriés. Elle nous coûtait 900 euros par trimestre. Nan ya pas de faute. Mais pour ce prix-là, nous ne payions absolument rien d'autre. Le hic, c'est qu'ici je ne suis jamais malade, à part pour la-dite intoxication. Sachant qu'en France j'allais chez le médecin toutes les semaines, on flippait un petit peu. Mais non, la Californie m'a fait autant de bien moralement que physiquement ( d'ailleurs, si vous vous penchez un peu sur l'histoire de Californie, vous verrez que la chambre du commerce avait tout misé sur l'accueil de malades et des fermiers pour faire venir le peuple à Los Angeles ).

Heureusement, quelques mois plus tard, l'entreprise de Ben trouve un moyen d'inclure les conjoints sur l'assurance maladie. Nous pensons qu'elle est moisie, mais l'avenir et l'expérience nous prouvera le contraire.
Nous voilà soulagés financièrement... Après calcul, il vaut bien mieux mettre de l'argent de côté pour payer la franchise ( le "deductible", qui est pour nous de 5 000 dollars, soit assez élevé ) et payer moins chaque mois que l'inverse. Nous avons donc en permanence une grosse somme de côté pour ne risquer aucun crédit et tout payer cash ( les médecins vous font des ristournes si vous payez cash, bon à savoir ), en cas de pépin a deux. Nous payons 25 dollars pour une visite chez le médecin, généraliste ou spécialiste et 10 dollars de copay ( pour les médicaments ).
Pour le dentaire, c'est différent. Une franchise très basse, mais un plafond de remboursement. Ma foi assez élevé, sauf si on a décidé soudainement de se faire arracher toutes les dents. Malheureusement, malgré ce plafond, nous ne sommes pas remboursés à 100%.


Visite chez le dentiste au pays du sourire blanc:

Avant d'aller en France, je me dis qu'il faudrait peut-être voir si nous avons des travaux dentaires à faire, histoire de faire différents devis et voir si se faire soigner en France sans aucun remboursement ( nous ne cotisons plus à la sécu et n'avons évidemment plus de mutuelle ) ne serait pas plus intéressant. Nous prenons rendez-vous dans le cabinet le plus proche, c'est à dire que nous traversons la rue ( si on sort la voiture deux fois par semaine, c'est un exploit ). Le cabinet est parfaitement propre et neuf, il y a une petite musique d'ambiance, on se dirait dans un spa. Il n'y a qu'un seul dentiste, mais trois sièges. Nous sommes donc séparés par une paroi. Les fauteuils sont très confortables et tout le monde est au petit soin.
Je n'allais pas vraiment chez le dentiste en France. J'ai dû en voir quatre différents, dont un seul efficace. Malgré tout, j'ai bien le souvenir qu'il y ait une télé dans un coin, ou au moins la radio.
Là, on est un autre niveau. Il y a bien un écran plat, suspendu au plafond sur un bras articulé mais il est éteint. Comme Ben passe en premier, je me dis que je vais bien m'ennuyer. Que nenni. L'assistante approche l'écran, l'allume, me donne une souris et me met sur netflix ( un service de VOD ). Elle me tend un casque et me voilà, dans le fauteuil le plus confortable du monde, à matter des Archer ( si vous ne connaissez pas, il faut essayer ). Après une bonne demi heure, Ben repart au boulot ( il est midi ). C'est l'heure de la radio pour moi, le pire moment.



Alors qu'en France, mon dentiste avait une pièce consacrée à la radio de la mâchoire, qu'il recevait ensuite directement sur son ordinateur, là chaque dent est radiographiée une par une. J'ai des hauts le coeur rien qu'en me brossant les dents, donc je vis un véritable cauchemar pour mes molaires. Ils finissent par abandonner, c'est ça ou je vomis. Je ne comprends pas pourquoi ils utilisent ce système archaïque. Le dentiste arrive, un adorable Thaï quelque chose, ouvertement gay et sincèrement attentif.
Avec l'aide d'une petite caméra et d'une lumière blanche, il me montre la saleté sur mes dents ( toujours sur l'écran plat ). J'avais déjà eu ça en France, mais avec un miroir.
Puis vient le nettoyage, toujours confortablement installée et regardant Archer, en essayant de ne pas rire.
J'ai une dent de sagesse pourrie à moitié sous la gencive, mais qui ne m'avait jamais fait mal. Il faudra l'arracher. Les plombages au mercure le font un peu sursauter aussi...

Il me fait un petit détartrage, je ne sens absolument rien, il a des doigts de fée. Je me souviens de la charcuterie et de la douleur des détartrages que j'ai pu avoir en France ( j'avais notamment pleurer quand on m'avait retirer mon appariel dentaire )... Là je ne saigne même pas un peu. La radio était vraiment le pire moment.
L'assistante retient son rire quand je lui dis que je n'ai jamais passé le fil dentaire de ma vie. Elle me montre comment je dois faire. Ce qu'elle enlève malgré le détartrage suffit à me convaincre d'en acheter deux rouleaux. Nous ne payons rien: nous avons également un détartrage gratuit par an. Merci Obama.

Pas besoin de se renseigner pour les tarifs en France: nous payerons la même chose en France sans assurance, qu'ici avec notre assurance. ( étudiante, j'avais dû une fois payer 200 euros pour une carie en France, non remboursée )

Au final, je me fais retirer la dent moisie et la dent de sagesse du haut tant que je suis anesthésiée ( j'ai vu la facture avant, c'est 35 dollars par dent ), et un deep cleaning, le méga détartrage de la mort, du côté anesthésié.
Tout cela me coûtera 153 dollars, plus 60 dollars une autre fois pour le deep cleaning de l'autre côté et pour voir si je cicatrise bien ( il me fera en fait la mâchoire en entier, je dois être une bonne patiente). La facture avoisine les 3 000 dollars. Il me reste largement sur l'assurance pour un autre nettoyage en septembre.

Toujours avec ses doigts de fée, il m'arrache les deux dents en me prévenant bien qu'il voit que j'ai une bonne résistance à la douleur, mais que JE NE DOIS PAS avoir mal. Je suis sous anesthésie locale après trois piqûres. Je suis surprise en repensant aux charcutiers de l'hexagone... Il me dit qu'il est assez jeune dans la profession, qu'il est resté comme moi sans visa pendant longtemps avant de trouver un sponsor. Je lui dis qu'il est vraiment très doué, et il me demande comment ca se passe chez les autres dentistes. Je n'ose pas lui répondre que j'avais peur du dentiste jusqu'à présent...
Je me rends a la pharmacie pour chercher mes antibiotiques et mes anti douleurs ( dont je ne me servirai pas, je n'ai absolument pas mal ). On sert les fesses au moment de payer: 8 dollars. On est limite déçus, on avait lancé des paris :)



En résumé, les cabinets médicaux sont comme tout le reste aux Etats Unis: très friendly. On vous appelle par votre prénom, ils se présentent avec leur prénom. Dentiste comme assistants vous demandent sans arrêt si vous allez bien alors que vous regardez tranquillement vos épisodes en retard en vous demandant si quelqu'un va vous faire les ongles de pieds, tant qu'on y est.
On parle de la France, de fringues, de l'assistant qui avait presque pleuré quand on lui a arraché ses dents de sagesse, du dentiste qui ne supporte pas qu'on touche à ses dents et qui trouve que les femmes sont plus résistantes aux piqûres que les hommes.

Ben de son côté, a eu 6 résines et a décidé qu'il ne mangerait plus jamais. Ca lui a coûté 250 dollars ( pour soigner 6 dents donc, sachant qu'il n'était pas allé chez le dentiste depuis peut-être 10 ans). Il a atteint son plafond.
Alors oui, il faut avoir un budget santé quand on vit aux US et qu'on n'a pas une excellente assurance. Mais vous pouvez trouver des dentistes moins chers, refuser le deep cleaning et n'avoir qu'un simple détartrage ( gratuit une fois par an, je répète ), etc...

Donc ce n'est pas gratuit, mais c'est bien moins grave que ce que nous imaginions.


La prochaine fois: le vétérinaire!




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Paramount Ranch, décors de cinéma type western

On continue nos weekends en vadrouille avant le gros voyage début juillet. Ce dimanche, route jusqu'au Paramount Ranch, pour voir les décors westerns, construits en 1927 par...la Paramount évidement. Finalement, l'époque dépeinte dans les westerns n'était pas si lointaine!

Voici une liste des films tournés ici:

Mais surtout, c'est là qu'était tourné Docteur Quinn, femme médecin! Et l'enfance s'en reprend un grand coup. Parce que quitte à paraître fleur bleue, jamais je n'aurai imaginé que j'irai un jour voir Colorado Springs en vrai! 

**Attention, alerte nerd** 
D'ailleurs, Docteur Quinn arrive à Colorado Springs en 1867 dans la série, alors que la ville n'a été fondée qu'en 1871.

C'est un peu comme Santa Barbara, je me souviens parfaitement avoir dévoré la série alors que je savais à peine allumer une télé ( sûrement des rediff car ça date de 83 et je n'étais pas née ), je n'aurai jamais pensé y mettre les pieds un jour.

Bref, bienvenue dans le Middle West:




Toilettes et poubelles ( recyclage, toujours, et toilettes impeccables, on s'y habitue vite également )



Vue de l'autre côté ( on voit le pont au fond, l'église a été détruite et les sapins coupés )

Le pont dans le générique



La gare
La gare au fond vue de l'autre côté

Les Santa Monica mountains


Autrement, qui dit juin dit june gloom, comme chaque année:
En descendant sur Malibu, le gloom au -dessus de Santa Monica


Les différences de température sont importantes











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jeudi 21 juin 2012

From Austin to Denver (Part 2)


La suite des aventures dont vous pourrez retrouver le debut ici.



Amarillo – Denver (8 heures de route)

Avant de partir du motel à Amarillo, nous nous étions consciencieusement renseignés sur les conditions météorologiques afin de préparer au mieux notre voyage à venir. Comprenez par la : on a vu la météo qui passait sur la petite télé de la salle de réception du motel, par hasard, en prenant le petit dej, et on a paniqué quand on a vu qu’il tombait des tonnes de neige sur la route. Forcement quand on vient d’Austin où il fait super chaud, s’entendre dire qu’il y a des fortes chutes de neige sur la route, ca relève un peu du 1er avril… Sauf que là on était le 11 février, que le Colorado est surnommé le « Grand Nord » par les habitants du Texas et que nous n'avions pas de chaînes… Tout un programme.
Après la tempête...
Il se trouve que, sans non plus être mis à mal par les éléments, on en a un peu bavé quand même. C’est la première fois de ma vie que je double des chasses neige sur l’autoroute, tout en conduisant sous une tempête de neige. Grande star de l'aventure, la voiture, une Toyota Camri de plus de dix ans, n'a montré aucun signe de faiblesse tout au long de la route (ca change).



Une fois à Denver nous avons pu visiter le « Denver Museum of Art » contenant de nombreuses œuvres de pas mal de styles différents (je vais pas tous les citer, je risque de me tromper).
Pan!
Denver, une ville propre!



A Denver, le dernier Dinosaure... hahaha (made in China)

Holly Toaster

Une des peintures (oui oui peinture) les plus impressionnantes du musée, avec un niveau de détail hallucinant.

Les Ours du Colorado, cousins de ceux de Californie :)


Art Africain. Saurez vous trouver les animaux cachés ?

Cette peinture possède deux sens de lecture.

Vous pensez que c'est du cuire ? Non c'est de la céramique et ça date des années 70.

L’un des moments forts de l’exposition consiste en une salle entièrement peinte en rouge représentant une salle de restaurant dans laquelle sont mis en scènes des renards gris jouants entre eux. Très impressionnant quand on se retrouve à l’intérieur. Cette œuvre, nommée « Fox Games » par Sandy Skoglund, était originalement exposée au centre Pompidou à Paris en 1989 (mais alors les couleurs étaient inversées : les renards étaient rouges et l’environnement était gris).


En sortant nous nous sommes arrêté prendre un verre et jouer au Jenga dans un des cafés environnant.
J'adore !
Le lendemain nous avons fait un (long) tour au « Denver Museum of Nature And Science » dans lequel nous avons pu voir des pierres, des papillons et des squelettes de dinosaures.
A l'entrée du musée, des loups gambadent dans la neige, figés dans un saut éternel.

Des pierres... (bon la une grosse pépite d'or en l’occurrence)

Des papillons...
Des dinosaures... (non je la refais pas, une fois ça suffit).

Et une bestiole rigolote.
Nous avons pu expérimenter diverses drogues sur des drosophiles (c'est notre petit côté sadique) et nous faire notre parcourt de santé au travers de mini-jeux et quizz. Il y a aussi une super expo sur la conquête spatiale.
Je voooole !
Comme le temps passe très vite, il était déjà temps de repartir, direction le Big Texas Steak Ranch a Amarillo. Le concept : si vous arrivez à vous engloutir un steak de 72 ounces (2 kg) en moins d’une heure, le repas vous est offert. Le pire c’est qu’il y en a qui l’ont fait (pas nous, je vous rassure).
Everything is bigger in Texas.
Certains l'ont fais. J'adore le "YOLO" (you live only once)
La salle de restaurant, très typique.


Le voyage Austin – Denver est une très belle traversée d’une partie du Midwest, offrant une grande variété de paysages et de climats différents. Pour couronner le tout, Denver m’a semblé être une ville très sympa, pas désagréable a l’œil, certes un peu froide en hiver (vous pouvez skier dans les montagnes pas tres loin), mais contenant une très grande richesse culturelle. 

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