Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

vendredi 23 mars 2012

Le système de santé : ce que ça m’a couté

Le système de santé américain est une machinerie complexe, impliquant à la fois des professionnels de santé, bien entendu, mais aussi une armada de comptables, avocats, juristes, assureurs, conseillers… Pour bien comprendre de quoi cet article va traiter, munissez-vous d’un (grand) shaker, versez une grande portion de finance, d’assurance et de droit, puis rajoutez un doigt de médecine. Secouez fort, laissez reposer, et vous obtiendrez un mélange des plus déroutant.


Si vous n’avez pas lu la première partie de l’article, c’est par ici que ça se passe.

Un rapide rappel des faits : en juin dernier, je me suis fait admettre aux urgences du Cedar Sinai pour une crise de colique néphrétique. Durant les jours et les semaines qui ont suivi, j’ai fébrilement attendu la note. Je savais que l’addition allait être salée, mais je ne pensais pas à ce point.

Le 27 juin je reçois une lettre de l’hôpital. Ne pouvant contenir mon excitement je me précipite pour ouvrir la missive et découvrir qu’il s’agit, comme attendu, de la facture.


Cinq mille quatre cent trente et un dollars et vingt-quatre cents. Non seulement c’est long a écrire mais il est aussi très difficile à comprendre que je doive une telle somme pour deux heures dans un lit et un peu de morphine. Je verse une petite larme en commençant à me préparer à vivre sous les ponts et adopter un chien errant, quand je me rends compte que l’hôpital, qui se fout habituellement de la charité, me fait une promo de 3.530,31 dollars (oui, ça commence à me fatiguer d’écrire toutes ces grosses sommes).


Une ristourne ? Diantre, fichtre, saperlipopette… Je n’ai plus qu’à m’acquitter la modique somme de 1900.93 dollars. Ouf ! Ça va mieux, je revis. Notez quand même la vilaine fourberie : afin de vous faire payer une grosse facture, on vous affiche un montant astronomique qu’on réduit de plus de 50%. Et en plus après vous vous sentez le roi du monde : « Môi, j’ai eu une ristourne de l’hôpital. Je n’ai quasiment plus rien à payer et je suis sûr que c’est dû au fait qu’ils m’ont trouvé très ‘pleasant’. Oui je sais j’ai un charisme de fou. »

En réalité, cette réduction est la meme que celle proposée habituellement aux assurances. Comme je n'ai pas d'assurance US, l'hopital a directement appliqué cette ristourne sur ma facture.


Analysons donc la facture pour voir ou partent mes sous :
  • 30 dollars en pharmacie, ça doit être la morphine,
  • 885 dollars en labo, certainement pour analyser le contenu de leur fontaine à eau filtrée par mes soins,
  • 4.516,30 pour une chambre un lit aux urgences ( ?),
  • 3.530,31 de remise, rien que pour moi (ces gens m’adorent),
  • 0.0 de déjà paye (et mes 400 dollars qu’on m’a arraché de mes mains tremblantes ?)
J’apprends alors que l’un de nos voisins travaille pour une assurance santé, je décide donc d’aller le voir pour qu’il m’en dise un peu plus.

En gros, il m’explique que les 400 dollars n’ont pas encore été pris en compte dans la note car le service facturation de l’hôpital et le service comptabilité des urgences (de l’hôpital) sont deux entités séparées avec des dossiers bien distincts. En gros, les deux services doivent se synchroniser, mais ça prend du temps. Je ne recevrai la mise à jour qu’un mois plus tard.

Le prix de la « chambre aux urgences » me choque aussi. Je demande au voisin qui m’explique qu’un gros pourcentage de cette somme initialement prévue pour l’infrastructure va directement aller alimenter le département… juridique. Malgré les décharges signées, les patients ou les familles attaquent encore souvent l’hôpital en justice pour des soins mal dispensés et autres ratés chirurgicaux. Ça coute énormément d’argent en avocats, procédures, et procès.

De plus, il faut aussi compter avec l’assureur, qui va s’arranger pour renégocier les prix des soins afin de payer le moins possible. En général cela se ressent sur la qualité des traitements.

Deux semaines plus tard je reçois une autre lettre du Cedar Sinai, une autre facture : ce sont les honoraires du médecin. J’ai le droit de rajouter 500 dollars à ma note… Au départ je pensais que la partie du personnel urgentiste serait prise en compte dans la portion « chambre d’hôtel de l’hôpital » mais en fait, non, pas du tout. Le médecin, par le biais de l’établissement, va lui aussi faire valoir son travail. Ou plutôt, l’établissement va, par le biais du médecin, s’arranger pour gagner un peu plus.


Au final cette histoire aurai du me couter 2500 dollars. Je m’estime heureux d’avoir eu une assurance française (avec laquelle - je tiens à préciser avant d’entendre des cocoricos un peu trop enthousiastes - j’ai dû me battre longtemps pour obtenir remboursement, ce qui a été très mauvais pour mon ulcère) qui a pris en charge la plus grosse partie de la facture.

Dans cet article, je n’ai fait qu’effleurer la partie émergé de l’iceberg. Je me doute bien que les mécanismes simples que j’ai exposés ici doivent être bien plus complexes dans la réalité du système de santé Américain. Aussi, il faut garder à l’esprit que je suis allé dans un hôpital prive, sans assurance et sans numéro de sécurité sociale : j’aurai pu être jeté à n’importe quel moment.

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jeudi 22 mars 2012

Point Break Live !

Si un jour vous comptez regarder tous les films sur Los Angeles, ne passez pas à côté de Point Break. Sorti en 1991, il mettait Keanu Reeves dans la peau d'un agent du FBI, Johnny Utah, dans une brigade spécialisée dans la lutte contre le braquage de banques à LA. Lui et son partenaire vont chercher à coincer un gang de braqueurs appelés les anciens présidents car ils portent des masques des anciens présidents des US. Son partenaire a une théorie : ce sont des surfeurs. Keanu Reeves devra donc en devenir un. Le film est devenu culte pour plusieurs raisons mais pas forcément les bonnes. L'absence d'émotions de Keanu, le jeu surexcité de son partenaire Angelo Pappas (joué par Gary Busey), les délires mystiques de Patrick Swayze (qui joue un surfeur) , le côté 90s bien kitshouille et la somme considérable de répliques débiles en font un nanar de renom.

"Dodge this". Euh non c'est pas le bon film.

C'est ce que ce sont dits Jaime Keeling et Jamie Hook quand ils ont décidé d'adapter le film en pièce de théâtre : Point Break Live ! La pièce a été créée en 2007 et elle continue d'être jouée à Los Angeles ainsi que dans d'autres villes. A Los Angeles, la pièce se joue au Dragon Fly, un des petits théatres de Santa Monica Boulevard pas loin d'Hollywood. Ils font salle comble tous les samedis depuis plus de 4 ans mais ont conservé l'aspect minimaliste de l'ensemble avec quasiment pas de décors, des pistolets-jouets à amorce et une planche à repasser pour la planche de surf de Johnny Utah. Le seul truc qui a vraiment changé est le casting : l'équipe originale est partie faire autre chose mais leurs remplaçants sont aussi bons. Ce sont tous des acteurs pro qui proviennent de divers horizons (film/télé/théatre) et ils y prennent beaucoup de plaisir. Celle qui joue Tyler joue à fond la carte de la fille en manque, ceux qui jouent les surfers accentuent le cote homoérotique du film et celui qui joue Pappas est sous cocaïne.


"This is your wakeup call I AM AN F... B... I AGENT!"

La trame du film est parfaitement respectée : seuls quelques passages sont coupes comme l'histoire avec la deuxieme bande de surfers finalement assez secondaire. Le seul amateur du casting est celui qui joue le rôle de Keanu Reeves vu qu'il est choisi dans le public ! Au début du show, on demande à des volontaires de monter sur scène et on leur faire passer une audition. Le public vote à l'applaudimètre pour décider qui sera Johnny Utah. C'est un rôle difficile car il faut être inexpressif au possible, ne pas avoir l'air trop ridicule en combinaison de surf et pouvoir tomber à cause d'un genou fragile. Evidemment il n'y a pas besoin de connaitre le texte. Une scripte sera là pour vous tendre des cartons histoire que vous puissiez lire les rares mais tellement cultes répliques du film. Il faudra aussi faire des cascades comme un saut en parachute mais le Johnny amateur ne participera pas aux bagarres.

"You gonna jump or jerk off?" - du Audiard je vous dis

Johnny ne sera pas le seul à être mis à contribution. L'ensemble du public sera braqué et pris dans différentes tempêtes. On ne vous en dira pas plus mais on vous conseille de prendre le kit de survie (1$) constitué de faux billets et d'un poncho imperméable. En tout cas si vous avez une soiree de libre lors de votre passage à LA, foncez voir Point Break Live. Ce n'est pas cher (20$) et on vous garantit des barres de rire. Avoir vu le film en anglais est fortement recommandé surtout si vous voulez faire Johnny Utah. Pour la petite histoire, Gary Busey est allé voir le show et a été invité à monter sur scène.

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mercredi 21 mars 2012

21 Jump Street, la critique

C'était la comédie qu'on attendait ( loin devant Project X, dont la bande annonce ne fait même pas sourire ).
21 Jump Street, pour les moins de 25 ans ou ceux qui vivaient dans un bunker entre 1987 et 1991 ( voir même plus tard, je me souviens très bien du générique grâce aux redif ) est la série qui a lancé la carrière de Johnny Depp. La série parle d'une unité de police spéciale composé de jeunes officiers, qui infiltrent des lycées pour coincer des méchants. La série n'est pas comique à la base, donc le film joue sur un décalage complet et un second degré rarement lourd.



Le film raconte l'histoire de deux ennemis au lycée, qui se retrouvent à l'école de police 7 ans plus tard. L'un était très populaire, sportif, arrogant et nul en classe ( Jenko joué par bullneck Shanning Tatum ) et l'autre, petit gros, appareil dentaire, science nerd ( Schmidt joué par Jonah Hill ). Ils deviennent amis en comprenant que l'union fait la force, Schmidt aide Jenko à obtenir une bonne note à son examen d'entrée dans la police, quand Jenko entraîne Schmidt pour le sport.
En quête d'action, les deux nouveaux meilleurs potes se retrouvent pourtant à faire des rondes à vélo dans un parc municipal, et Schmidt s'aperçoit qu'il n'est pas vraiment fait pour ce boulot, quand Jenko, même si moins sérieux, tente de faire de son mieux.



Après l'arrestation foireuse d'un biker, ils sont grillés par leur patron qui les envoie dans les pattes du Captain Dickson ( l'excellent Ice Cube ) qui dirige une brigade spéciale d'infiltration de lycées dans une église coréenne au 21 Jump Street. Ils doivent découvrir qui est le fournisseur de la nouvelle drogue à la mode: le H.F.S. ( Holy Fucking Shit ) après l'overdose d'un jeune lycéen qui en avait fait l'apologie sur Youtube.
Schmidt deviendra Doug, et intégrera une classe d'art dramatique et de sport, tandis que Jenko ( Brad ) devra faire face aux attaques sexuelles de la prof de science et essayer de faire passer son corps d'athlète pour celui d'un jeune homme de 18 ans. Il devra surtout faire avec les "jeunes d'aujourd'hui".



Le film grouille de détails, donc il vaut mieux ne pas être long à la détente si on ne veut rien louper, mais heureusement, la plupart des gags sont gros et gras, comme on les aime, mais ne tirent sur le vulgaire qu'à la toute fin.

C'est probablement la meilleure comédie que nous avons vu depuis un long moment ( la dernière étant Wanderlust, avec Jennifer Aniston, qui était très bien, mais pas assez légère ).


Si vous comptez voir le film avant sa sortie en version française ( mais vous vous faites des ennemis si vous osez! ), les acteurs sont dans l'ensemble très clairs ( excepté Shanning Tatum, qui parle dans son cou...heu sa barbe ).

Il paraît que t'as un frère? James? Nan désolée, connais pas :p


Ice Cube est sensationnel, ainsi que Dave Franco. Et à part quelques maladresses dans la photographie, ça passe tout seul.

Sortie en France le 6 juin!



C'est l'un des premiers trailers donc certaines scènes ont été retirées et des gros mots ont été changés, mais c'est celle qui me paraît le mieux ( pas de spoilers ).






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mardi 20 mars 2012

Lake Arrowhead

On reste dans le froid avec notre week-end a la montagne, qui devait au départ être un week-end repos a canoë sur le lac, et qui s'est fini en tempête de neige. En effet, il y eu une vague de froid dans tout le Sud Ouest des Etats Unis, et comme nous étions a plus de 5 000 pieds ( 1 500 m ), nous avons eu le droit à 2 pieds de neige ( 60 centimètres ).


Deux heures ( et une séance de jacuzzi et sauna ) plus tard. ( oui, c'est bien moi qu'il vise avec sa boule de neige )

Vue de la chambre


On avait oublié un détail au moment de partir.

La taille des flocons/ grêlons


Il manque Silent Hills




























Bref, ca a été la grosse aventure, surtout avec la voiture pour le départ. Lake Arrowhead est à 2 heures de voiture de chez nous dans de bonnes conditions ( c'est à dire sans bouchons, sans pluie, et donc sans neige ). Au final, entre le patinage pas artistique du tout jusqu'à un supermarché pour trouver des chaînes, le scandale pour se faire rembourser les dites chaînes qui ne vont pas sur nos pneus sport ( pourtant, on a une " petite " voiture. Bon Dieu de gens de la ville! ), le re-patinage pour trouver un 7eleven qui vendait la bonne taille ( 7eleven, qui se trouvait évidemment en haut d'une côté que nous avons fait l'exploit de descendre à reculons malgré le frein à main ), abandon, donc on décide de tenter la grande descente sans chaînes. Evidemment, c'est une très mauvaise idée, donc Ben trouve un gentil jeune homme dans un gros pick-up ( on se sent ridicules dans notre minuscule 5 portes ) pour l'amener au 7eleven, puis le ramener à la voiture où je l'attends ( et où je verrai un autre pick-up glisser lentement et en travers à 30 centimètres de la portière avant de patiner dans les congères au bord du ravin o_o ). Accident en bas de la route, donc route bloquée par les pompiers ( je ne m'habituerai jamais aux gens qui m'appellent "sweetheart", même quand c'est pour me dire de faire gaffe à la valse des pick-up qui patinent en faisant demi-tour ). Démêlage des chaînes, installation, et redirection la petite pente du 7eleven pour prendre le chemin alternatif pour descendre. Re-patinage! Nous rentrons à l'hôtel pour trouver un plan et une route sans pente ( qui monte ), peine perdue. On s'aperçoit qu'il manque une chaîne ( celle que Ben a installée, la mienne tient très bien :p ). Ce qui explique le patinage. Nous retournons sur les lieux et retrouvons la chaîne ( quand même, c'est bien foutu le destin des fois. DES FOIS ). Re-installation de la chaîne au milieu d'un autre carrefour bien fréquenté ( essayez de mettre des chaînes sans tuer votre femme quand les roues dérapent ). Et enfin nous voilà partis :)

Une fois passée la pente du 7eleven, nous voyons une petite aire d'installation des chaînes, EN HAUT DE LA PENTE! Nous enlevons les chaînes un peu plus bas, avec une dizaines d'autres voitures et je remarque un truc étonnant: tous les hommes sont dehors allongés dans la neige avec du cambouis jusqu'aux coudes pour enlever les chaînes, tandis que ces mesdames restaient au chaud dans la voiture, en faisant semblant de lire une carte ou regardant ailleurs. J'ai trouvé ça incroyable. Peut-être que leurs maris ne les aident pas dans les tâches ménagères et que c'était une manière de se venger :)

En partant à midi, nous arrivons à la maison vers 16h30.
Nous y retournerons en été, en espérant faire vraiment du canoë cette fois.

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mardi 13 mars 2012

New York dernière partie

La suite, avec les autres incontournables de New York: le Rockfeller center et sa vue sur l'Empire State Building de nuit:




L'Empire State Building et ses vues:

Chrisler Building

Le flat Iron building en bas au milieu, la statue de la Liberté au fond à droite et la nouvelle tour du world trade center au milieu.























Et enfin, Central Park, qui semble tout droit sorti d'un film de Tim Burton:




Le Guggenheim, qui nous a également un peu déçus. Si vous êtes fan de How I met your Mother, c'est probablement dans la boutique cadeau qu'ils ont trouvé le mobile pour le bébé avec les pingouins! Je l'avais repéré aussi.






















New York est bien évidemment une ville à voir et à visiter ( c'est probablement beaucoup mieux en été, mais je suis très contente de l'avoir visitée pour la première fois en hiver. Notamment pour éviter la foule de visiteurs ). Ce que je retiens, si je veux donner mes impressions, c'est que les gens font très attention à leur apparence. Tout le monde est bien coiffé, habillé, maquillé et ça change beaucoup de LA, où on peut aller faire ses courses en chaussons comme dans The Big Lebowski, et où contrairement à ce que l'on dit, l'apparence ne règne pas en maîtresse. New York me fait beaucoup penser à Paris, sauf que les Américains ne sont pas encore au niveau de stress et de malpolitesse de nos amis les franciliens. Comme dans la Capitale, des gens sont naturellement venus vers moi ( comme quoi, mes semblables ne sentent pas le danger ) dans le métro pour me poser des questions. A savoir, moi dans le métro, je suis comme ça:


New York m'a semblé très agréable la semaine, moins le week-end à cause de la foule. Toutefois, je ne vois pas comment il est possible d'y vivre, sauf en ayant été élevé à Paris peut-être. Nous avons voulu visiter le plus de choses possibles à pied et emprunter les petits chemins, mais même de cette manière, nous avons pu clairement voir l'hétérogénéité de la ville ( 8 millions d'habitants, soit 4 millions de plus qu'à LA. Densité de New York: 10 400 habitants/km², contre 3 100 habitants/km² pour LA. Pour info, Paris, c'est 20 000 hab/km² . ), tout en constatant le bruit et les odeurs quasi permanents.
Certes, c'est une VRAIE ville, mais j'ai du coup beaucoup de mal à comprendre pourquoi les gens trouvent LA invivable, alors que le sensation de vivre dans une petite ville était encore plus forte en revenant. Haaaaaaa le silence, l'absence de klaxons et surtout ce grand ciel (bleu). La verdure également nous avait manqué.
Donc voilà, New York, c'est vraiment très bien et passionnant, mais on comprend mieux pourquoi ils se moquent de LA ( ils l'appellent La-la land ) et ne la prennent pas au sérieux. New York, c'est serious business et ça ne doit pas être facile tous les jours d'être un petit ver dans la grosse pomme ( et il ne doit plus rester grand chose à manger ).
La surprise pour nous a été Wall Street. Nous nous sommes arrêté dans un endroit dont je ne me souviendrai pas du nom, dans le lobby d'un immeuble privé où il y a des bancs et des pâtisseries. Il faisait vraiment très froid à l'extérieur ( les buildings n'aident pas à réchauffer la ville ) et nous sommes rentrés pour nous reposer. Il y avait des sans abris, essayant de dormir au chaud, et la sécurité  ne les expulsait pas malgré les affiches interdisant l'endroit de se transformer en hôtel.
Nous avons d'ailleurs eu du mal a trouver des sans abris pour donner nos restes de repas en sortant des restaurants. Le dernier jour, nous avons pris un lunch dans une église à côté du Guggenheim ( manger sa salade au son de l'orgue, c'est une expérience! ) et ils avaient des lits de camps pour héberger les gens le soir. Je ne me suis pas vraiment renseignée sur le sujet, mais New York nous a donc parut très "homeless-friendly".
Et nous nous sommes encore une fois sentis plus en sécurité lors de notre séjour à New York qu'à San Francisco ( Ben revient de la GDC à San Francisco, et ça encore été une expérience du bizarre ).


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lundi 12 mars 2012

Rampart

Le commissariat Rampart, sur la 6ème

Laissons de côté New York pour parler un peu de cinéma avec le film Rampart. Rampart est un commissariat de police situé sur la 6ème à Echo Park. A la fin des années 90, il a été le théâtre du plus gros scandale du LAPD voire de toutes les forces de police américaine. A l'origine, l'unité CRASH avait été créée dans le but de lutter contre les gangs. Le problème est que les policiers se sont pris pour des gangsters et/ou ont travaillé main dans la main avec ces derniers. Plus de 70 officiers de police ont été impliqués dans des affaires allant de la vente de drogue au braquage de banque et on suspecte que trois d'entre eux étaient mouillés dans l'assassinat de Notorious BIG. Ce sont ces évènements qui ont inspiré la série The Shield qui devait au départ s'appeler Rampart. Voilà pour les faits.


Le film Rampart se passe alors que les accusations et procès contre des flics véreux s’enchaînent. David Brown est basé à Rampart (joué par Woody Harrelson). Il n'est pas sur le banc des accusés mais il le mériterait car c'est un flic raciste, violent et corrompu. On le soupçonne d'avoir descendu un suspect de viol de sang froid. Il a deux ex-femmes qui sont soeurs, couche à droite / à gauche, fume comme un pompier et boit comme un trou. Les choses se gâtent quand il est filmé en train de tabasser un innocent après un accident de voiture. Les affaires internes y voient une bonne occasion de détourner l'attention du public sur l'affaire Rampart pour se focaliser sur un cas plus "léger". Plutôt que d'accepter la faute, David va se battre et tomber dans une spirale autodestructrice.


Le film a été écrit par James Ellroy qui aura d'ailleurs son article sur le blog un jour ou l'autre. Le bonhomme est fasciné par Los Angeles et spécialement par le LAPD. On vous recommande fortement la lecture de ce qu'on appelle le Quatuor de Los Angeles : Le Dahlia Noir, Le Grand Nulle Part, L.A. Confidential et White Jazz. Pour Rampart, il n'a pas cherché à décrire le scandale Rampart ou à faire des machinations politico-criminelles compliquées. Il a voulu raconter la chute d'un flic qui symbolise aussi la fin d'une époque. Dans ce sens, le film est une réussite. Woody Harrelson signe ici une de ses plus belles performances en interprétant un flic aussi frappé que détestable. Le film repose sur ses épaules. Le reste est finalement assez moins brillant. La trame principale est assez décousue, il n'y a pas vraiment de début ou de fin et les autres personnages sont nettement moins intéressants. Finalement et même si ce n'est pas le même format, The Shield est beaucoup plus efficace. La série propose un scénario bien plus riche tout ne négligeant pas le côté humain et en ayant aussi un personnage très fort, Vic Mackey.

Le film n'a pas encore de date de sortie en France faute de distributeur.
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vendredi 9 mars 2012

New York, partie 5


Et évidemment, on ne pouvait pas louper la statue de la Liberté ( qui bien plus petite que ce que l'on imaginait, je pense que ça fait cet effet-là à beaucoup de monde ) et donc Ellis Island.


Battery Park en hiver, ressemble à l'Union Soviétique




Arrivée sur Ellis Island

"Without Cyclones or Blizzards", par contre, vous aurez des tremblements de terre, incendies, sécheresses et glissements de terrains, mais on s'arrangera

Ainsi naquirent les Républicains...


Deux ferries partent d'Ellis Island: un pour New York et l'autre pour le New Jersey. Celui pour le New Jersey était à quai et nous attendions celui pour New York. Une femme avec ses petits enfants nous demandent pourquoi nous ne prenons pas celui qui est à quai. Alors nous lui disons que c'est celui pour le New Jersey. Elle nous répond : 
-" Hmm I don't want to go to New Jersey! "
-" Yeah, nobody does... "

Éclats de rire, parce que les clichés, c'est rigolo :) 

D'ailleurs, un article tout pourri sur les clichés français. Comme d'hab on lit les commentaires.



http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/02/new-york-premiere-journee.html
http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/02/new-york-partie-2.html
http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/02/new-york-partie-3-manhattan-et-ground.html
http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/02/new-york-pratique.html
http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/03/new-york-derniere-partie.html

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jeudi 8 mars 2012

New York, 4ème partie

Je suis allée au MET ( seule parce que je tiens à rappeler que Ben travaillait ) pour la saint Valentin. Je ne suis plus effrayée par les villes depuis un moment, mais je devais prendre le métro et traverser central park à pied. Le métro n'a pas été une expérience effrayante, en plein journée, et avec des Américains fans de la saint Valentin ( contrairement aux Français qui détestent cette fête, et à peu près toutes les fêtes du monde d'ailleurs ) car elle sert à dire à tous les gens qu'on aime qu'on les aime et pas seulement son amoureux, les voyageurs arboraient de jolis ballons roses, des roses, des chocolats... C'était vraiment une super journée pour être à New York!


Donc me voilà enfin au MET, qui comme tous les musées, était plus bondé à l'extérieur et dans le hall d'entrée qu'à l'intérieur ( je ne comprendrai jamais vraiment pourquoi... ). Je prends un audio guide qui ne me servira pas vraiment, mais la demoiselle parle français ( trouvez moi quelqu'un qui parle VRAIMENT anglais dans un musée français ), je suis impressionnée.

Le musée est immense, et plutôt mal foutu ( comme la plupart des musées, on se paume, on ne trouve pas ce qu'on cherche... Heureusement que mon guide sur New York est vraiment bien fait. Leur plan et mieux que celui du musée, qui ne contient que des numéros pour l'audioguide au final ). Je commence par la partie égyptienne en pensant avoir le temps de voir les peintures européennes du 19ème et les sculptures.



Les graffitis ne datent pas d'aujourd'hui

Un temple égyptien entier a été offert au musée. Le temple était voué à la destruction après la construction d'un barrage
J'y passe beaucoup trop de temps ( pourtant je me fais avoir au même endroit au Louvre ) et je me dépêche d'aller voir les chefs d'oeuvre que je ne veux pas louper ( je me perds beaucoup évidemment ). Je vous fait un thème saint Valentin ( parce que je sais que vous êtes fans de cette fête ).


Un Véronese


Pierre Auguste Cot ( pour une fois que les Français font mieux que les Italiens en peinture cochonne )

Une Odalisque en grisaille ( inachevée ). Déjà perturbante en couleur...



Pas romantique du tout, mais j'étais contente de trouver ce tableau complètement fou d'un peintre meusien, Jules Bastien-Lepage, représentant Jeanne D'Arc.

Et évidemment, je n'ai pas du tout eu le temps de faire tout ce que je voulais. Je ne vous raconte même pas les aventures pour rentrer à l'hôtel. Je dirai juste qu'après deux heures de galère et de rames de métro fantômes, Ben est venu me chercher en taxi.

Nous avons aussi visité le MoMa, dont toute la section architecture était fermée, autant dire que j'étais verte... Il y a là aussi quelques chefs d'oeuvre à ne pas manquer, mais l'ensemble de la collection n'est pas impressionnant. 

Car crash, de Warhol

C'est la journée de la femme aujourd'hui, donc "bite" de "On s'en fout"

Picasso ( pour les recherches google, parce que je pense que c'est bon, tout le monde connaît )

Nuit étoilée, Van Gogh

Ensuite nous avons patiné au Rockefeller Center. New York est en permanence remplie de touristes Britanniques et Français, et avec ma passion ( croissante avec le temps ) pour mes adorables compatriotes, je me dis que parfois il faudrait éviter que je me trouve avec certains cas sociaux lorsque je suis entourée de lames tranchantes et de glace pilée.
Bref, on a quand même passé un bon moment.



( promis, la prochaine partie sera la dernière )

http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/02/new-york-premiere-journee.html
http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/02/new-york-partie-2.html
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http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/02/new-york-pratique.html

http://maviealosangeles.blogspot.com/2012/03/new-york-partie-5.html
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