Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

dimanche 14 octobre 2012

IndieCade 2012

On parle assez peu de Culver City sur le blog et c'est bien dommage. A l'instar de Santa Monica, Culver City n'est pas comprise dans le comté de Los Angeles même si elle est coincée entre plusieurs quartiers de LA. Assez ghetto dans les années 80, la ville a connu un second souffle dans les années 90 grâce à une revitalisation du centre ville et à l'implémentation des studios Sony à la place des défunts studios MGM. Un peu comme à Santa Monica, le centre ville fait partie des endroits cool où sortir quand un cherche plus un bar sympa ou un bon restau qu'une boite de nuit tapageuse. Allez boire un verre au Culver Hotel si vous y passez. A titre personnel, je suis fan de Culver City pour une raison très geek : un bâtiment de la ville a servi de décor pour la salle d'arcade Flynn's dans le film Tron.

Voilà qui constitue une parfaite transition pour la suite car on va parler de jeux vidéo. Chaque année, Culver City abrite un festival de jeux vidéo indépendants : l'IndieCade. L'édition 2012 a eu lieu la semaine dernière et c'était une franche réussite. Pendant 5 jours, les professionnels, la presse et les joueurs ont pu se rencontrer et tester plein de titres dans une ambiance festive. Mon dieu que cette accroche est mauvaise. On dirait un article sur la fête de la saucisse dans Ouest France. Reprenons. Pourquoi faire un festival du jeu indépendant ? Quand on développe des jeux indépendants, il y a deux principaux problèmes : il faut trouver des financements pour son jeu et il faut faire connaitre son jeu. Dans les deux cas, faire des beaux sites internet des vidéos ou même envoyer des démos ne suffit pas. Le monde numérique a ses limites et il faut à un moment ou un autre rencontrer des gens.
Il faut rencontrer les éditeurs ou les investisseurs en personne car comme dans le reste du monde de l'édition, ces derniers ne prennent pas le temps de regarder des vidéos ou de tester des démos. Pire encore : il est difficile de savoir quelles sont les bonnes personnes à rencontrer et qui sont les vrais décideurs. C'est la même chose pour les journalistes. Ces derniers sont souvent très fainéants quand ils sont à leur bureau et ne se déplacent pour voir un jeu que s'ils ont la garantie de manger à l'oeil et de repartir avec des trucs gratuits. Avec un festival comme l'IndieCade, les développeurs n'ont pas à faire beaucoup de démarches pour présenter leur jeu aux autre professionnels et à la presse. Ce sont les organisateurs du festival qui se chargent de faire le "middle men" et d'envoyer les invitations à tout ce bon monde. Du coup les réunions s’enchaînent et les articles de presse pleuvent.

Certains jeux étaient hyper connus avant même d'être présentés à l'IndieCade comme Retro City Rampage (un genre de GTA mais fait de manière très old school). Ces jeux-stars donnent de la crédibilité au festival et donc plus de visibilité aux jeux moins connus. Etre développeur indépendant c'est aussi sortir rarement de sa grotte. L'IndieCade permet aux développeurs de rencontrer leurs pairs et d'échanger conseils techniques, impressions et bons plans. Il y avait même des stars comme John Romero, le level designer de Doom avec son éternelle coupe de cheveux improbable tout droit sortir des 90s. Lui aussi a été indépendant durant les débuts d'id Software.

 id Software en 1992. John Romero est au milieu.

Enfin un festival est l'occasion pour les développeur de rencontrer leur critique le plus efficace : les joueurs. Ca leur permet de voir en direct les réactions des joueurs, comment ils se débrouillent, les choses qu'ils aiment ou celles qu'ils détestent, les bugs qu'ils trouvent... Quand on a le nez dans le guidon, c'est dur de prendre du recul sur son propre travail. Un festival comme l'IndieCade c'est des séances de playtests bon marché et ça permet de voir rapidement de ce qui marche ou pas dans son jeu.

Je suis même tombé sur deux français du studio Lyonnais Upper Byte qui avaient fait le déplacement pour présenter leur jeu, Wooden Sen'Sey. Il sera bientôt en vente sur Steam et est déjà en vente sur Desura. C'est un jeu de plateforme super mignon, super maniable et super marrant. Ils me racontaient qu'un russe avait testé le jeu et l'avait retournée en quelques heures en utilisant des techniques que même les développeurs du jeu ne pensaient pas possibles. On sent qu'ils en ont bavé pour le sortir (ils ne sont que deux à le développer) mais le résultat fait plaisir à voir et il a eu de bons retours de l'IndieCade.



Outre les jeux vidéo, on pouvait essayer quelques jeux de cartes/plateau voir même faire du "Capture du drapeau" grandeur nature. La marque de boisson énergétique Monster sponsorisait l'évènement du coup il y avait de la Monster gratuite et à volonté. Au bout de la troisième canette, j'étais fin prêt pour tester Hawken, un jeu où on pilote un gros robot de combat qui affronte d'autres gros robots de combat. J'en ai pris plein les yeux et plein la tête et j'ai gagné la partie même s'il faut avouer que mes autres adversaires étaient des gamins plus habitués à manier le pad que le combo clavier-souris. Petits joueurs.


Rendez-vous l'année prochaine et cette fois je penserai à prendre l'appareil photo.

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