Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

mardi 4 septembre 2012

Spaced



C'est une période un peu creuse niveau visites de LA. Donc en attendant le gros rush d'articles qui va suivre le retour de Laetitia de ses vacances, on vous raconte un peu notre quotidien à savoir sortir, regarder des films avec Christian Bale et mater des séries sur Netflix. Netflix pour ceux qui ne connaissent pas est un service qui permet de regarder des films et des séries de manière illimité en streaming sur son PC ou sa console. C'est évidemment légal, ça coûte 8 dollars par mois et le catalogue est assez fourni.

Etant tous les deux fans d'humour anglais et du duo Simon Pegg/Edgar Wright (Shaun Of The Dead, Hot Fuzz), je ne comprends toujours pas pourquoi on a attendu si longtemps avant de regarder Spaced. Spaced raconte l'histoire de Tim Bisley (Simon Pegg) et Daisy Steiner (Jessica Hynes). Lui est dessinateur de comics. Il travaille dans une boutique de comics, il vient de se faire larguer et cherche un appartement. Elle est journaliste freelance, entretient une relation pas vraiment sérieuse et cherche aussi un appartement. Ils se lient d'amitié autour de la recherche d'appartement. Ils finissent par tomber sur une annonce en or mais il y a un hic : la proprio veut uniquement un couple.


Evidemment ça va fonctionner et leur nouvelle vie va commencer, chacun amenant ses obsessions, ses problèmes et ses amis. Tim joue tout le temps aux jeux vidéo et a pour meilleur ami Mike (Nick Frost), un ancien militaire obsédé par les armes à feu et a du mal à se remettre de sa rupture. Daisy a des problèmes d'inspiration et a pour meilleure amie Twist qui bosse dans la mode. Ils vont aussi devoir faire avec leur nouvelle proprio Marsha qui passe son temps à fumer et à boire et qui s'incruste toujours chez eux ainsi qu'avec Brian, leur voisin artiste conceptuel.

Si le pitch de départ est assez classique, la série n'a rien à voir avec une sitcom de bas étage. Entièrement écrite par Simon Pegg et Jessica Hynes et réalisée par Edgar Wright, la série se veut résolument geek (la série est blindée de références directes ou indirecte), décalée et hors normes. Les deux héros approchent de la trentaine et sont clairement des versions exagérées de leurs créateurs. On passe donc de discutions sur Tomb Raider à des combats de robots entre deux passages au bar. Les dialogues sont merveilleusement écrits et les répliques cultes fusent. Comme c'est une série anglaise qui est passée sur Channel 4, le langage n'est pas châtié et la prise de stupéfiants par les protagonistes est plus que suggérée (certains diraient même que les spectateurs devraient en faire de même pour regarder la série dans de meilleurs conditions). La série a été faite avec très peu de moyens mais reste très bien réalisée plus à la manière d'un film que d'une série.


Spaced est composée de deux saisons de 7 épisodes, la première a été diffusée en 1999 et la deuxième en 2001. 1999 est une date charnière dans l'histoire du mouvement geek car elle représente la fin de l'age d'or. En mars sortait Matrix qui représente l'apogée de la culture geek vu que c'est un gros mix de vingt ans de SF, jeux vidéo et films de kung fu. En mai sortait Star Wars Episode I: La Menace Fantôme qui a donné des envies de meurtres/suicides à des tonnes de fans de Star Wars. Ils ont eu l'impression qu'on cassait leur jouet favori. La réalité était que la culture geek allait devenir mainstream et que les geeks avaient du mal à l'accepter. Mais ce qu'ils ont surtout eu du mal à accepter c'était qu'ils vieillissaient. Tim et Daisy sont les archétypes des adultes qui ne veulent pas grandir et encore moins à accepter des réalités comme pointer au chômage. La série rend nostalgique de cette époque simple où Internet et les téléphones portables n'étaient pas si envahissants et où écouter de l'électro consistait à gober des taz' sur fond de Fatboy Slim.

En y réfléchissant, je me rends compte que la série Nerdz sur NoLife est une repompe cheap, française et actualisée aux années 2000 de Spaced. Mais Spaced est bien meilleure. La qualité de l'écriture, l'humour anglais et le coté "archétype poussé à l’extrême" des personnages font que les 14 épisodes passent bien trop vite. En même temps, plus les séries comiques s'éternisent et moins elles deviennent bonnes. Mais on ne cracherait pas sur une ou deux saisons de plus. Pareil pour The IT Crowd. Enfoirés d'anglais talentueux.
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