Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

jeudi 9 août 2012

Christian Bale, la biographie non-officielle

Non-officiellement également, je suis une fan de Christian Bale depuis 1990 ( je suis née en 1987 donc ça ne paraît pas réaliste, mais j'expliquerai! ).

Christian Bale commence sa carrière en 1986 à 12 ans, emporté par la passion du théatre partagée par ses deux grandes soeurs. En 1987, il est casté par Steven Spielberg pour Empire of the Sun. Ce film changera bien évidemment sa vie. C'est à cette époque que le petit Christian connaît son premier nervous breakdown, à Paris, pendant la promotion du film. Le contact avec les journalistes passe très mal, et Christian échappe à la surveillance de l'équipe. On le retrouve dans un parc, il refuse de revenir.
Il en est sûr: plus jamais il ne fera de films. Il adore tourner mais déteste le star system.

La biographie est raconté du point de vue de Harrison Cheung, un fan de la première heure, d'origine chinoise ( et donc très touché par Empire of the Sun ) mais né en Ecosse et vivant à Toronto. Geek assumé, il fonde avec d'autres puristes le premier fan club de Christian Bale et d'autres acteurs britanniques mal connus, puis voyant le potentiel énorme du tout nouvel outil multimédia qu'est Internet, encore désert à cette époque, il contacte son idole pour lui proposer un plan de comm.



Entre temps, Christian à déménagé avec son père et sa soeur à Los Angeles, laissant derrière lui sa mère qui refusait de voir sa carrière continuer aux Etats Unis. Son père mentira à son propos pendant des années. Le père d'ailleurs, est la figure centrale du livre. Menteur, raciste, cachotier, manipulateur, irresponsable mais très charmeur, il a tout ce qu'il faut pour partir à l'attaque d'Hollywood. En bref, il a un total contrôle sur son fils unique, la prunelle de ses yeux, et le couve comme une pauvre petite chose.

























Harrison débarque chez les Bale qui vivent à Manhattan Beach dans une maison au-dessus de leurs moyens, sans visa de travail, sans plan de secours, mais avec beaucoup de talent. Il découvre la famille la plus étrange possible: Christian est un petit prince jeune adulte pourri gâté. Le père et son fort accent britannique est un embobineur comme on en connait tous au moins un, et la soeur Louise est la bonne de service, car les deux hommes ne savent pas se faire cuire un oeuf ou faire tourner une machine. La maison ( et eux-mêmes ) est dans un état lamentable, surtout avec les deux chiens que Christian a récupéré dans la rue.
Harrison propose son plan de comm sur Internet à un père/agent prêt à tout pour que son fils, le meilleur acteur du monde, devienne la star qu'il mérite d'être. Christian ne demande qu'une chose: est-ce qu'il faudra qu'il ait affaire à des journalistes? est-ce qu'il devra donner des interviews ou faire des photos?
Christian est allergique au monde extérieur. Cette idée de publicité gratuite sur Internet lui convient. Il retourne s'enfermer dans sa chambre.



David, le papa lui proposera quelques mois plus tard, et devant le succès de Christian en ligne, de faire partie de leur famille. Imaginez-vous vivre chez votre acteur favori et devenir son publiciste... Harrison ne sera pas payé pour ce travail ( les finances des Bale sont au plus bas, ce que David s'efforce de cacher à Christian pendant des années ), il a donc un job à plein temps la journée, tout en gérant l'image de Christian. C'est lui qui prendra ses premiers headshots, qui créera le premier press kit avec une vidéo des meilleures scènes de Christian, et qui malgré une filmographie rempli de flop au box office ( on le surnomme Christian Fail ), réussira a hisser Christian au rang de star sur Internet, ce qui fera parler de lui dans les magazines papier, support plus traditionnel et adoré par Hollywood.

Il devient le meilleur ( et seul? ) ami de Christian, il le voit se transformer en homme, malgré la présence insuportable de son père pot de colle. Il se débarrasse de lui en s'enfuyant avec l'agent de Winona Rider, fan de lui ( mais connasse finie on apprend ) pour l'épouser à Las Vegas la veille de son 25ème anniversaire. Elle vivra avec eux avant de pèter un plombs et de partir avec Christian sous le coude à Santa Monica, où ils vivent toujours.
Christian apprend malgré lui le métier de superstar, découvre les déceptions et les rivalités inhérentes au métier ( ses pires ennemis seront Ethan Hawke et DiCaprio, qui lui voleront des rôles dont il rêve ). Il atteint son but lorsqu'il vole le rôle de Patrick Bateman à DiCaprio dans American Psycho, qui sera son premier succès après une série parfaite d'échecs . David, poursuivi par l'immigration après être resté 9 ans sur le territoire américain avec un visa touristique de 6 mois, fait un dernier coup d'éclat en épousant une américaine, une féministe anti-mariage qui s'était battue pour empêcher le tournage d'American Psycho ( il est fort! ).

Trent Reznor et Christian Bale aux Oscars ( Si ça c'était pas une soirée extraordinaire... )


























Christian ne l'avouera qu'à Harrison: Patrick Bateman est le personnage qui lui ressemble le plus.
Christian tombe dans une dépression profonde, peut-être dûe au succès d'American Psycho. Alors qu'ils s'est enfin fait un nom, personne n'arrive à le faire sortir de son coma quotidien ( fallait m'appeller, j'ai plein d'idées ). Il ne mange rien, fixe les murs toute la journée, et lorsqu'on tente de le faire sortir de son tourment, il se met dans des colères noires. Sa réputation déjà bien entamée ne fera qu'empirer. Le film The Machinist tombe à pic: il est dans l'état d'esprit parfait pour camper Trevor Reznik ( personnage dédicacé à Trent Reznor, mon autre idole, compositeur de musique industrielle ). Il perd 40 kilos en ne mangeant plus rien. Il atteint un état d'esprit digne de Ghandi, n'ayant plus la moindre énergie pour s'énerver ( je devrai y penser ). Sa performance dans le film impressionne la profession, surtout après avoir vu son corps de rêve dans Equilibrium ( il est fan de Keanu Reeves et jouer dans ce rip-off de Matrix a été fantastique pour lui, mais surtout pour obtenir le rôle de Batman qu'Harrison a mis des années à lui faire accepter, Christian faisant semblant de vomir à chaque fois qu'on lui parle de super héro ).

Du Machinist à Batman Begins.




























Harrison qui d'ailleurs commence à en avoir ras le bonbon de son patron, qui le prend de plus en plus pour de la merde et ne le paye toujours pas pour son boulot. Après avoir envoyé Christian se faire voir chez les Grecs à quelques reprises, l'acteur lui envoie une adorable carte de Noël le traitant de con ( il faut voir le charmant petit mot en entier. C'est DEFINITIVEMENT mon type d'homme ).

Lorsqu'on apprend qu'il va tourner 3:10 pour Yuma avec l'irascible et imprévisible Russel Crowe, tout le monde sert les fesses... Entre l'extrêmement froid et britaniquement cynique Christian et l'Australien qui a une certaine tendance à la bagarre, on imagine le pire. Pourtant, ils s'entendront comme larons en foire, loin, très loin d'Hollywood dans le désert du Nouveau-Mexique. Les deux ne tarissent pas d'éloges l'un sur l'autre.
Et contre toute attente, c'est Christian qui fera la une des magazines pour un coup de colère magistral, ajoutant au mystère l'entourant...



Harrison fini par démissionner sans avoir signé la close de confidentialité que lui demande Christian, et qui sera la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Il signe cette biographie de l'acteur ( plus une autobiographie au final ) très mal écrite et avec quelques fautes de frappe notables qui ont échappé à la relecture, le livre devant être publié juste avant la sortie de Dark Knight Rises.
En bref, c'est un bouquin-vengeance étonnant, qui n'apprendra pas grand chose aux hard-core fans ( les Baleheads ) mais qui fait une chouette lecture de plage ( et j'aime beaucoup me réveiller avec la tête de Christian sur ma table de chevet ). Si vous voulez en savoir plus sur l'avènement d'une star qui ne voulait pas en être une, c'est  le livre à lire.
Et si vous voulez aussi découvrir la vie privée de l'un des hommes les plus tordus qui soit, c'est par là que ça se passe.
C'est aussi intéressant de voir comment une famille britannique a tenté et réussi le rêve américain, en passant dans l'illégalité et en se battant pour obtenir des visas; comment Christian a dû transformer son physique purement britannique pour s'intégrer au décor et devenir un caméléon.

A savoir: le personnage de Lloyd dans Entourage, a été inspiré par Harrison.
























Pour ma part, je deviens fan de Christian Bale dans les années 90 donc, en voyant, revoyant et re revoyant (merci M6 pour être aussi radins!) l'Ile au Trésor et en tombant complètement amoureuse du héro: un Christian Bale de 16 ans, beau comme un camion.
Je me retiens sur les photos, mais si vous en voulez plus, c'est ici 



Le titre complet du livre est: Christian Bale, the inside story of the darkest Batman, par Harrison Cheung et Nicola Pittam.

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2 commentaires:

  1. Après avoir lu ce "chef-d'oeuvre"(le niveau est aussi médiocre que mon anglais)et pris quelques renseignements sur internet,on peut dire que c'est plein d'approximations,d'inexactitudes et exagérations(facilement vérifiable pour tout ce qui traite des années 2000)
    (Sa femme était assistante de Wynona Ryder sur 2/3 tournages,sa gamine ne s'appelle pas Luca,Bale a la nationalité américaine depuis 2008 et il n'était pas aux funérailles de Heath Ledger car il n'était pas invité (aucun membre de TDK n'était invité)...)
    Et on peut dire que Cheung se donne le beau rôle mais je ne m'étais pas marrée autant en lisant une biographie non authorisée depuis celle sur Angelina Jolie par Ian Halperin(père absent,mère indigne,elle amoureuse de son frère,la drogue,la bisexualité,le pauvre Brad Pitt,les rumeurs....)

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  2. Moi, j'ai découvert Bale dans Velvet Goldmine... où il joue une journaliste britannique avec un passé de fan de glam rock (c'est pas clair même dans le film). Donc voilà. Christian Bale avec du blush, quoi !!

    Ah, mais en fait, non, je l'avais vu avant ça dans Little Women, aka Les quatre filles du Dr March. Mais à l'époque, je ne repérais ni les noms ni les faces d'acteurs (mais je me souviens qu'il n'était *pas du tout* comme j'avais imaginé son perso en lisant le livre).

    C'est drôle de repenser à ça avec le recul d'aujourd'hui.

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