Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

jeudi 14 juin 2012

The Dictator

Les dictateurs au cinéma en tant qu'acteur principal, il y en a eu un paquet depuis Idi Amin Dada (Le Dernier Roi D'Ecosse) jusqu'à Adolf Hitler (La Chute). Mais rares ont été les films à traiter cela sous l'angle de la comédie, noire bien entendu. Il faut dire qu'avec The Great Dictator (Le Dictateur en français), Charlie Chaplin avait placé la barre très haut en parodiant un Hitler plus vrai que nature. Du coup on attendait The Dictator (aussi Le Dictateur en français) de Sacha Baron Cohen au tournant.

La première bande-annonce du film. Ils n'ont quasiment rien gardé de ce qu'on y voit. Autocensure ?

Dans ce film, il incarne Admiral General Aladeen, dicateur d'un pays imaginaire d'Afrique du Nord, la République de Wadiya. Lors d'un voyage à New York effectué dans le but de rassurer les Nations Unies sur la possession d'armes nucléaires, Aladeen est trahi par son oncle Tamir qui installe son double à sa place. Tamir veut faire de Wadiya une démocratie dans le but de vendre le pétrole du pays aux Occidentaux et aux Chinois. Aladeen se retrouve seul dans la jungle new-yorkaise et va devoir concocter un plan pour récupérer son plan et sauver la dictature.

Après avoir adapté au cinéma des personnages qu'il avait créé pour la télé (Ali G, Borat et Bruno), Sacha Baron Cohen revient avec un nouveau anti-héros. Irrespectueux des femmes, grossier, antisémite, inculte et avec un fort accent, Aladeen est une sorte de Borat poussé à l'extrême. Mais contrairement à Borat et Bruno qui utilisait les réactions plus ou moins bidonnées de vrais gens, The Dictator est une vraie fiction où tout est écrit à l'avance. Le côté documentaire bidon fait à l'arrache laisse place à une superproduction. Ce qu'on perd en fraîcheur, on le gagne en lourdeur voir en longueurs. Les gags sont rarement drôles et parfois s'éternisent. Le film commence pourtant très bien honorant la mémoire de Kim Jong-Il mais très vite retombe à plat malgré quelques éclairs de génie. Le scénario est sans intérêt et les dialogues sonnent souvent faux.

La promo du film à Downtown (Olympic et Figueroa)

A un moment j'ai pensé "je suis trop vieux pour ces conneries" avant de réaliser que j'étais plié en quatre pour 21 Jump Street qui était au moins aussi débile et autrement plus drôle. En y réfléchissant, les dictatures encore en place (Corée du Nord, Arabie Saoudite, Qatar,...) sont déjà des parodies de régime politique qui auraient du disparaître il y a longtemps. C'est aussi là où le film pêche : plutôt que d'insister sur le côté dictature, Sacha Baron Cohen nous refait le coup d'un étranger à New York. A l'instar du dictateur de Chaplin, il attend la fin du film pour délivrer un message politique sauf que ce dernier passe complètement inaperçu et fait sourire alors que le discours de Chaplin faisait vibrer... Sortie en France le 20 juin 2012.


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