Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

vendredi 29 juillet 2011

Permis

Voilà, j'ai reçu mon permis! Je vais donc pouvoir enfermer mon passeport et mon précieux visa dans un coffre-fort avec nos numéros de sécu.

Petite présentation des nouveaux permis californiens, qui sont très importants dans la vie de tous les jours, car ils servent de carte d'identité, et sont donc utilisés pour prendre l'avion dans les vols intérieurs, mais aussi dans la vie de tous les jours, quand vous devez justifier de votre identité.


Il y a cinq ours ( les étoiles ), un papillon, des vagues, un rivage, des montagnes et une carte de la Californie. On vous demande si vous êtes donneurs d'organes, afin de le signaler directement sur le permis. Il fait à peu près la taille d'une carte de crédit. Votre signature et votre date de naissance apparaissent en relief.



Au dos, le Golden Bridge, et à nouveau votre date de naissance et votre signature en relief. Les empreintes sont criptées.
Le permis Californien est valable trois mois en France. Il se termine en même temps que mon visa, mais il n'y a pas besoin de le repasser au renouvellement du visa ( heureusement! ).

Voilà, c'est mon premier permis, il m'aura coûté la somme honteuse de 42 dollars!
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lundi 25 juillet 2011

Les 8 repas les plus gras d'Amérique

Je sais que vous adorez ça, alors voici les 8 repas les plus gras d'Amérique ( donc probablement du monde ):

http://www.yummly.com/blog/2011/07/the-8-fattiest-foods-in-american-chain-restaurants/

8) Le monster bacon n' beef burger, de IHOP:

1250 calories ( 1550 avec les frites ), 42 grammes de gras saturé et 1590 mg de sodium
C'est la quantité de gras recommandé sur deux jours, et d'une journée entière pour le sel. Mais c'est le taux de calories le moins élevé de la liste.




7) Le Fried Cheese melt, de chez Denny's


Vous vous souvenez de lui, on a déjà parlé ici ! Le revoilà donc dans un classement officiel avec ces 1260 calories, 30 grammes de gras saturé, et 3010 mg de sodium! Pour 4 dollars, vous aurez une journée de gras et deux jours de sel.




6) Le 24oz Porterhouse Steak, de chez Morton

1390 calories, 36 grammes de gras saturé, 1200 mg de sodium
Un steak de 680 grammes. Avec ses épinards à la crème ( au moins il y a eu un essai ) et ses patates, on arrive à 2570 calories 85 grammes de gras et 2980 mg de sodium.




5) Les extra large King Fries, de chez Great Steak


1500 calories, 33 grammes de gras saturé, 4980 mg de sodium. 
600 grammes de frites avec du fromage, de la crème et du bacon. C'est trois fois la dose de sel recommandé par jour. C'est l'équivalent de 3 quarter-pounders de chez Mc Donald's avec du fromage, et il manque encore les 2/3 d'une cuillère a café de sel.




4) Les Provolone Stuffed Meatballs with Fettuccine, de 
Applebee's

1520 calories, 43 grammes de gras saturé, 3700 mg de sodium
Il y a les meatballs, mais il y a aussi le kilos de pâtes et de pain à l'ail servi avec.




3) Le Farmhouse Burger, de Cheesecake factory


1530 calories 36 grammes de gras saturé, 3210 mg de sodium.


   "Du bacon?? Vous plaisantez, c'est trop sain. On va plutôt leur refiler une tranche épaisse de ventre de cochon, avec de la mayo et oeuf frit par dessus. Avec les frites, ça ne leur fera que 1990 calories et 4670 mg de sodium, soit l'équivalent de trois doses de sel journalières en une fois. Ho, et bouge pas, j'ai une idée pour le dessert!!"






2) Le red Velvet Cheesecake, de Cheesecake factory


1540 calories, 59 grammes de gras saturé ( pas de sel, mais c'est pas grave, puisque vous avez eu un farmhouse burger juste avant )
Déjà, un cheesecake normal, si tu es normalement constitué, rien qu'en le regardant, tu vomis.
Mais celui là contient 3 doses journalières de gras. Une part fait environ 300 grammes.








1) Le PB&C shake, de Coldstone


C'est le grand gagnant des calories, avec 2010 calories et 68 grammes de gras saturé ( 131 grammes de gras ), 153 grammes de sucre.
Qui aurait cru qu'un burger ou un cheesecake puissent être battus par un milkshake? La taille Small a toujours 20 calories de plus que notre numéro 7.
Dans la taille classique ( soit presque 700 grammes ), vous aurez du beurre de cacahuète ( Peanut Butter ) et du chocolat ( C ). Evidemment, si vous vouliez bien faire, vous auriez utilisé du chocolat noir, du lait écrémé et du beurre de cacahuète bio ( qui est très peu gras, comparé à du Nutella ), mais non, ce serait trop facile.




C'est officiellement la pire boisson d'Amérique, avec l'équivalent dans un gobelet, du sucre de 30 cookies et autant de gras saturé que 68 tranches de bacon.


Si vous voulez voir les 20 pires boissons des Etats Unis, c'est ici.
Et grâce a ce petit lien, qui propose des " remplacements " de meilleure qualité, je reste collée à mon idée qu'il est possible de se faire plaisir sans prendre trop de poids et en restant dans des chaînes de restaurant type fast food, et qu'il est tout à fait possible de faire des choix et de ne pas devenir obèse, même si ça choque certains.




Bon appétit! Je vais me reprendre un thé glacé bio de chez 99 cents pour ma part.

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La Californie est à la mode

Il y a encore quelques années, passer ses vacances aux Etats Unis, et surtout en Californie semblait complètement hors de propos. C'était loin, et on était dans cette période un peu étrange de l'administration Bush, où la France était en guerre contre les USA. Aujourd'hui, il reste encore de la rancœur mais les touristes français sont revenus en masse. Et on les voit directement, enfin on les entends surtout ( faut pas parler aussi fort les gens ).
Je me souviens avant de partir, avoir eu beaucoup de mal à trouver des guides touristiques sur la Californie. C'est peut-être plus évident maintenant, je ne sais pas, mais rien qu'en août, nous n'aurons pas moins de 10 visiteurs à la même période.

Ca, certains l'ont remarqué, et c'est pour ça qu'an à peine dix minutes de surf, en ouvrant ma page MSN et le zapping de canal+, je tombe sur ça:



La Californie est revenue à la mode, c'est sûr!
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samedi 23 juillet 2011

Les canaux de Venice

J'en ai déjà parlé ici , mais les photos n'étaient vraiment pas terribles, à la fois à cause du temps ce jour-là et aussi parce qu'elles ont été prises avec l'I-phone.

Donc voilà des photos de mai, qui sont bien mieux pour rattraper ça.









Oui, ce sont des vrais










Désolée, je viens de voir les fils au premier plan :/

 C'est ici qu'habitent quelques stars, dont Julia Roberts, qui est peut-être la propriétaire de l'une de ces maisons. J'ai du mal à me lasser des maisons de Los Angeles. Peut-être qu'il suffit d'ouvrir les yeux pour voir la beauté de la ville?

Pardon pour les photos surex, je venais d'avoir mon appareil, et c'est pas un reflex ( mais j'accepte les dons :p )
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mercredi 20 juillet 2011

Carmageddon

Le premier mot qui vient quand on pense "travailler à LA" est "commute". C'est un mot anglais qui désigne le trajet entre la maison et le lieu de travail. Dans une agglomération aussi étendue, c'est rapidement un cauchemar. Essayons de comprendre pourquoi. Contrairement à l'Ile de France où le travail se trouve principalement à Paris en petite couronne, LA est plutôt homogène :
-il y a des centres d'affaire à Santa Monica, Westwood et downtown
-il y a des studios de cinéma à Cuver City, mid-Wilshire et Burbank
-l'aéroport principal est au sud-est et le port est au sud
-les boutiques sont dans toute la ville mais les plus gros mall sont dans la San Fernando Valley (au nord de LA, après les collines d'Hollywood)
-des grosses sociétés comme le fabricant de jouets MGA sont aussi dans la Valley
Et c'est sans compter les tonnes de boulots itinérants (paysagistes, food trucks, réparateurs du câble, taxis, limousines...) qui sillonnent la ville.

Evidemment, les gens n'habitent jamais près de leur lieu de travail pour des tonnes de raisons : prix du loyer, situation familiale (marié, avec enfants...), préférences personnelles (au calme, près de la mer...), qualité du système scolaire locale... Du coup on se retrouve avec des producteurs de cinéma qui habitent à Malibu mais qui vont bosser à Burbank et des gens qui préfèrent le calme et les loyers de la Valley mais qui vont bosser mid-Wilshire. Du coup tout ce petit monde se croise sur les routes et le co-voiturage n'étant pas une pratique fréquente, les autoroutes sont blindées.



Le pire est le trajet Valley-Los Angeles et inversément car il passe obligatoirement par deux goulots d'étranglement que sont les autoroutes 405 et 101. La 405 est tellement blindée que les autorités sont en train d'ajouter une nouvelle voie histoire de désengorger le trafic. Afin de construire cette nouvelle voie, la 405 a été fermée entre la 101 et la 10 ce week-end. Les Angelinos ont baptisé cela Carmageddon (car-amargeddon) car tout le monde pensait que cette fermeture provoquerait le chaos complet sur les routes. Apparemment c'était l’évènement de l'année. Les gens en parlaient tout le temps, les médias en ont fait des caisses, les restaurants ont fait des menus spécialement pour l'occasion, des t-shirts ont été imprimés, un dispositif de police énorme a été mis en place, des sites internet ont été créés...



Forcément les chaines de télé locales étaient sur le coup et avaient déployé tout l'arsenal : reporters aux différents points clé, hélicoptères pour filmer les embouteillages, logos spéciaux, compte à rebours avant la réouverture... Tout cela pour rien car il ne s'est rien passé. Les habitants de LA et surtout ceux de la Valley ont pris une sage décision quasiment impensable pour LA : ne pas prendre la voiture. Du coup non seulement il ne s'est rien passé mais en plus on a jamais roulé aussi bien à LA que ce week-end. Les routes et autoroutes étaient vides, les parkings avaient plein de places et le nuage de pollution a nettement diminué.

Alors évidemment ça n'a pas duré : dès que l'autoroute a réouvert, les gens se sont précipités dessus et il y a eu un accident même pas deux heures après ce qui a causé un embouteillage. Mais ça a donné un aperçu de ce que serait un LA avec moins de voitures. Tout le monde sait qu'ajouter des voies aux autoroutes ne désengorgera pas le trafic. La solution la plus efficace est de forcer les gens à prendre moins la voiture et ça passe essentiellement par une amélioration drastique des transports publics.


La video qui llustre parfaitement la situation ( merci Amertum ):
http://vimeo.com/26433049

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vendredi 15 juillet 2011

Les restaurants français

Il y a des tonnes de restaurants et petits bistrots français à Los Angeles.
Il y a la sandwicherie Champs Elysées ( faites gaffe à la musique ) sur Robertson à Beverly Hills, qui est vraiment chère pour ce qui est proposé ( n'oubliez pas que les prix sont hors taxes et sans le tip ), mais comme tout ce qui est français, ça se vend plus cher ( je crois que je ferai fortune ici avec mes macarons, sachant qu'ils se vendent facilement entre 1.25 et 2 dollars pièce... ).

Je vais juste parler de nos préférés du coup.
D'abord, le Farmshop , à Santa Monica, à la frontière avec Brentwood. Les prix élevés sont parfaitement justifiés par la qualité des produits. Pratiquement tout vient de Californie, de fermes familiales qui sont très à cheval sur le goût et la qualité de leurs produits. Le miel ( que j'ai fini à la petite cuillère ) est récolté à Los Angeles même. Le café est le meilleur que vous n'aurez jamais. Le thé est succulent ( et je m'y connais en thé ).
Les pommes de terre sont d'une espèce qui n'a jamais été modifiée: vous avez donc le goût d'une vraie pomme de terre, telle que la nature a voulu qu'elle soit. Le service est impeccable ( depuis quand n'avais-je pas vu de serviette en tissu? ) et tout est délicieux. Pas qu'on a gagné au loto, mais, OK, j'avoue, le propriétaire Mike ( avec les lunettes ) est Français, et est un ami de la famille. On a donc été servis comme des rois et on a pu goûter à pratiquement tout sur la carte du lunch. TOUT est succulent.

Nous ne sommes pas les seuls convaincus. De plus, argument de poids pour les visiteurs, c'est un vrai nid à stars. Pour notre part, nous avons mangé avec vue sur Marcia Cross.



Le deuxième restaurant français où nous aimons aller quand on s'aperçoit que notre sens du goût se fait la malle, c'est the Little Next Door, sur la Third Street Los Angeles ( on peut donc y aller à pied) . Si vous hésitez, il y a des tas de restaurants dans cette rue, dont le Dough Boy, idéal pour le lunch, et le Japonais sur la gauche en allant vers le Beverly Center ( où vous trouverez Obika, Mozzarella Bar ), qui fait des bières à un dollar ( et vous demande au moment de la note, si vous êtes venus en voiture, les malins! ).
Bref, the Little Next door ( the Little Door est juste à côté ( haha ), mais est beaucoup plus chic. The Little next door est une brasserie ) est vraiment un super resto, où vous ne serez pas déçus. On entend les clients Américains s'inquiéter de la taille de plats ( ha oui, c'est sûr que ce ne sera pas du Saddle Ranch ), mais dans l'ensemble, vous n'aurait à faire qu'à des Français, clients comme serveurs ( sauf ceux qui débarrassent, là ce sont les traditionnels Mexicains, faut pas déconner ). C'est peut-être moi qui hallucine, mais je trouve qu'ils ont vraiment des têtes de Français. C'est peut-être le tablier blanc sur le pantalon à pinces noir qui fait ça, je ne sais pas... Si vous parlez anglais dans les restaurants depuis quelques années, comme nous, vous commanderez dans un franglais étrange ( " je vais prendre le mint iced tea, please. Merci! ". Ne vous en faites pas, le serveur fait la même chose; le pauvre, entre deux tables d'Américains, ne sait plus quelle langue on parle ).
Les plats sont des tueries. Je prends les moules frites, et Ben le couscous.
En attendant vos plats, vous aurez le droit à....du pain! Du vrai pain!! Et une petit soucoupe d'huile et de vinaigre pour tremper (un Américain a BESOIN de diper tout ce qui peut se diper ). Je n'en mange qu'un tout petit bout, car je ne supporte pas trop le gluten.
Il y a un menu à 32 dollars, avec soupe ou salade, et plat et dessert, ce qui vaut le coup. Les plats sont en moyenne à 20 dollars. Le service est bon ( pour des Français j'entends, comme quoi, il n'y a pas de gêne du serveur irritable français. Peut-être qu'ils sont simplement sourds quand on les appelle, je ne sais pas ) et le cadre très très sympathique. C'est à mon avis le plus grand choix de vins de la ville.
Dans la même rue un peu plus loin, si vous avez besoin de faire un cadeau, allez chez Joan's. Tout le monde en raffole. Un bout de fromage fascinera toujours un Américain!

Ha oui, et si j'entends encore quelqu'un conseiller In&out burger à des vacanciers, je vous jure que je fais un meurtre. Je ne conseille pas le Flunch de Melun à ma voisine quand elle va en France.
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jeudi 7 juillet 2011

Critique de livre: Fight Club

Je n'ai pas fait tellement de critiques de livres ( en fait deux, dont une sur les guides touristiques, et l'autre que j'ai effacé sans faire exprès ( mais c'est pas grave ). C'est dommage, car je lis ( on lit ) énormément de livres à nous trois, et surtout, on lit en anglais, le meilleur exercice possible pour apprendre une langue, même si dans l'idéal, il vaut mieux lire à haute voix ( faites-le tous les jours, en vous enregistrant, sauf si vous avez un english speaker pour vous corriger, et en deux semaines, vous verrez la différence lorsque vous parlerez sans filet ).


Bref, je m'y mets, et je commence par un livre que j'ai adoré, et qui n'est ni le premier, ni le dernier à avoir été lu.
J'essaye à la librairie de prendre des classiques américains. On entend beaucoup parler de livres, dans les films, les séries ou même au quotidien, alors je m'empresse d'aller les acheter pour savoir de quoi ça parle, et pour ma culture américaine ( je vous vois, avec le sourire en coin ).

Donc voilà, je commence par Fight Club, parce que ça va attirer le chaland à coup sûr, et que je suis inspirée.



Fight Club, tout le monde connaît, mais il y en a un qui est un peu vexé que pas grand monde ne sache qu'il y a eu un livre avant le film, c'est l'imprononçable Chuck Palahniuk.
Fight Club est le premier livre Chuck ( m'en voulez pas si je l'appelle par son petit nom ), si l'on ne tient pas compte de ces deux précédents écrits qui ont été refusés par les éditeurs ( dans un premier temps, c'est à dire, avant Fight Club ). Pour ne pas entrer dans les détails, car vous savez vous servir de google, normalement ( certains de vos mails m'en fait douter parfois ), Chuck a fait partie d'un club d'écriture pendant longtemps, et Fight Club a donc été son travail le plus abouti.
L'histoire originale, les premières lignes du Fight Club qu'on connaît, a été éditée dans l'anthologie " the pursuit of happiness ". Seulement l'imprimeur a mal reporté le titre sur la tranche, et a fait faillite en devant réimprimer tout les livres gratuitement. Aujourd'hui, tous les exemplaires de ce livre ont été vendus, les mal imprimés comme les autres. C'est le chapitre 6 du livre final qu'on y trouvait.
Chuck a écrit ce chapitre sous les consignes de son professeur, un après-midi ennuyeux au boulot. Il a d'abord écrit les règles du jeu de Fight Club, puis 7 pages d'une histoire très épurée et d'un même point de vue.



En effet, chaque chapitre de Fight Club peut se lire individuellement, comme des petites histoires écrites par différentes personnes. Son inspiration lui vient de ses amis qui lui racontaient des histoires ( le dildo dans la valise à l'aéroport, les serveurs qui ajoutent une touche personnelle aux plats qu'ils servent etc... ). Le concept du club en lui-même lui vient facilement, et c'est après un documentaire à la télévision sur les gangs, que le club pour hommes en quête d'une utilité et de répères lui vient simplement. Il s'inspire également des réactions de ses collègues de travail, un jour où il revient de vacances avec un coquart.
Satisfait du résultat, il décide d'essayer de le vendre. Le premier éditeur lui propose une somme ridicule pour un écrivain: 6 000 dollars, pour ne pas vexer l'artiste en lui disant simplement "non". Sauf que Chuck accepte cette somme, avec grand plaisir. Le livre sort, et le succès n'est pas au rendez-vous. Il va lire son livre dans des librairies, où trois personnes viennent l'écouter. Il commence à avoir des retours, des avis de lecteurs complètement farfelus qui n'ont rien compris au livre. Il gagne quelques prix en 1997, et l'année suivante, il rencontre une femme dans un bar, qui lui dit qu'elle est en train de bosser sur le pingouin du film Fight Club.
Son nom apparaît une demi seconde au générique de début, mais, et alors?

Si vous n'avez pas aimé le film, laissez tomber le bouquin ( j'aime dire que certains films feraient d'excellents bouquins ). Si vous n'avez pas vu le film ( et que vous vivez donc dans un bunker depuis le début de la Guerre Froide ), sautez sur l'occasion, et lisez le bouquin avant de le voir.



L'histoire: 
Le héros ( qui n'a pas de nom ), est insomniaque depuis des mois. Sur les conseils de son médecin, il participe a des thérapies de groupes pour malades en phase terminale de cancers ou d'autres maladies. Il pleure avec les mourants, et peut ensuite dormir sur ses deux oreilles. Son métier l'oblige à prendre l'avion très souvent, et là encore, la possibilité que l'avion s'écrase lui amène le sommeil. La routine des voyages et des hôtels s'installe. Sa vie roule tranquillement, sans excitation. Son appartement est rempli de meubles Ikea, ses seuls compagnons et ses seuls désirs. C'est dans un avion qu'il rencontre Tyler Durden, qui est l'opposé de notre héros: beau, souriant, bien habillé, décontracté et sûr de lui.
A l'atterrissage, le héros apprend que son appartement adoré, la seule chose qu'il aimait vraiment, a explosé dans des conditions étranges. Il appelle donc la seule personne dont il a le numéro sur lui: Tyler Durden. C'est ensemble qu'ils construiront le Fight Club,

Le livre est aussi confus que le film, évidemment, avec des passages qui sont intelligemment construits dans le but de nous faire douter. L'auteur utilise savamment les guillemets par exemple, mais il y a d'autres détails qu'il faut découvrir, car il faut bien l'avouer, au-delà de l'histoire déjà extraordinaire, l'exploit littéraire n'est sûrement pas à mettre de côté. Il faut regarder le livre en même temps qu'on le lit, et pas seulement se laisser porter par les mots. De toute façon, le malaise s'installera comme il s'installe dans le film ( qui utilise des images subliminales par exemple, ou des flashs ).

Si vous avez un bon niveau en anglais, ou que vous avez envie de le travailler en utilisant un livre, je conseille Fight Club, pour ses chapitres courts et indépendants les uns des autres, pour son intrigue évidemment, et puis parce que m****, c'est Fight Club p***** ! Vous ne pouvez pas ne pas l'avoir lu ni vu!!

D'autres liens que j'aime bien: http://stephaniebowman.wordpress.com/2011/06/01/fight-club-changed-my-life/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fight_Club_(film) ( faites gaffe aux spoilers quand même )
http://en.wikipedia.org/wiki/Fight_Club_(film) ( parce que vous allez bosser votre anglais )
http://articles.latimes.com/2010/may/16/local/la-me-fight-club-20100517
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mardi 5 juillet 2011

Roller Derby

Le roller derby est un sport bien américain, répandu en France, mais très mal connu. Il y a pourtant des matchs qui se jouent à Bercy. Comme pour tous les sports américains, l'ambiance est très importante ( on aime bien dire en France: le show à l'américaine, même si je ne comprends pas très bien ce que c'est ).
Le roller derby existe depuis 1820 et ne constituait qu'une course d'endurance sur plusieurs jours, et a été modifié au cours du temps pour devenir un sport de contact à partir de 1920. Dans les années 60 et 70, le roller derby est devenu ce qu'on appelle un show, ou un sport théâtral, et renaît de ses cendres à notre époque, après des années d'abandon. C'est pour ça que l'on peut voir dans les équipes des femmes de plus de 40 ans, qui pratiquaient sûrement ce sport quand elles étaient petites filles, et sont ravies de remonter sur des patins. Il y a des ligues masculines, et même mixtes, mais c'est un sport majoritairement féminin.

Les arbitres vérifient les équipements avant le début du match

Mais le roller derby est loin d'être seulement un show, ou un sport, ou les deux combinés. Le roller derby est un état d'esprit dont les filles affichent les couleurs. Pas besoin d'être un fin observateur pour s'apercevoir que les bas résilles, les mini shorts et le maquillage appuyé, complétés par des tatouages et des paillettes en tout genre ne sont pas pour desservir le sport. L'idéologie punk ( et DIY ) et le féminisme font partie des étendards des joueuses. Le tout consiste à porter un accoutrement kitch, voire de mauvais goût, ainsi qu'un surnom contenant un jeu de mot, si possible avec une référence sexuelle, mais toujours violent. Les nouvelles doivent vérifier que leur nouveau surnom n'est pas déjà emprunté. Elles doivent aussi choisir un numéro. Les arbitres et le staff doivent également se choisir un surnom, même si certains gardent leur vrai nom.
Il y a peu de ligues professionnelles. Les plus petites ligues sont des associations qui organisent des matchs pour supporter leurs frais ( c'est le cas du match sur les photo et la vidéo, les Angel City Derby Girls. Un match amical pour le 4 juillet, donc pas très agressif ), quand d'autres plus importantes et connues survivent grâce à l'argent que leur rapporte des cours grand public, et utilisent l'argent des matchs pour des associations ( les LA Dolls, vues dans le film Whip It, roulent pour un paquet d'associations ).





Ces règles du jeu sont énoncées par la Women's Flat Track Derby Association (WFTDA) .
Tout d'abord, une équipe est composée de 5 filles: une jammeuse et 4 bloqueuses. La jammeuse porte sur son casque, une ou deux étoiles. L'une des bloqueuses porte une rayure sur son casque. Cela signifie deux choses: elle dirige les bloqueuses, en criant des instructions, et réduit ou accélère le rythme du ses bloqueuses. Elle peut également devenir la jammeuse. On l'appelle le pivot.
Il y a deux lignes de départ, une pour les jammeuses, et devant, une pour les bloqueuses.
Le pack est formé par les bloqueuses. L'arbitre siffle une première fois pour faire démarrer le pack. Quand la dernière bloqueuse a passé la ligne, il siffle deux fois pour faire démarrer les jammeuses.



Quatre points sont marqués à chaque passage à travers le pack d'une jammeuse. Elle doit faire le maximum de points possible en deux minutes ( un jam ), pendant que les bloqueuses de l'équipe adverse font tout pour l'en empêcher et essayent de la faire tomber ou au moins la retiennent pour que leur jammeuse prenne de l'avance.

Le pack doit rester ensemble évidemment. Si l'une d'elles tombe ou prend du retard ou de l'avance, elle ne peut pas bloquer tant qu'elle n'a pas rejoint le pack. "To whip" est une technique qui consiste à attraper une bloqueuse de son équipe, par le bras ou une ceinture, pour la faire accélérer, ou s'entraîner l'une et l'autre.

La première jammeuse à passer le pack est la lead jammeuse. L'un des arbitre la suit en la pointant du doigt avec l'autre bras en l'air. Elle peut décider d'arrêter le jam quand elle le souhaite, en mettant ses mains sur ses hanches plusieurs fois. Si elle ne le fait pas, le jam dure deux minutes. Elle peut passer son étoile au pivot qui deviendra la jammeuse, et devenir une bloqueuse.


Pour bloquer, on peut utiliser uniquement la partie du corps entre le milieu des cuisses et le cou, en excluant les avants bras et les mains ( et donc également, la tête, les coudes, les genoux et les pieds ). On ne peut pas bloquer une jammeuse en la bousculant dans le dos, mais uniquement en se plaçant devant elle ou sur le côté.


Si l'une des filles tombe, elle ne peut revenir sur la piste que derrière la fille qui l'a poussée. Une bloqueuse peut utiliser son dos, mais le dos des jammeuses est intouchable. Il y a une technique récente, le " western style " qui consiste pour une fille qui vient de faire tomber ou sortir de la piste une concurrente, de rouler en marche arrière, pour ralentir celle-ci et l'empêcher de rentrer sur la piste. C'est efficace surtout si c'est une jammeuse qui est tombée ou sortie.
Pour les fautes, l'arbitre décide si la faute était vraiment décisive ou non. Au bout de 4 petites fautes ou d'une grosse faute, la fille doit sortir et aller dans la penalty box pendant une minute ( 2 si elle se plaint de l'arbitre ). Si elle est exclue pendant plus de 7 minutes durant le jeu, elle sort définitivement de la partie.

Une partie complète est composée de deux parties de 30 minutes, avec 30 minutes de mi-temps. Il peut y avoir des temps morts, et il y a 30 secondes entre chaque jam ( 2 minutes ). Ca fait donc une heure et demi de jeu.
Un match public est appelé un bout.


Evidemment, les blessures sont très fréquentes, avec des hanches fracturés, des dents et des doigts cassés, des bleus... Maintenant, on va voir si vous avez bien compris avec ma vidéo de quelques jams:



Si vous passez sur LA et que vous voulez voir un matche de flat track ou de banked track ( relevé sur les côtés ), vous pouvez aller sur les sites des LA Dolls, ou des Angel City Derby Girls. Il y a plein d'autres ligues sur Los Angeles mais ce sont les deux que je connais.

Pour les curieux, quelques jam dans les années 50:
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dimanche 3 juillet 2011

Petits conseils aux expatriés : suite

Si vous venez en Californie, vous devrez forcément faire un certain nombre de démarches pour gérer le quotidien. Voici quelques exemples/conseils qui pourront vous aider.

0)Trouvez un logement. Ici on ne vous demandera pas votre fiche de paye mais votre credit score (voir plus bas). Comme vous n'en avez pas au début, vous devrez surement lacher une caution plus importante (on a lâché deux mois de loyer). Sauf si vous bossez pour une agence fédérale, le contrat de travail n'est pas vraiment une preuve de stabilité car on peut être viré sans préavis du jour au lendemain. Le bail précise généralement les pénalités que vous devez payer si vous avez du retard sur le loyer. L'assurance n'est pas obligatoire pour les locataires. Il n'y a pas vraiment d'état des lieux et les proprio prennent généralement soin de leurs locataires et ne rechignent pas à faire des réparations.

1)Commencez par obtenir un numéro de sécurité sociale. Ca ne vous donne pas la moindre sécurité sociale mais c'est indispensable pour certaines démarches comme payer ses impôts. Allez au centre de sécurité social le plus proche. Vous y trouverez un personnel compétant et aimable, vous remplirez dix lignes tout au plus et une semaine plus tard vous recevrez votre numéro sur un petit papier vert. Apprenez le par coeur et mettez ce papier dans un coffre. Si quelqu'un vous pique votre "social" comme ils disent ici, il peut vous pourrir la vie en prenant par exemple des crédits à votre nom. J'ai plus l'impression que c'est de la parano qu'autre chose mais on ne sait jamais.

2)Ouvrez un compte banquaire. Chez Wells Fargo, ça m'a pris dix minutes et je n'avais pas encore de numéro de sécu à l'époque. C'est gratuit pour un compte standard (chèques + carte de débit) et vous aurez toujours deux comptes : un checkings (compte courant) et un savings (compte épargne). Les banques se font leur beurre sur plein de petites choses. Tirer de l'argent dans un distributeur qui n'est pas de vote banque : votre banque vous prendra des frais (2 ou 3 dollars). Etre à découvert (overdraft) coûte très cher. Certains vous diront que l'idéal est d'être à la HSBC en France car c'est la seule qui est à la fois en France et aux US mais bon courage pour trouver un distributeur HSBC. Un bon moyen pour tirer des sous quand vous n'avez pas un distributeur à portée de main est le cashback des supermarchés. Au moment de payer, on va vous proposer du cashback, généralement entre 20 et 40 dollars. Concrètement le supermarché va ajouter cette somme sur le ticket de caisse et vous filer du liquide. Pratique et sans frais.

3)Faites grimper le credit score. Contrairement aux idées reçues, avoir une carte de crédit est un processus long et compliqué. Généralement ça passe par une sorte de période d'essai de six mois avec un montant bloqué. Pourtant il est essentiel de payer à crédit même si vous avez les moyens de payer comptant avec votre carte de débit. Ca permet de faire grimper le credit score. Ce score est lié à votre numéro de sécu et est consultable par les organismes de crédit. Plus il est élevé et plus vous êtes éligible à des gros crédits. Vous avez bien lu : ici pour prouver qu'on est solvable, il faut payer à crédit. Donc on commence par payer à crédit ses courses, puis ses meubles; puis sa voiture et enfin sa maison. Attention par contre : si vous ne payez pas vos mensualités, le credit score va chuter drastiquement. Mêmes les opérateurs de téléphone portable demandent un bon credit score pour prendre un abonnement...

4)Internet / TV / Téléphone : la Silicon Valley a beau être en Californie, la connexion Internet est une vaste blague. Pour avoir l'équivalent de ce qu'on a en France (Internet + TV + Téléphone + Box), comptez dans les 100 dollars par mois. Mon conseil : ne prenez que Internet. La télé américaine est abrutissante au possible et les amateurs de bonnes séries auront largement de quoi faire en combinant les chaines gratuites et des services comme Hulu ou Netflix. En plus les bonnes chaines comme HBO (la seule chaîne sans la moindre pub) ne sont pas dans les bouquets de base et il faut ajouter encore quelques dizaines de dollars. Fuyez l'ADSL (AT&T) comme la peste : ici les débits sont ridicules. Préférez le câble (Time Warner). Pour 60 dollars par mois, j'ai du 20 Mb garanti et ça monte souvent à 30. Le modem est parfois fourni et il faut acheter le routeur Wifi. Pour téléphoner en France, utilisez Skype. C'est gratuit de PC à PC et si vous voulez appelez un fixe, c'est 2c la minute.

5)Téléphone portable : si vous envisagez d'emmener aux US votre téléphone portable flambant neuf, vous serez forcé d'utiliser les réseaux T-Mobile ou AT&T, les seuls qui utilisent la norme GSM (la même qu'en Europe). Pas de chance ce sont les deux opérateurs les plus pourris en terme de prix et de couverture réseau. Quoi qu'il en soit, sans credit score, vous n'aurez pas d'abonnement avec contrat. Il faudra donc vous tourner vers les offres sans abonnement. Chez AT&T, c'est très cher. Mon conseil : vendez votre téléphone portable en France et prenez un ici. En effet, les offres des autres opérateurs sont alléchantes. Si vous voulez juste un téléphone pour appeler de temps en temps, Tracfone a de bonnes offres. Si vous voulez voix + internet illimité, Boost Mobile et Metro PCS proposent des offres à 40 dollars par mois sans contrat et sans besoin de credit score. On arrête et on recharge quand on veut. Le revers de la médaille est qu'il faut payer le téléphone et qu'ils ont rarement les derniers modèles.

6)Gaz et électricité : c'est comme en France. Vous les appelez pour signaler que vous avez emménagé, ils relèvent les compteurs tous les mois pour le gaz et tous les deux mois pour l'électricité et vous payez soit par courrier soit en ligne. A noter que le DWP (l'électricité) vous prendra une caution de 150 dollars si vous n'avez pas de numéro de sécu.

7) Impôts : ils sont prélevés directement sur votre paye. En avril-mai, vous faites quand même une déclaration. Si vous avez trop payé, vous êtes remboursés. Sinon vous payez la différence. Il faut faire deux déclarations : une pour l'état où vous vivez et une pour l'état fédéral. Des sites comme TurboTax proposent de remplir la déclaration à votre place et essayent de vous faire obtenir le maximum de déductions.

8)Achetez une voiture : même s'il est possible de faire sans, c'est pratique pour se balader dans le pays et dans les endroits mal desservis par les transports en commun (et ils sont nombreux). Sans credit score, les concessionnaires vous riront au nez. La première solution consiste à acheter une épave d'occasion. Dans ce cas prenez une voiture japonaise. Les américaines des années 90 sont des poubelles qui vous claqueront dans les doigts rapidement ou qui auront besoin de fréquentes visites chez le garage. La deuxième solution est de trouver un concessionnaire qui a des programmes spéciaux pour les gens sans credit score. Le Star Mazda de Glendale en fait partie. Ils permettent aux gens sans credit score de faire du leasing (pas de l'achat) à des tarifs corrects. Le leasing, c'est comme louer un appart. On paye une grosse somme au départ (un genre de caution) et chaque mois on raque pour une voiture qui n'est pas à soit. A la fin du contrat, on peut rendre la voiture ou payer la différence pour vraiment l'acheter. Ce n'est pas un système idéal mais ça fait monter le credit score et vous aurez une voiture neuve avec tous les avantages qui vont avec (garantie, fiabilité, consommation d'essence moindre...).

9)Assurez votre voiture. Contrairement à l'assurance habitation, c'est obligatoire. Et c'est cher. Vous verrez une flopée de pubs disant qu'ils sont moins chers que les concurrents. Non seulement ils mentent tous mais en plus ils sont tous très chers. Comptez au minimum 100 dollars par mois pour une assurance voiture qui ne vous couvrira que vaguement. Deux termes à connaitre : premium et deductible. Le premium est ce que vous payez chaque mois. Le deductible c'est la franchise.

10)Passez le permis. Probablement l'ultime étape. Le permis français n'étant en théorie valable que trois mois, allez vite passer le permis californien. Pour cela, rendez vous dans le DMV le plus proche. On commence par passer le code (36 QCM, 6 fautes autorisées, un jeu d'enfant) puis quand on se sent prêt on passe la conduite. Le tout coûte 31 dollars et vous n'avez pas besoin de prendre la moindre leçon chez un instructeur. Lisez bien le code, ne conduisez surtout pas comme les californiens qui grillent les stops et qui oublient toujours de mettre le clignotant et tout ira bien. Le permis californien est précieux car vous pouvez l'utiliser comme pièce d'identité pour les bars ou dans les aéroports pour les vols intérieurs. Ca permet de laisser le passeport chez soit.

Dans l'ensemble tout se passe très bien. Mis à part pour les trucs lourds comme acheter une voiture, la paperasse est réduite à son strict minimum (rarement plus d'une page) et il est souvent possible de tout faire en ligne. Les gens sont généralement gentils et serviables et le service est de qualité.
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samedi 2 juillet 2011

Petits conseils aux expatriés

Un nouveau libellé bien pratique, pour les nouveaux arrivés à Los Angeles, ou ceux qui se préparent entre deux cartons!
J'aide beaucoup de monde par mail ( donc je n'aime pas beaucoup qu'on m'accuse de tout faire pour empêcher les gens de venir, c'est totalement faux. Ce que je ne veux pas faire, c'est aider les gens qui ne savent pas du tout ce qu'ils font et vivent au pays des merveilles où les green card tombent du ciel et où on peut venir vivre où on veut dans le monde sans visa et sans parler la langue ), donc si vous avez des questions n'hésitez pas.

Notre expatriation s'est très bien déroulée dans l'ensemble, on n'a pas eu de soucis notable, ni de difficultés particulières, sachant que nous n'avions pas de contact sur place, hormis les collègues de bureau.

Mais on peut subir des coups de stress, une peur soudaine, même si on est à la base quelqu'un de confiant.
Car avoir un visa est le plus difficile, beaucoup de gens le savent, mais une fois sur place, c'est la galère au quotidien pour retrouver une routine et un certain confort.

Déjà, dites-vous que vous n'allez pas vous retrouver en Chine ou au Sri Lanka, des pays complètement différents d'un point de vue culturel, et avec un mode de vie parfois à l'opposé de l'Europe.
A Los Angeles, il y a peu de chances que vous vous sentiez vraiment perdus, à la fois parce que ça reste très européen, que vous retrouverez sensiblement la même nourriture, et la même politesse, la même culture.
Comme vous venez du Vieux Continent, vous serez, aussi respectés et l'objet de curiosité qu'un Américain en France. Mais il faut mériter ce respect, et ça consiste en quelque règles essentielles, qu'on apprend bien vite.

Tout d'abord, le Quick Chat deviendra votre quotidien. Vos voisins, vos collègues, votre caissière, votre prof de yoga ( sisi, vous vous y mettrez, c'est bon pour réviser les parties du corps en anglais ), ne vous diront pas seulement " Hello " ou ne vous feront pas un simple sourire. Ils vous diront tous " Hello, how are you yoday? ".
Ce à quoi vous répondrez, si vous êtes pressés: " Fine, thank you! " et auquel on vous répondra " Have a good one! ".
Si vous êtes moins pressés, n'hésitez pas, et demandez aussi comment va la personne, si sa journée est bientôt finie, qu'il fait bien chaud aujourd'hui, et utilisez le prénom tant que vous pouvez ( le badge, c'est américain ).
Même par SMS, même par mail, et surtout en face, les Américains aiment beaucoup dire votre prénom plusieurs fois ( mal, mais ils essayent quand même :p ).

Ensuite, le tip ( pourboire ). Vous DEVEZ tiper. Ne pas tiper, c'est cracher sur le serveur. C'est l'erreur la plus grave que vous pouvez faire, et la plus fréquente malheureusement. Le tip, c'est en moyenne 18%. Vous êtes sympa, de bonne humeur, la serveuse s'est adaptée à vos besoins ( tranquillité, ou au contraire, vous étiez seul et vouliez discuter un petit peu ), vous montez facilement à 20%.
Le serveur a été insupportable, vous a balancé l'addition et ne vous a jamais resservi d'eau ou de soda, vous laissez quand même un pourboire, car vous avez eu les plats que vous avez demandé et que le restaurant était propre. Je ne vois pas de cas où on ne devrait pas laisser du tout de pourboire... Le montant conseillé du tip est parfois signalé sur le ticket, et si vous êtes dans un bar, la serveuse écrira parfois son prénom et entourera d'un coeur le pourboire qu'elle aimerait bien avoir.
Pour ceux qui considèrent qu'il est malsain que quelqu'un soit sympa avec vous juste pour avoir de l'argent, j'aimerai bien savoir si vous travaillez gratuitement, et sans l'arrière pensée d'une promotion ou d'une augmentation. Le métier du serveur, c'est de vous apporter vos plats, mais aussi que vous passiez un moment agréable et que vous reveniez. C'est son métier, vous le payez pour ça. Il vaut mieux ça qu'un serveur désagréable qui sera payé alors qu'il ne le mérite pas. Le client est roi!

J'espère que cette partie sera utile à certains. On avait parlé de notre installation dans les tous premiers articles, mais ils ne sont pas très détaillés, car ce n'était pas le but du blog à l'époque, et personne ne va les lire, surtout :p
( Article du même genre sur Cali for us )


Sinon, on a dépassé les 100 000 pages vues, en un an et 2 mois. Le nombre de visiteurs uniques ne bouge pas, ce qui veut dire que vous êtes des habitués! Merci 

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