Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

vendredi 18 février 2011

ESL, english as a Second Language

Quand on vient de débarquer, le plus difficile, c'est évidemment la langue.

J'ai fait 7 ans d'anglais en tout, depuis la sixième, mais j'avais choisi allemand première langue, puisque je vivais dans l'Est de la France ( un frisson me parcours en y repensant ).

Donc au final, je n'avais jamais parlé à des Anglais ou Américains ou autre, avant de venir ici.
J'avais un niveau assez médiocre, je n'aimais pas vraiment l'anglais, c'était à la fois trop facile et illogique, je préférais largement l'allemand ( qui a disparu de mon cerveau depuis ).

J'ai donc vite remarqué un truc à nos débuts ici: ça saoulaient grave nos amis et nos voisins de devoir se concentrer pour me comprendre. Je suivais la conversation, mais je ne pouvais rien dire, car je voyais bien que je dérangeais plus qu'autre chose, à parler un yaourt que personne ne comprenait.
Comme ils sont très gentils, j'avais beaucoup de compliments: tu parles bien anglais pour quelqu'un qui n'a jamais pratiqué!

Oui mais voilà, quand je vois ma proprio, qui est aux US depuis 30 ou 40 ans, et qu'on n'arrive pas à comprendre ( elle parle hébreu et espagnol aussi, donc bon... ), je ne voulais pas finir avec un niveau aussi ridicule.

Déjà l'année dernière, on m'avait parlé des cours d'ESL ( anglais seconde langue, comprendre: anglais en plus de sa langue native ), mais je sais pas, on ne s'est pas bougé...

Donc cette année, voilà, je prends des vrais cours d'anglais destinés aux étrangers au lycée de Beverly Hills, et je m'éclate.
Honnêtement, en deux mois, mon niveau s'est amélioré vitesse grand V. J'ai appris comment prononcer des mots qui me faisais transpirer rien qu'à l'idée de les prononces et qu'on me demande de répéter... Ou provoquer un quiproquo ( leave et live ne se prononce PAS DU TOUT de la même façon. Comme bitch et beach. ).

Donc non seulement, mon niveau d'anglais décolle ( et je repense avec colère aux cours de merde qu'on nous proposent en France, en me disant qu'avec une méthode d'éducation comme celle que je suis, tous les petits Français seraient bilingues au bac.... ), mais surtout... je rencontre des gens du monde entier!

C'est peut être le meilleur dans l'histoire, même si, en bonne sectaire, je bavarde toujours avec ma copine Véronique qui est ici depuis 5 mois et qui en a marre que son fils la corrige quand elle parle en anglais.

Les plus doux et sympathique sont sans aucun doute les Coréens, et c'est cool, car ils sont en majorité. Ils ne font jamais de jugements, sont souriants et ouverts...
Ensuite les Iraniens, qui sont en grand nombre aussi. C'est très différent, ils sont plus fermés, moins joyeux. Ils sont très dissipés en cours ( franchement, on est des adultes, faut arrêter de bavarder et de sortir pour répondre a son téléphone... ).
On a deux Israéliennes... Et bien il vaut mieux être dans leurs bons jours. Elles sont très distantes et peu bavardes, mais quand un truc les choquent, elles n'hésitent pas à l'ouvrir.
Les Françaises, on est 5 ou 6. Ca se passe assez bien. On tient notre réputation, de gens assez timides, mais qui une fois les vannes ouvertes, deviennent vraiment des amis.
Il faut parfois rester zen, car nos professeurs apprennent le français, on est donc souvent chouchoutées par rapport aux autres.
Ma dernière honte: lorsque deux Iraniennes parlaient ensemble en Farsi, la prof leur a dit qu'elle ne voulait entendre que de l'anglais dans la salle.
Bon. Seulement 5 minutes plus tard, elle me demande de traduire un certain mot en français. Je me suis dit: ca y est, j'ai tous les Iraniens à dos...
On a aussi deux Italiennes, 4 Russes...
C'est intéressant, car on peut parler librement des stéréotypes de toutes ces nationalités, sans passer pour des racistes ( qu'est ce que ça passe mal en France de faire des généralités, même quand c'est justifié, même quand c'est de l'humour... Faut s'enlever le manche à balai d'un certain endroit. )

En bref, je suis fan, j'adore me servir de mon super nouvel accent, j'adore reprendre Ben quand il prononce mal un mot ( enfin, si je pouvais avoir le tiers de sa grammaire, je serai déjà contente ), j'adore battre le candidat de " Etes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans ( fifth grader ) ? " à la question orthographe ou grammaire...
J'adore imaginer mon futur CV et mes futurs entretiens sans stress qu'on me demande mon niveau en anglais ;)

Si vous êtes intéressés, viendez en grand nombre à Beverly Hills ( il y avait Johnny Depp le jour de la saint Valentin! Je l'ai loupé, mais c'est toujours un argument ), il y a des niveaux et des horaires différents, le prix est imbattable...

http://bhas.bhusd.org/

Il y a aussi plein d'autres cours divers et variés.



( peut être photos dimanche, on fait une grande réunion ! )
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2 commentaires:

  1. 100% d'accord avec le niveau anglais en France, et surtout la façon de l'apprendre.
    Les français sont vraiment 0 en langue étrangère (aller je suis gentil, 0,1).

    Sérieusement, je crois que l'on a une des pires méthodes qui soit.

    J'ai fait de l'anglais pendant 10 ans en cours, et bien j'ai plus appris les 2 premiers mois où j'ai bossé dans une boîte américaine.

    Lamentable.

    Faudrait que Mr le ministre de l'éducation nationale française sorte un peu...

    RépondreSupprimer
  2. Oups c'était la question que je t'avais posé ultérieurement, désolée :D
    Sinon je suis pareil que toi, l'anglais ne m'a jamais intéressé à l'école (en même temps quand un prof te dis que t'es dyslexique car tu sais pas bien prononcer et que ton accent anglais est- je cite- pourri avec cet accent marseillais, t'as plus envie. Mais cette langue est mal apprise en France :s

    RépondreSupprimer

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