Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

lundi 19 avril 2010

Let's go Lakers !

Pour mon premier article sur le blog, je vais parler des Lakers ou plutôt des Los Angeles Lakers comme il faut les appeler car je suis allé les voir jouer dimanche avec Cyril. Les Lakers ne sont pas nés à LA mais dans le Michigan et ont passé un bon petit bout de temps à Minneapolis avant d'arriver à LA en 1960. L'équipe tient son nom du fait qu'il y a pas mal de lacs près de Minneapolis et pas du tout parce que ce sont les LA-kers même si du coup, ça tombe vachement bien. Ici les équipes ne sont pas spécialement liés à une ville. Ce sont des entreprises qui achètent une franchise à la NBA exactement comme quand quelqu'un veut ouvrir un McDo.




Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson et Shaquille O’Neal ont fait une bonne partie de leur carrière chez les Lakers. La star du moment est le talentueux Kobe Bryant. Il vient de resigner pour trois ans malgré ses 31 ans et dimanche il jouait avec les pouces cassés et un genou mal en point. Il faut dire qu'ils ne rigolent pas en NBA : les équipes font en moyenne 3 matchs par semaine et font 82 matchs durant la saison régulière. Les 8 premiers de chaque conférence (les équipes sont divisées en deux : est et ouest) s'affrontent après pour les playoff qui se font par élimination directe mais chaque round dure 7 matchs, même la finale ! Une équipe qui arrive donc en finale NBA fera en tout 110 matchs pour une saison qui dure six mois. Si vous vous demandiez pourquoi Tony Parker a l'air un peu crevé quand il joue en équipe de France, vous comprenez pourquoi.



Ce dimanche, c'était donc le premier round des playoff et les Lakers jouaient contre Oklahoma City. Le stade des Lakers est le Staples Centers, un temple dédié au basket en plein downtown. Pour s'y rendre, ce n'est pas compliqué : il suffit de suivre les maillots jaunes, blancs et violets affublés généralement du numéro 24, celui de Kobe. Le Staples Centers se trouve à côté de centres de conférences (dont le fameux convention center où à lieu l'E3) et de salles de concert. A l'entrée, on est fouillé et je ne vois pas des masses de fans d'Oklahoma en faisant la queue.



A l'intérieur, c'est comme les stades français : les stands de bouffe et de t-shirs se succèdent tous avec des prix délirants. Seule grosse différence : ici on vend encore de la bière (et même de la téquila) dans l'enceinte du stade. On peut empêcher un américain de fumer mais on ne touchera jamais à ses nachos (des chips qui baignent dans de la crème et du guacamole) et à sa bud light. On se précipite à l'intérieur pour voir nos places et voir si on a une bonne vue. Même en étant tout en haut, on voit vraiment très bien car le stade est très bien conçu.









Je prends quelques photos pendant que le stade se remplit et devient tout jaune. Il faut dire qu'en plus des maillots que les gens ont amené, ils ont donné à tout le monde un chouette t-shirt Lakers. L'échauffement commence. Oklahoma arrive sous les huées du public tandis que les Lakers sont chaudement applaudis. On présente l'équipe, ils font quelques belles et on passe à l'hymne national. On se lève, on enlève son chapeau, on met la main sur le coeur et dans mon cas on prend des photos. Le terrain devient la bannière étoilée et je ne sais plus qui chante, chaudement applaudi après chaque strophe. Oui ici on ne siffle pas l'hymne.



Puis un grand rideau tombe qui fait office d'écran pour montre les 50 ans de légende des Lakers. Le rideau s'enlève et laisse place à un show des pom-pom girls alors que la foule est déjà en délire. Les filles reviennent régulièrement pour danser, généralement à chaque temps-mort/quart-temps/mi-temps et changent régulièrement de tenue. Mais le show est aussi dans le public avec des gens déguisés et des gamins qui dansent le tout filmé et retransmis sur les grands écrans du milieu. c'est le syndrome "Je passe à la télé" puissance 1000 avec en bonus des kiss cam mais l'ambiance est vraiment sympa et on rigole bien. Toutes ces coupures font qu'un match censé durer 48 minutes dure en fait 2H30.





Bon et le match alors ? C'est trè impressionnant. J'aime le basket car ça bouge très très vite grâce à une règle magique qui interdit à une équipe de garder la balle plus de 24s (ils doivent tirer avant). Même à ce niveau de la compétition, les joueurs se permettent des choses assez folles genre un joueur qui lance le ballon et un autre qui le rattrape en plein air et qui dunke avec (on appelle ca une claquette). Les joueurs font des sauts demesurés, réussissent des tirs incensés ou passent toute la défense sans qu'on comprenne comment, le tout sous les encouragements chaleureux du public qui beugle DE-FENSE quand Oklahoma attaque. Enfin ça c'était surtout le premier quart temps où les Lakers ont tout donné et ont collé près de 30 points en 12 minutes (les quart-temps durent 12 minutes en NBA et 10 en fédération internationale) avec un Kobe vraiment magique. Les deux quart-temps d'après ont été plus douloureux pour les Lakers qui ont eu du mal à maintenir l'écart face à Oklahoma et à son diabolique numéro 0, Russell Westbrook, qui a mis 23 points durant le match. Gag : Russell est un pur produit de LA vu qu'il est né à Long Beach et qu'il a fait ses études à l'UCLA.



Vers la fin Kobe est crevé et énervé. Il rate des lancers francs, engueule son équipe et fait des fautes. L'autre homme fort des Lakers, Pau Gasol (un espagnol), lui ne rate pas un lancer franc et collectionne les rebonds. Les lancers francs sont assez nombreux car l'arbritrage privilégie l'attaque. Du coup, même sans rien faire, les défenseurs font des fautes. C'est parfois assez abusé et les attaquants y vont franco. Au final les Lakers gagnent par 87 contre 79, victoire saluée par une pluie de confettis. Ils joueront le deuxième match ce mardi. Et même s'ils ne gagnent pas le titre, ce n'est pas la fin du monde. Ils l'ont eu l'année dernière. Perso je me suis régalé et je compte bien y retourner. Petit dernier détail qui me fait plaisir : même si le stade est truffé de pubs, il y a deux endroits essentiel où il n'y en a pas : sur le terrain lui-même et surtout sur les maillots des joueurs.

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5 commentaires:

  1. Booooom-shaka-laka !!!

    C'est pas plutôt un alley oop qu'une claquette?

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  2. Arrrrg!!!! Quand je pense que j'aurais du y etre, put*** de volcan islandais!!!

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  3. T'as complétement oublié de dire qu'il y avait Jack Nicholson et Tery Hatcher!

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  4. Qu'en est t-il des tarifs pour un match? Faut-il acheter les billets à l'avance ou il y a moyen d'en avoir des bons marché sur place?

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