Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

mardi 21 octobre 2014

Fury


David Ayer (scénariste de Training Day, scénariste/réalisateur de End Of Watch) voulait faire son Soldat Ryan et avec Fury c'est exactement ce qu'il a fait. Le scénario de Fury est littéralement le même que celui du Soldat Ryan : une bande de soldats US aguerris durant la seconde guerre mondiale doit avancer en territoire ennemi tout en devant se coltiner une bleusaille qui a plus l'habitude de gratter du papier que de manier un M1 Garand. Ils vont traverser un village rempli de soldats embusqués, affronter l'ennemi enopen field et finir par choisir de tenir une position tout en sachant que ceux d'en face sont bien plus nombreux. Forcément le tout est ponctué de trois tonnes de blabla où on apprend à connaitre chacun des protagonistes et où on découvre que ces machines à tuer sont avant tout - snif snif - des hommes. La grande différence avec le film de Spielberg est qu`à la place d'être des hommes à pieds, les soldats sont ici à bord d'un tank, le Fury.

Ceci étant dit, Ayer s'en sert plutôt bien notamment grâce à un casting de choix doublé d'une direction d'acteurs impeccable : Brad Pitt, Shia LaBeouf, Michael Peña et Jon Bernthal sont parfaits dans le rôle des quatre vétérans que la guerre a brisés. Ayer a aussi compris qu'un film de guerre devait avoir une réalisation dynamique tout en restant lisible. Les scènes de batailles sont donc particulièrement brutales et placent le spectateur au coeur de l'action à grands coups de balles tracantes et de têtes qui explosent. Le combat entre les Sherman américains et le Tiger Allemand rentre directement dans les annales des meilleures scènes de combat pour un film de guerre. Les effets spéciaux sont parfaits et comportent la juste dose de gore.

Au final, Fury ne révolutionne pas le genre et se contente d'améliorer une recette bien connue. Il tente de présenter les soldats US de manière plus sombre que d'habitude mais en fait quand même des héros. La volonté de ne pas en faire des caisses finit par être vaincue par un mélange de tradition hollywoodienne et de triomphalisme américain. C'est un bon film de guerre qui essaye de faire passer un message simple : un bon SS est un SS mort. Fury sort aujourd'hui en France.


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mardi 14 octobre 2014

Le musée maritime de San Diego, plutôt Master ou Commander?

Si vous vous souvenez de la visite du USS Midway, le porte avion militaire, ne manquez pas dans le même registre le musée maritime qui est situé juste à côté.
Cette fois ci vous visiterez des bateaux civils et militaires, originaux ou reconstitutions, et deux sous marins dont un soviétique. Donc si le terme musée vous fait peur, vous serez vite rassurés avec celui ci car ça ne consiste qu'à enfiler son chapeau de pirate pour éviter de se cogner la tête en descendant en cale!

On commence par le HMS Surprise (1970), construit d'après les plans du HMS Rose (1757), un navire de guerre britannique transportant 20 canons. 
Son nom n'est devenu complet que bien plus tard puisque le terme HMS signifie "Her (ou His) Majesty's ship". Alors comment un navire américain jusqu'au bout des mâts a pu obtenir ce titre honorifique de la Royal Navy?
Vous l'avez sans doute reconnu, le Surprise est la star du film Master and Commander. Acheté en 2001 par la Fox, il sera ensuite vendu au musée qui le restaure. Ce ne sera pas son seul rôle au cinéma puisqu'il apparaît sous le nom de HMS Providence dans Pirates des Caraïbes, la Fontaine de jouvence en 2010.







Le second "tall boat" du musée est cette fois ci un original, le Star of India (1863). Sa carrière consistait au transport de marchandise et passagers entre la Grande Bretagne, l'Inde et la Nouvelle Zélande. Le voyage pour la Nouvelle Zélande prenait 4 mois. Il a fait le tour du monde 21 fois, avant d'être racheté et servir au transport de produits de la Californie vers Hawaï et l'Australie (4 voyages).
Puis il fut utilisé pour le transport du saumon de l'Alaska à la Californie (22 voyages).
Ses services sont stoppés en 1923 et il n'est restauré qu'en 1962. C'est le second plus vieux bateau à encore prendre la mer (le musée sort ses bateaux régulièrement). Pratiquement tout ce qui se situe à bord est original.
Il a aussi été le centre d'épisodes de shows télé notamment sur les fantômes, mais surtout (aucun article sur ce blog n'est objectif), il fut renommé The Jackdaw pour 3 jours pendant la Comic Con en 2013  pour promouvoir le jeu Assassin's creed IV, Black flag.

...... HIIIIIIIIIIII





OK il est PEUT ETRE hanté.



Et puis il y a ce sous marin, le b-39, le plus gros sous marin non-nucléaire de la flotte soviétique. Sa carrière s'étend de 1967 à 1994. Son rôle principal est de suivre les navires américains dans le Pacifique Nord.
Il est ensuite vendu à la Finlande puis arrive à Seattle pour finir en 2002 au musée.





Autant dire qu'en béquilles, je suis restée dehors avec une glace.

On vous proposera d'autres toilettes originales pour la visite de la navette spatiale Endeavour






La partie la plus "musée"se trouve sur le bateau principal, le Berkeley (1898), un ferry de la baie de San Francisco, où on peut maintenant célébrer son mariage. Et ca fait rêver! Je me serai remariée 50 fois si je m'écoutais.
Bref, l'expo du moment était sur les tatouages des marins. Du coup maintenant, vous pourrez faire la remarque autour de vous quand vous voyez des gens qui en portent ("Tiens, t'as passé le détroit de Béring toi? sympa.").






Et le chouette Ferry (allez visiter les toilettes en haut...)




USS Dolphin, (1968-2007) le second sous marin.




Et la Skyline de Sna Diego.




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mercredi 17 septembre 2014

Sin City : J'ai Tué Pour Elle


Un joueur de poker très chanceux qui va jouer dans la cour des grands, une danseuse exotique qui veut venger la mort de l'amour de sa vie, un detective privé sous le charme d'une femme fatale, une brute épaisse qui prête ses services pour le plaisir de cogner... Ajoutez des flics pourris, des prostituées surarmées et vous obtenez le cocktail parfait pour un film noir post-moderne à la sauce Rodriguez/Miller. En théorie.

En pratique, Sin City : J'ai tué Pour Elle est un beau gachis. En 2005, le premier Sin City était une adaptation parfaite de la BD de Frank Miller grâce à une direction artistique irréprochable et une série de petites histoires simples portées par de bons acteurs et une bonne dose de second degré. Il aurait suffit d'appliquer la même recette pour le nouvel opus mais la machine s'est enrayée et le résultat est vraiment mauvais. C'est surtout un gros problème de script. Passons sur le fait que le film est à la fois une suite et une préquelle ce qui amène à se demander toutes les cinq minutes "mais il n'est pas mort ce type ?" vu que les mêmes personnages que dans le premier reviennent.

Le vrai soucis est que tout est très mal écrit. Là où le premier Sin City allait directement à l'essentiel, sa suite se pose beaucoup trop de questions et ajoute des détails inutiles. Là où le premier était un petit bijou d'humour noir, le second se prend beaucoup trop au sérieux. Les motivations des différents personnages ne sont pas claires et les acteurs ne sont pas très bons. Les histoires se finissent assez abruptement et il n'y a pas de petits moments magiques comme la scène de l'ascenseur. La DA semble faux alors qu'elle n'est pas si différente du premier probablement à cause de l'abus de couleurs criardes. L'ensemble ressemble presque à une parodie de Sin City. Même les seins à l'air d'Eva Green (rassurez-vous mesdames : il y a aussi du Josh Brolin) n'arrivent pas à sauver le film. Au moins j'aurais vu le teaser du prochain Tarentino, The Hateful Eight, qui est tourné en "Glorious 70mm".
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lundi 11 août 2014

Les Gardiens de la Galaxie / Guardians Of The Galaxy



1988. Alors que le très jeune Peter Quill vient d'assister au décès de sa mère d'un cancer, il est enlevé par des extra-terrestres. 26 ans plus tard, il est devenu un pirate de l'espace avec une petite réputation. Après avoir volé le truc qu'il ne fallait pas, il se retrouve en taule avec une assassine à la beauté froide (Gamora), un tas de muscle bas du front (Drax), un arbre-humanoide (Groot) et un raton-laveur cynique, super-intelligent et excellent tireur (Rocket). Ensemble ils vont devoir empécher que le fils de Thanos ne réduise la galaxie en cendres.

Guardians Of The Galaxy n'invente rien. C'est du Marvel pur jus à savoir des séquences d'action, du grand spectacle, des personnages atypiques qui passent leur temps à lancer des vannes et le tout qui se finit dans un déluge de destruction. Le scénario est épais comme un sandwich SNCF et contient autant de surprises qu'un burger de McDo de cornichons. On a parfois l'impression de revoir Avengers et la présence de Thanos est là pour nous dire qu'il y a des chances que dans quelques annés Peter Quill et ses potes rencontrent odieux connard dans une armure, marteau piqueur blondinet, géant vert, Lucy avec 10% de cerveau et archer sans intérêt.



Mais même si Guardians Of The Galaxy n'invente rien, il le fait très bien. Au niveau du script, le film est vraiment drôle et contient des blagues un peu plus osées que la moyenne combinées avec des références 80s bien débiles. Il ne s'attarde pas sur le passé de chacun et se la joue plutôt à la Star Wars à base de "Tiens moi je suis Han Solo et j'ai un vaisseau". Je parlais des personnages atypiques mais pour une fois ils le sont vraiment. Peter est un excellent semi-loser/dragueur, Groot a le même problème de communication que Timmy et Hodor, Drax est tellement premier degré que c'en est inquiétant et Rocket apporte une délicieuse touche d'absurde. Seule Gamora est finalement un peu en retrait.

Mais surtout ce qui change par rapport aux précédents Marvel, c'est bien entendu l'univers. On oublie les super-héros et les US et on dit bonjour au space opera à base de villes futuristes, de vaisseaux de guerre et de plans superbes sur des nébuleuses. On troque les super-pouvoirs contre des bons gros flingues et des combats de vaisseaux spatiaux. Mine de rien cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu cela, les dernières oeuvres SF ayant eu plutôt tendance à nous proposer du post-apo. L'ensemble est plutôt bien filmé malgré quelques ralentis totalement inutiles et les effets spéciaux sont impeccables. Pour la BO, Guardians essaye aussi un peu de se démarquer de la moyenne. Certes il y a de la musique composée pour l'occasion qui est totalement oubliable mais il y a surtout une série de morceaux 60s et 70s qui ajoute un petit cachet attachant et décalé à l'ensemble.

En bref on passe un très bon moment. La suite est déjà en production et on espère que le réalisateur/scénariste James Gunn va transformer l'essai. Sortie mercredi en France




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mercredi 30 juillet 2014

An idiot abroad, comment voyager comme un idiot?

Je suis frustrée niveau voyages, trop à voir et trop à faire. Surtout avec ma jambe cassée, je ne peux même pas visiter mes nouvelles découvertes sur Los Angeles.
Donc je regarde (encore plus) des documentaires, de voyages et d'histoires (et un peu de meurtres aussi, parce que faut pas pousser).
Je suis très fan de l'Europe, là encore par frustration. Ce n'est qu'une fois qu'on en part qu'on se rend compte qu'on en a rien vu. Et puis évidemment les Etats Unis qui restent toujours mon chouchou.
Je ne suis pas attirée du tout par l'Amérique du Sud ou par l'Asie ou l'Afrique, peut être un jour.
C'est sûr, la prochaine fois qu'on revient au pays ( ca devrait être l'année prochaine en septembre!), on ne va pas rester à rien faire comme on a fait les précédentes années, à attendre patiemment que quelqu'un daigne nous proposer de faire un truc. Surtout quand on voit le prix des billets d'avion et des hôtels en Europe, c'est impossible de refuser! Je crève d'envie d'un road trip en Italie ( merci à ceux qui se reconnaîtront de me faire mourir de jalousie sur Facebook...), ou d'un week end en Belgique ou en Espagne.

Quand on a deux caractères super forts comme les nôtres, les voyages peuvent vite tourner au vinaigre (surtout parce qu'on se marche dessus alors que d'habitude on ne se voit que quelques heures le soir, mais aussi parce qu'il peut y avoir des accroc et énormément de stress). Du coup non, ca ne se passe pas toujours comme on l'imagine mais on est bien rodés maintenant!
Du coup les documentaires m'énervent aussi rapidement. Oui c'est joli et tout, ça fait envie, mais c'est comme regarder un film, c'est juste pour divertir, c'est pas comme ça en vrai.

Du coup je suis ravie d'avoir découvert ma nouvelle série de documentaires favorite: an idiot abroad.

Le principe est un peu tordu, l'Anglais Ricky Gervais décide d'envoyer un de ses potes à travers le monde. Seulement il choisit le plus renfermé sur lui-même, le plus intolérant, impatient, pantouflard, chiant, râleur de ses amis. Evidemment, ça me rappelle quelqu'un. Aussitôt je me trouve plein de points communs avec le pauvre Karl Pilkington (ceux que je viens de citer, mais aussi d'autres).


Ricky se fait un plaisir à toujours en rajouter une couche et punir Karl d'une façon ou d'une autre (généralement c'est en lui réservant une chambre d'hôtel super moisie).
Ainsi au lieu d'avoir les images d'un décor magique sur fond d'une musique qui ferait pleurer un Navy SEAL, on a Karl qui essaye de survivre avec la chiasse dans un bus pendant 8 heures entouré de gens qui crachent.
Karl découvre aussi la culture locale et les traditions, mais c'est un gars bien donc même quand il commet des impairs (servir des chips et une pomme à un roi africain, refuser l'hospitalité au Brésil et ailleurs...) sa mauvaise humeur et son côté clown rend tout le monde autour de lui aussi hilare que le téléspectateur. Il découvre aussi la nourriture exotique, même si il ne se sépare jamais de ses paquets de chips.


Toutefois, comme on s'approche vraiment de la télé réalité plus que du documentaire, ses réactions sont toujours sincères, qu'il aime ou non ce qu'il voit.
Ainsi il a des coups de coeur pour toutes les tribus qu'il croise, en Afrique ou en Amérique du Sud. Absolument pas religieux ni spirituel, il est rapidement fasciné par tous les hommes de foi qu'il rencontre, que ce soit les babas en Inde, ou les moines bouddhistes au Japon.
Il adore le Mexique, car il trouve que tout le monde y fait ce qu'il veut (principalement manger et s'asseoir sur des bancs au soleil) et déteste les Américains car ils sont beaucoup trop ouverts et heureux et positifs.



Alors le plus drôle, c'est bien sûr ses expressions britanniques, ses réactions d'effroi, son obsession pour les toilettes (non, je ne me reconnais pas du tout), ses remarques désopilantes ( "le Taj Mahal est un diamant sur un tas de merde"), sa copine qui l'appelle en plein moment d'émotion pour lui demander comment marche le lecteur de DVD ou se plaindre du chauffe-eau, sa relation étroite avec la diarrhée (quelqu'un devrait lui dire qu'il y a des traitements), ses engueulades avec Ricky...





Au final, on se retrouve avec quelque chose d'un peu plus réaliste qu'un documentaire bien propret où tout se passe pour le mieux. Et puis surtout vous êtes garanti d'avoir au moins un fou rire par épisode! C'est un peu mon nouveau héros.

                           




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Sur les routes entre Santa Fe et Albuquerque: Bandelier et ses villages amérindiens

Bandelier Monument, du nom de l'explorateur suisse qui a étudié la zone avec passion dans les années 1880, est un parc naturel du Nouveau Mexique à 15 kilomètres de Los Alamos. Les "pueblos people" (on ne les appelle plus Anasazi car c'est apparemment offensant...) se sont installés dans le parc en 1150 ap. JC et se sont ensuite rapprochés du Rio Grande vers 1550 avant l'arrivée des colons espagnols au 18ème.
Le parc est ouvert au public et protégé à partir de 1916. Il sera fermé pendant la seconde guerre mondiale lorsqu'il abritera du personnel travaillant sur le projet Manhattan.

Ainsi l'attrait majoritaire de Bandelier sont les villages des natifs américains, dont l'ancienneté s'étale sur 5 siècles, abandonnant des structures pour de nouvelles au fil du temps, et adoptant de nouveaux styles de vie sociale. Vous y verrez un village en cercle ( Tyuonyi ), des maisons a flanc de montagne (Talus house ) et des caves creusées à même la pierre volcanique ( Long House ). Ces habitants maîtrisaient parfaitement la construction de maisons à plusieurs étages et pratiquez les échanges commerciaux avec d'autres peuples du Mexique d'aujourd'hui.

Les flash flood sont très fréquentes, et évidemment le temps est menaçant comme à Santa Fe. Le site n'est pas aussi bien préservé que Mesa Verde.


La roche est naturellement poreuse


Un kiva. Il y en a plusieurs sur le site, et les pueblos people s'en servent toujours aujourd'hui. C'est un peu le forum du village, là où on conserve les graines, où on raconte les histoires et passe la journée. il est sous terrain dans les anciens villages, et recouverts d'un toit. On y entre par une échelle (l'ouverture au fond)

La Talus house, qui a été reconstruite

Les petites chambres du village de Tyuonyi. Le village en forme de cercle faisait entre 1 et 3 étages avec les kivas au centre. Les chambres ne servaient qu'à dormir, la vie se déroulait dans le kiva.







l'intérieur d'une des caves

vue sur Tyuonyi




Sur 3 étages


Probablement la Valérie Damido de l'époque





Les villages au centre, les Jemez Mountains

On continue notre voyage vers Albuquerque

Valle Grande, la seule vallée accessible par route dans les Valles Caldera. Le Redondo Peak au fond. Pour les Géologues, c'est un dôme résurgent.

Le Baca ranch number 1. Pas sur la photo mais il est situé près d'un dôme de Rhyolite (On n'a pas le droit de s'arrêter sur la route)




On croise certains fameux pueblos où vivent les descendants des anciens pueblos people. Il faut être honnête, ce sont des taudis.

Les paysages changent toutes les 10 minutes, on passe de la forêt de pins au désert, du canyon à la petite rivière...
Au final, tout le Sud~Ouest des Etats Unis se ressemble et on dirait un mélange de Californie et d'Utah.
Le tout semble sortir des crayons de Chuck Jones ( Il y a des galeries à San Diego et Santa Fe si vous voulez voir et acheter des originaux de vos cartoons favoris ).



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