Jerry : No, I'll be back.
Kramer : Jerry, it's L.A., nobody leaves. She's a seductress, she's a siren, she's a virgin, she's a whore.
Seinfield, "The Finale"

dimanche 22 février 2015

Birdman


Dans Birdman, Michael Keaton joue le rôle d'un acteur qui est devenu une superstar hollywoodienne en interprétant un super-héros mi-homme mi-animal volant dans les 90s (wink wink nudge nudge). De nos jours, il tente de monter une pièce à Broadway. Il doit affronter un premier rôle narcissique et alcoolique (Edward Norton), un producteur et ami inquiet (Zach Galifianakis), sa fille désabusée (Emma Stone), des critiques impitoyables mais surtout ses propres démons.

Dit comme cela, Birdman semble plutôt déprimant. Quand on sait que c'est Alejandro González Iñárritu (Babel, 21 Grammes...) à l'écriture et derrière la caméra, on s'attend effectivement à un truc ultra dépressif. Pourtant Birdman est une comédie certes parfois un peu noire mais qui vous fera rire aux éclats. Elle part dans tous les sens et aborde des tonnes de sujets différents mais arrive toujours à retomber sur ses pieds et à garder le spectacle sur des rails principalement grâce au montage.

En effet, grâce à quelques astuces et des longs plan-séquence, on a l'impression que le film ne coupe jamais. Ca donne un dynamisme incroyable à l'ensemble et renforce l'aspect roller-coaster émotionnel qui enchaine les passages touchants avec les moments burlesques. L'ensemble est porté par une bande très originale majoritairement composée de solos de batterie d'Antonio Sánchez mais aussi par un jeu d'acteur fabuleux qui va valoir un Oscar à Michael Keaton.

Birdman sortira le 25 février en France et je vous conjure d'aller le voir.

[MAJ] : le film n'a pas remporté l'Oscar du meilleur acteur mais il a raflé tous les autres prix majeurs :
-Meilleur film
-Meilleur réalisateur
-Meilleure photographie
-Meilleur scénario original
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dimanche 15 février 2015

5 ans (et plein de photos) !

On n'a pas écrit beaucoup ces derniers temps sur le blog mais on n'a pas beaucoup bougé. On prépare un voyage à Seattle en Avril donc on fera surement plein de photos sous la pluie. En attendant on mène notre petite vie californienne. Laetitia a repris les entraînements de roller derby, j'ai beaucoup de boulot et il fait toujours un temps de rêve. On rencontre parfois certains d'entre vous et on espère que vous passez un beau séjour dans notre belle ville.

Le 23 janvier on a fêté nos 5 ans à Los Angeles et il devient de plus en plus clair qu'on souhaite rester encore un bon bout de temps ici. Le problème est que cela ne dépend pas de nous. Contrairement aux idées reçues, rester 5 ans au plus ne permet pas d'obtenir automatiquement une carte verte voir d'en demander une. La procédure est la même pour tout le monde pour obtenir ce sésame. Il faut :
-soit disposer de talents recherchés (genre être docteur dans un domaine de pointe)
-soit se marier avec un(e) américain(e)
-soit gagner à loterie
-soit se faire sponsoriser par son entreprise

Comme nous ne sommes pas docteurs et que nous sommes déjà mariés, il reste les deux dernières solutions. Pour la loterie les chances sont faibles et pour le sponsor par l'entreprise, c'est plus ou moins en court mais les chances de succès ne sont pas énormes et cela prend un temps fou. Et le temps commence à manquer. Il nous reste moins de deux ans de visa. C'est cela la véritable épée de Damoclès et pas le Big One. On vit au jour le jour sans pouvoir faire le moindre plan à long terme. Immobilier, gamins, carrière... Tout cela est bien vague quand on dépend d'un petit bout de papier. Accessoirement, Laetitia ne peut toujours pas travailler. Ce devrait bientôt être possible grâce au futur décret présidentiel (Merci Obama !) mais il va se passer encore de longs mois avant qu'il ne soit appliqué.

La solution de facilité serait évidemment de rentrer en France. Il y a du boulot dans mon secteur, on retrouverait nos amis et familles et on reprendrait globalement notre vie là où elle s'est arrêtée il y a 5 ans. Mais à chaque fois qu'on y pense, on se rend compte que c'est plus un dernier recourt qu'autre chose car le retour à la réalité sera sacrément brutal. Il y aurait tellement de trucs qui nous manqueraient :
-nos amis ici
-notre lapine (on ne pourra probablement pas l'emmener)
-les Derby Dolls
-les américains, toujours chaleureux, accueillants et prêts à faire la fête
-la bouffe bio/végétarienne/gluten free pas chère
-les films toujours en VO sur des écrans géants
-les salles d'art et d'essai
-le climat
-les Los Angeles Kings
-notre quartier tranquille avec ses palmiers, ses jolies maisons et ses jardins fleuris
-la plage
-Trader Joe's
-Zankou Chicken
-Venice
-les boutiques de comics
-le LACMA et le Getty
-Halloween
-les restos mexicains et coréens
-la culture tatouages
-les cours de yoga
-les diner ouverts 24/7
-le "je m'en foutisme" global qui fait que vous pouvez porter n'importe quoi n'importe où et que tout le monde s'en fout
...
Imaginez. C'est comme si vous mélangiez Paris, Nantes, Bordeaux et Nice. Et que vous puissiez aller voir des films dans un cinéma qui approche des 90 ans et qui comporte un écran IMAX de 30m. A quelques kilomètres de l'endroit où le film a été tourné/produit.

Bref cette année sera probablement déterminante. L'avenir est plus qu'incertain mais cela ne va pas nous empêcher d'aller siroter des mojitos à la plage avant de s'échouer dans le sable. Merci de continuez de nous lire ! Voici plein de photos prises récemment. Aucune n'a été retouchée. Elles sortent toutes directement de mon iPhone 5c avec parfois le mode HDR activé.





































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lundi 8 décembre 2014

Stahl house, case study #22

Bienvenue à la Stahl house, l'une des maisons les plus iconiques de Los Angeles.
Construite en 1959 par Pierre Koenig, l'architecte américain spécialisé dans les maisons en acier, pour Buck Stahl, la Stahl house a été rendue célèbre par le photographe d'architecture Julius Shulman.
La maison, propriété privée, est construite à flanc de montagne, au dessus du Château Marmont, et tout prés de la Ennis House (1923) de Frank Lloyd Wright, qui a inspiré les décors pour Blade Runner.






La maison change de tête rapidement au coucher du soleil.
Si vous avez des enfants, vous devez vous demander comment les Stahl ont pu élever leurs deux enfants dans une maison aussi dangereuse. La partie donnant sur la colline est clôturée pour récupérer les bambins au cas où et ils portaient en permanence des gilets de sauvetage. Egalement, la maison est arrangeante. Vu qu'il n'y a quasiment pas de murs, il est facile de jeter un oeil sur la piscine.

Et pour les amateurs, c'est bien l'une des maisons que l'on peut acheter dans GTA V.










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dimanche 30 novembre 2014

Voyage en Italie... et dans l'espace. La Getty Villa, et l'expo Pompei au California Science Center.

Après 5 ans ici (oui, moi aussi ça me fait drôle), j'ai appris à faire avec les critiques: Los Angeles c'est moche, il n'y a rien à y faire, blabla. Après tout je m'en fiche un peu si vous passez à côté et que certains parlent sans jamais y avoir mis les pieds. Mais qu'on dise qu'il n'y a pas de culture à LA, c'est vraiment passer pour un abruti, parce que LA abrite des musées fascinants et des pièces qu'effectivement on aurait peut être pas imaginé trouver aussi loin de leur pays d'origine. Mais qui dit Los Angeles dit argent et la ville regorge de collectionneurs d'art et de mécènes à l'imagination débordante et sans limite. Ce qui donne des endroits magiques conne la Huntington Library ou le Getty center (mes articles ne font pas du tout honneur à ces endroits).

Bref aujourd'hui je fais un thème spécial sur l'Italie et la Grèce antiques. On commence avec l'expo sur Pompei au California Science Center (USC).










Qui dit Rome Antique dit bordel.







Et puis finalement les moules des corps ensevelis sous les cendres.






USC

C'est aussi l'occasion de voir la navette spatiale Endeavour. Vous pourrez tout apprendre sur sa construction, ses missions et son retour au berceau lorsqu'elle a survolé LA accrochée sur le dos d'un Boeing pour un dernier tour avant de rouler à travers la ville jusqu'à sa destination final au Science Center.

Les toilettes de l'espace

Ground control





Le stade olympique du campus de USC


Et puis pour continuer dans le thème, un tour à la Getty Villa ( qui n'est pas le Getty center!) qui abrite la collection d'art Romain, Grec et Etrusque du milliardaire Paul Getty. Le reste de sa collection est effectivement visible au Getty center.
La Getty Villa est la reconstitution de la villa des Papyrus à Herculanum, détruite pas l'éruption du Vésuve en 79 comme Pompei et qui était la résidence secondaire du beau père de Jules César. Malheureusement à cause de la sécheresse terrible qu'on subit, toutes les fontaines et bassins sont vides, sauf ceux abritant des plantes.
Ca reste toutefois l'un des plus beaux musées que vous verrez de toute votre vie. Attention, on ne peut y accéder que sur réservation, et on vous conseille d'y déjeuner! Toute comme pour le Getty center, l'accès est gratuit mais le parking payant (entre 10 et 15 dollars).












Mosaïque du Sud de la France


Soldat gisant. Une très petits statue avec la main droite qui devait peut être porter une épée

Le musée est divisé par thèmes: Les enfants et la famille, la guerre, la mort, l'art, les animaux...




Romaine et son esclave

les Romains copiaient également les Egyptiens et embaumaient leur morts. Un portrait du défunt  ornait le sarcophage de la momie.
On peut y voir une vraie momie romaine et la radio des ossements à l'intérieur.


On peut se balader des heures dans les jardins comme dans la Rome antique, sauf qu'on surplombe le Pacifique au lieu de la Méditerranée.

Photos de Benjamin et son papa.
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